Vision 2025 12 24

"$56"-*5 4r/&84 LES CONSERVATEURS CHERCHENT À TOURNER LA PAGE APRÈS LA «TERRIBLE DÉCEPTION» DE 2025 SARAH RITCHIE La Presse Canadienne

«S’il y parvient, ce sera parce qu’il se concentre sans relâche sur les questions qui comptent réellement dans la vie quotidienne de nombreuses personnes», a-t-il affirmé. Il a ajouté que les élections avaient mis en évidence une fracture générationnelle au sein de l’électorat, et que M. Poilievre devait «redoubler d’efforts» sur les points qui lui ont été favorables. «Il existe actuellement un fossé entre les électeurs qui ne fait que s’aggraver; opposant ceux pour qui ce pays fonctionne et ceux pour qui ce n’est pas le cas», a EÊDMBSÊ.8PPEàOEFO Mme Harrison a convenu que les conser- vateurs devraient rester concentrés sur les questions qui leur ont valu le soutien d’envi- ron 41 % des électeurs, soit la criminalité, l’immigration et le logement. «Si nous nous disputons sur la rapidité ou la lenteur avec laquelle le gouvernement BHJU DFMBOFTUQBTFGàDBDF/PVTEFWPOT attirer l’attention sur ce que les libéraux ne font pas», a-t-elle soutenu. M. Brodie a ajouté que les conservateurs devaient également mettre davantage en avant les talents au sein de leur parti, au- delà de leur chef. M. Poilievre lui-même a convenu qu’il s’agissait d’une bonne stratégie. «Je pense que si vous regardez cette session parlementaire, notre équipe s’est montrée sous son meilleur jour», a-t-il déclaré vendredi dernier. j/PTEÊQVUÊTDPOTFSWBUFVSTPOUNFOÊ

la charge sur les questions d’accessibi- lité financière, de sécurité et d’unification de notre pays. C’est une évolution très encourageante.» Au cours des prochaines semaines au moins, le parti devrait continuer à mettre M. Poilievre au premier plan, alors qu’il se prépare à un examen obligatoire de son leadership lors du congrès du parti à Calgary à la fin du mois de janvier. M. Poilievre a fait appel à Hamish Mar- shall, ancien membre du personnel de Stephen Harper et directeur de campagne d’Andrew Scheer, pour mener les efforts visant à renforcer le soutien des délégués participant au congrès. Il est attendu qu’il obtienne la majorité des votes. Après la «terrible déception» de 2025, a expliqué M. Brodie, le véritable test pour l’avenir de M. Poilievre sera la rapidité avec laquelle les prochaines élections auront lieu. Si les libéraux décident de retourner aux urnes en 2026, ce sera une bonne nouvelle pour le chef conservateur, a-t-il avancé. Mais si M. Carney parvient à maintenir le Parlement en place pendant quelques années, en recrutant davantage de députés conservateurs pour obtenir la majorité, ou en faisant fonctionner la minorité à son avantage, le défi de M. Poilievre deviendra plus difficile, a prévenu M. Brodie. «Le temps passe très vite au gouver- nement. Le temps passe très lentement dans l’opposition. Chaque jour semble une éternité dans l’opposition», a-t-il déclaré.

Il y a un an, Pierre Poilievre semblait sur le point de réaliser deux choses qu’il souhaitait depuis longtemps: la fin de la carrière politique de Justin Trudeau et un gouvernement conservateur majoritaire qu’il dirigerait. Les sondages nationaux donnaient aux conservateurs une avance d’environ 25 points sur les libéraux, pénalisés par l’impopularité de leur chef. À la Chambre des communes, les conser- vateurs ont souvent provoqué M. Trudeau pour qu’il démissionne, bloquant le Parle- ment avec des manœuvres procédurales et menaçant de renverser son gouvernement minoritaire. Le plan pour les quatre prochaines années était pratiquement tracé. Les conser- vateurs appelaient ouvertement M. Poilievre le «prochain premier ministre». Ian Brodie, politologue à l’Université de Calgary et ancien chef de cabinet du premier ministre Stephen Harper, a déclaré qu’il y avait «probablement un peu d’arrogance qui s’immisçait dans le style politique du parti» à l’époque. «Il y a un an, nous pensions que nous allions remporter les élections», a déclaré #FO8PPEàOEFO RVJÊUBJUEJSFDUFVSEFTDPN - munications du chef conservateur jusqu’aux élections d’avril. Au lieu de cela, tout a basculé, sans SFUPVS QPTTJCMF  TFMPO . 8PPEàOEFO  lorsque Donald Trump est revenu à la Maison-Blanche en janvier. M. Trudeau a annoncé son intention de démissionner le même mois. «On dirait que tout cela est arrivé il y a une éternité», a remarqué Kate Harrison, stratège conservatrice et vice-présidente de Summa Strategies à Ottawa. Le Parti libéral a trouvé un nouveau chef en mars. Le premier ministre Mark Carney a rapidement convoqué des élections, mais pas avant d’avoir supprimé le deuxième argu- ment le plus populaire des conservateurs en mettant fin à la taxe du carbone pour les consommateurs. M. Poilievre affirmait alors que M. Carney n’allait jamais vraiment «supprimer la taxe» et a élargi sa propre promesse de mettre fin à la tarification du carbone industriel. Mais la guerre commerciale de M. Trump et ses menaces d’annexer le Canada ont capté toute l’attention des électeurs, trans- formant l’élection en une course à deux axée presque entièrement sur la question de savoir qui était le mieux placé pour faire face au président américain. «Chaque jour, tout changeait d’un coup à cause d’une déclaration ou d’un tweet de TBQBSUv BSBDPOUÊ.8PPEàOEFO Les élections du 28 avril ont réservé deux surprises: une victoire libérale au niveau national et une défaire de M. Poilievre dans sa propre circonscription de Carleton. Expliquer la défaite Avec le recul, il y a beaucoup à dire. «On a l’impression de s’être fait déjouer, car, dans un certain sens, c’est ce qui est arrivé», a déclaré M. Brodie. Mme Harrison a affirmé que M. Poi- lievre et les conservateurs avaient commis

