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supprimé le gaz au profit de fours électriques. « Pour aller plus loin, nous avons un plan d’actions sur les économies d’énergie. Nous travaillons sur le paramétrage des consomma- tions des outils de production, sur l’éclairage, sur le chauffage... en amont je voulais aussi tra- vailler sur notre empreinte car- bone. » Un point essentiel pour Jean-Yves Gannard, qui consi- dère que « aujourd’hui, on ne peut pas être entrepreneur sans tenir compte de notre environ- nement, environnement social, sociétal, climatique ». Accompagné par des experts Pourquoi Quatrium ? « Ce choix a été motivé par la possi- bilité de travailler en direct avec les experts du Cetim qui réalisent eux-mêmes l’analyse, plutôt que de passer par des cabinets de conseil externes », note Jean-Yves Gannard. L’accompagnement a duré près de 4 mois, avec pour but de recueillir et structurer les données internes, solliciter les fournisseurs (notamment d’aluminium) pour obtenir leurs données d’impact, inter- préter les chiffres et mesurer un scope le plus complet pos- sible. Malgré la difficulté d’ob- tenir des informations chez certains fournisseurs et des données précises sur la fin de vie des produits chez les clients finaux, le processus a été facilité par la culture de la donnée déjà présente dans l’entreprise, avec l’utilisation d’un ERP et des relevés d’énergie fiables. Concrètement, l’accompa- gnement Quatrium a permis à l’entreprise d’accéder aux compétences de l’équipe énergie du Cetim, venue ins- trumenter les équipements énergivores de l’atelier de fonderie pour réaliser des mesures fiables. « Avec ces données, nous avons pu faire des préconisations sur une uti-
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La fonderie Charles Lauzier est spécialisée dans la fonderie d’aluminium en coquille gravitaire. Elle travaille pour tous les secteurs, sauf l’automobile.
l’approvisionnement en alu- minium, la sous-traitance, le transport et la gestion de l’énergie. L’entreprise a déjà lancé plu- sieurs chantiers concrets pour poursuivre sa transi- tion. « Des essais sont en cours pour augmenter l’utilisation d’aluminium de deuxième fusion recyclé, ce qui pourrait diviser l’empreinte carbone de la matière première par trois ou quatre », annonce Jean- Yves Gannard. Parallèlement, l’entreprise a signé un nou- veau contrat d’énergie pour 2026, incluant une part plus importante d’énergies renou- velables. Enfin, Charles Lauzier compte travailler plus étroitement avec ses fournisseurs sur leur propre empreinte et, à terme, impli- quer ses clients dans une démarche de co-conception durable. n JSS
lisation plus sobre des moyens et aussi des recommandations pour des investissements vers des machines moins consom- matrices », explique Alexis Dequidt, spécialiste énergie du Cetim. « Tout au long de l’accompagnement, nous avons pris soin d’échanger le plus régulièrement possible avec nos correspondants sur site pour qu’ils s’approprient les sujets d’optimisation éner- gétique et aussi la méthode bilan carbone, afin de la faire pérenniser dans la durée. » Un outil de pilotage précis Après une première étape avec le Cetim sur les données 2024, l’entreprise s’est appro- priée la méthode et l’outil et a renouvelé l’exercice elle- même avec les informations du premier semestre 2025. Pas question pour la fonderie de se fixer des objectifs pour le moment, mais elle dispose désormais d’un outil de pilo- tage précis lui permettant de mesurer l’impact de chaque action entreprise sur son empreinte carbone. En parti- culier, l’analyse a identifié des leviers de progression, dont
Pour ce projet, il y avait du recueil et de la structuration de données à faire. L’avantage de cet accompagnement c’est que l’on a pu discuter de nos cahiers des charges avec les personnes qui allaient réaliser l’action . Jean-Yves Gannard, président de Charles Lauzier
Contact : Alexis Dequidt
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CETIM INFOS N° 280 I JANVIER/FÉVRIER 2026
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