Le tabou : facturer ses propres structures C’est une pratique qu’on devrait enseigner plus souvent. Parce qu’elle est parfaitement légale, pertinente, et surtout stratégique. Le principe : Tu as une structure d’opération (SCCV, SAS projet) qui achète et revend, et une autre structure (souvent une SAS de gestion ou de pilotage) qui facture à la première ses honoraires : sourcing, maîtrise d’ouvrage, gestion des intervenants, administratif, ou même communication. Mais attention, ces prestations doivent être : réelles et justifiées, facturées à prix de marché, et il faut anticiper la TVA dès le départ.
Parce que dans 90 % des cas, la société d’achat- revente est assujettie à la TVA mais non soumise (TVA sur marge). Donc si ta structure de gestion facture 10 000 € + TVA, la TVA (20 %) n’est pas récupérable. Autrement dit, tu viens de “détruire” 2 000 € de trésorerie dans le vide. C’est pour ça qu’il faut intégrer cette ligne dans le plan de financement dès le départ. A la FMDB Financement, on l'accueille systématiquement avec plaisir : parce qu’une facturation interne bien pensée, ce n’est pas une astuce fiscale, c’est une preuve de maîtrise de son modèle et qu'il y a assez de marge pour le faire. Et quand je vois ce type de facturation dans un dossier de financement, ça me rassure. Ça veut dire que le marchand sait valoriser son travail chemin faisant, pas seulement à la revente. S’auto-salarier : quand, comment, pourquoi. Tu peux aussi te verser un salaire directement depuis ta société opérationnelle. C’est déductible fiscalement, mais soumis à charges sociales. Faisons simple au risque d'être simpliste. En SAS, tu es assimilé salarié : charges plus lourdes, mais bonne protection. En SARL, tu es TNS : charges plus légères, mais protection plus faible.
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ISSUE 03
MDB MAG
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