C’est un reset total. Je crois que j’aime autant le vol pour la liberté qu’il offre que pour le silence intérieur qu’il impose. Et paradoxalement, ce sont ces moments d’arrêt qui me permettent de revenir plus lucide, plus clair, plus stratège. Y a-t-il des parallèles que tu fais entre le vol et ton rôle de dirigeant ? Évidemment. Un vol, c’est une suite de micro ajustements. Tu ne forces pas, tu accompagnes. Le surpilotage te met au sol (et autant que ça arrive en entrepreneuriat si on doit choisir), la nonchalance aussi. Tout repose sur la lecture fine du contexte, sur la capacité à sentir avant d’agir.
C’est pareil dans la direction d’une entreprise : tu apprends à gérer sans surcontrôler, à anticiper sans paniquer. Et surtout, à comprendre que l’expérience ne s’enseigne pas, elle se forge. Tu fais, tu te rates, tu ajustes. Jusqu’à ce que le bon réflexe devienne instinctif. C’est ça, la vraie maîtrise — dans le ciel comme en entreprise. Je ne compte pas les erreurs faites dans les 2 domaines… Ni celles que je ferais pas la suite, l’important étant d’apprendre et de comprendre la source de ces erreurs pour agir dessus. Dans ton quotidien chargé, comment trouves-tu ton équilibre entre vie pro, engagement associatif et plaisir personnel ?
Tu veux une réponse honnête ? Je ne l’ai pas vraiment trouvé. Je vis à fond, je vis mal les journées sans challenge, mais j’apprends à mieux m’entourer pour ne pas subir le modèle que je m’impose. Je m’appuie sur ceux qui savent faire ce que je ne sais pas faire. C’est ma version de l’équilibre : savoir déléguer, responsabiliser, et faire confiance. Et surtout, garder du temps pour respirer — pas pour se reposer, mais pour penser autrement.
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ISSUE 03
MDB MAG
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