VOFFSSFVSFOBUUBRVBOUMF/PVWFBV1BSUJ EÊNPDSBUJRVF /1% ÆMBVUPNOF QSJWBOU les conservateurs d’une division du vote de gauche en affaiblissant le parti. &MMFBÊHBMFNFOUJOEJRVÊRVFMBQMVQBSU des événements qui se sont produits pen- dant la campagne échappaient au contrôle des conservateurs. «Mark Carney a pris beaucoup de bonnes décisions au bon moment», a-t-elle remarqué. . 8PPEàOEFO  RVJ FTU BVKPVSEIVJ conseiller principal chez Meredith Boessen- kool & Phillips, a affirmé que les conserva- teurs avaient bel et bien tenté de changer de cap en réponse à M. Trump, malgré ce qu’en disaient certains pendant et après la campagne. M. Poilievre a fait son retour à la Chambre des communes en août, remportant une élection partielle en Alberta et reprenant la tête du parti avec son style caractéristique. Pendant un certain temps, le parti a semblé retrouver un peu de son arrogance, du moins jusqu’aux désertions. Au cours des six dernières semaines, deux députés conservateurs ont quitté le caucus pour rejoindre les bancs du gouver- nement, tandis qu’un troisième a annoncé son intention de se retirer de la vie politique. $ISJTE&OUSFNPOUFU.JDIBFM.BPOU tous deux laissé entendre que le style de leadership de M. Poilievre était au moins en partie responsable de leur départ du caucus. Le style Poilievre .8PPEàOEFOFTUJNFRVF.1PJMJFWSF a tiré d’importantes leçons ces derniers temps. Il sait qu’il doit «parler à tout le monde» et se présenter aux entrevues des grands médias, «même si l’environnement est hostile, comme c’est le cas avec la CBC/ Radio-Canada», a-t-il déclaré. M. Poilievre a accordé une entrevue de fin d’année à La Presse Canadienne cette année, une première depuis qu’il est devenu chef en 2022. Ce qu’il ne fera pas, c’est changer qui il est. Pierre Poilievre est un personnage clivant. Ses résultats personnels dans les sondages sont aujourd’hui bien inférieurs à ceux du parti qu’il dirige, un peu comme ceux de Justin Trudeau il y a un an. «Il n’est pas universellement aimé, mais les personnes qui soutiennent M. Poilievre le soutiennent vraiment», a déclaré Mme Harrison. .8PPEàOEFOFTUJNFRVF.1PJMJFWSF «a encore de bonnes chances» de devenir premier ministre. Le chef conservateur Pierre Poilievre s’adresse aux médias avant une rencontre avec le premier ministre Mark Carney dans l’Édifice de l’Ouest de la colline du Parlement, à Ottawa, le 22 octobre 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Spencer Colby

LE PÈRE NOËL RÉPONDRA AUX MILLIERS DE LETTRES DES ENFANTS CETTE ANNÉE

Selon Postes Canada, plus d’un million de lettres sont envoyées au père Noël chaque année. Photo prise à Ottawa le vendredi 13 décembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/ Patrick Doyle

AARON SOUSA La Presse Canadienne

recevront une réponse. Selon Phil Legault, qui est porte-parole pour Postes Canada, plus d’un million de MFUUSFTTPOUFOWPZÊFTBVQÍSF/PÌMDIBRVF année. «C’est une période très chargée pour nos lutins postiers», a souligné M. Legault dans un courriel lundi. j/PTFNQMPZÊTBEPSFOUWPJSMFTMFUUSFT BESFTTÊFTBVQÍSF/PÌMQBTTFSEBOTOPUSF système.» Postes Canada et le syndicat représen- tant ses employés ont conclu une entente de principe en novembre, après deux ans de négociations.

Les centaines de milliers d’enfants qui ont écrit au père Noël pour lui faire part de leurs souhaits recevront une réponse cette année. L’an dernier, une grève chez Postes $BOBEBBWBJUGBJUFOTPSUFRVFMFQÍSF/PÌM n’avait pas pu répondre aux enfants qui lui avaient écrit, même s’il avait lu toutes leurs lettres. Cette année, tous les enfants qui ont envoyé leur lettre portant le code postal em- blématique H0H 0H0 avant le 8 décembre

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