Cetim infos n° 280 - Janvier-Février 2026

Décryptage

Dry on Dry : simplifier le poudrage sans multiplier les cuissons

C omment évaluer pré- cisément l’empreinte carbone d’un engin de manutention et de levage quand les exigences régle- mentaires se multiplient et que les méthodes se super- posent ? La note de veille « Outils d’évaluation du bilan GES et émergence des normes associées » éclaire les industriels sur les bonnes pratiques à adopter pour mieux évaluer et réduire l’empreinte carbone de leurs engins, tout en répondant aux obligations réglemen- taires en vigueur ou à venir. La présentation des métho- dologies existantes distingue la Product Carbon Footprint et l’analyse de cycle de vie, deux approches complémen- taires centrées sur l’évalua- tion de l’empreinte carbone des produits. Cette mise en L e procédé Dry on Dry consiste à déposer successivement un primaire puis une finition poudre sur une pièce conductrice, sans étape de gélification ou de cuisson intermédiaire, avant un passage unique au four. L’ouvrage de la collection Performances « Poudrage Dry on Dry » (9Q538), livrable du Projet stratégique sectoriel (PSS) Traitement de surface et environnement, montre que, selon les confi- gurations, les coûts d’exploi- tation peuvent être réduits de

simple, nombre limité de teintes, application auto- matisée et couples primaire/ finition spécifiquement com- patibles. La stabilité du pro- cédé repose notamment sur le choix de finitions mates ou satinées, l’usage de peintures limitant le dégazage et un réglage précis des paramètres d’application. n Contact : Véronique Vovard

avec un système primaire + finition appliqué avec cuis- son intermédiaire incom- plète. Les observations microscopiques et les essais menés selon un système C4 haute durabilité (NF T 34-560) montrent des performances comparables en tenue à la corrosion accélérée, à l’hu- midité, en brillance et en adhérence. Au-delà de 1 500 heures de brouillard salin, les résultats du Dry on Dry sont légèrement moindres. Enfin, la mise en œuvre du Dry on Dry reste contrai- gnante : pièces de géométrie

5 à 35 %, principalement par l’augmentation de la produc- tivité et une consommation énergétique plus faible au niveau du four. Alors que dans le schéma classique chaque couche impose une montée en température com- prise entre 160 et 220 °C pen- dant 10 à 20 minutes, le Dry on Dry supprime cette phase intermédiaire, raccourcit les cycles et réduit l’encombre- ment des lignes. Cet ouvrage présente des essais de caractérisation menés sur plaquettes et pièces types, en comparaison

Cliquez pour télécharger l’ouvrage

Evaluer l’empreinte carbone des engins de manutention 

EN 16796, ISO 14083) et des cadres de reporting euro- péens (ESRS/CSRD), qui constituent des bases métho- dologiques cohérentes garantissant la comparabilité et la fiabilité des résultats. En complément des tableaux comparatifs et d’une revue de la littérature, des retours d’ex- périence industriels représen- tatifs illustrent comment les

perspective clarifie les péri- mètres couverts, les indica- teurs mobilisés et les usages possibles selon les objectifs poursuivis (comparaison de solutions techniques, aide à la conception...). Le document propose éga- lement une cartographie des principaux référentiels internationaux normatifs (ISO 14040/44, ISO 14067,

outils d’évaluation sont concrètement mis en œuvre pour analyser les choix tech- nologiques ou énergétiques et identifier des pistes de réduc- tion de l’empreinte carbone à l’échelle des produits. n Contact : Gaël Guégan

Cliquez pour télécharger la note de veille

7

CETIM INFOS N° 280 I JANVIER/FÉVRIER 2026

Made with FlippingBook - professional solution for displaying marketing and sales documents online