WEBSITE_ALLONS 1_25_nous rêvons en grand

Au secours ! Mes enfants ne me trouvent sou- dain plus trop cool ! Nous rêvons en grand & voulons changer des vies

Rêver en grand c’est facile. Mais qu’en est-il de la mise en pratique ? Certains poursuivent leurs rêves sans se préoccuper des pertes, pour d’autres cela s’arrête au stade du rêve. Comment faire pour que les rêves et visions correspondent vraiment aux besoins des gens ? En tant que pasteur, j’aime la Parole de Dieu, la Bible. Me confron- ter régulièrement et intensivement aux promesses de Dieu est presque mon hobby. Un jour, je lis Proverbes 4.23 : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui jaillissent les sources de la vie. » Directement après la lecture, j’entends en moi la question : « En fait Michi, comment va ton cœur ? » Et j’écris la réponse dans mon ca- hier de notes : « Mon Père qui est aux cieux, je me sens un peu insatis- fait. » Plutôt inhabituel pour la boule d’énergie que je suis habituelle- ment, toujours prêt et qui m’enthousiasme facilement ! Alors qu’est-ce qu’il se passe maintenant ? J’ai même envie de biffer la phrase et ne pas tenir compte des sentiments de mon cœur. Mais non : « …plus que toute autre chose … » Alors oui, je dois le reconnaître en moi : « Je ne suis pas satisfait, Dieu ». Mais pourquoi ?

toi sa plus grande joie… dans Son amour… Il se ré- jouira à grands cris à ton sujet. » Lorsque j’ai lu ce verset, c’était comme si Dieu remplissait mon cœur de Son amour. Un vrai repos, la sécurité et une pro- fonde satisfaction se sont installés. Un moment qui me satisfaisait pleinement. J’en ai tiré un nouvel ensei- gnement. Mes enfants sont de jeunes adultes. Main- tenant, mon job c’est de commencer à les trouver aussi cools qu’ils me trouvaient cool comme papa à l’époque. Même lorsqu’ils suivent des voies que je n’aurais pas choisies.

Après quelques minutes de silence et d’in- trospection, je me revois dans le passé. Je me promène avec mes garçons dans la forêt, je vois mes enfants encore petits jouer aux Lego avec moi, puis assis à la table familiale avec beaucoup de rires et de bonne humeur. Il faut l’admettre, les souvenirs sont probablement plus beaux que les moments réels d’alors. Malgré tout il semble que quelqu’un veut me dire quelque chose dans mon cœur. Une

Dans la collaboration au dé- veloppement également, la question de notre motiva- tion se pose constamment. Aidons-nous parce que nous voulons apaiser nos be- soins, imposer notre mission ou notre vision sans tenir compte des circonstances, ou servons-nous parce que nous

Ma tête dit : « Ce n’est pas si grave », je peux continuer.

Mais non, nous devons veiller sur nos cœurs.

sommes affermis dans notre identité et comblés inté- rieurement, en nous offrant ainsi aux autres ? Un ser- viteur, selon ma compréhension, est là pour offrir des services en réponse aux besoins des autres. Apporter de l’aide en revanche comporte le danger que nous nous engagions là où ce n’est pas souhaité. Rêver en grand ? Absolument ! Mais dans la mise en pratique, je plaide pour que nous commencions par nous-mêmes et que nous puissions ainsi nous refléter nous-mêmes ainsi que nos rêves. Pourquoi est-ce que je fais ce que je fais ? C’est ainsi seulement que nos rêves peuvent répondre aux vrais besoins des autres. Et nous ne sommes pas seuls pour cela, car changer des vies, c’est possible uniquement en communauté.

pensée m’interpelle. Serait-il possible que… ? Mais d’abord au sujet de mes enfants : ils sont presque tous adolescents, les trois plus âgés ont 17, 16 et 14 ans, les deux plus jeunes princesses (j’ose encore le dire) ont 12 et 11 ans. Ainsi, je peux démasquer mon insatisfaction. Je n’ai plus de petits enfants. L’époque où ils m’aimaient et m’admi- raient comme leur papa trop cool est révolue. Maintenant, je ne suis plus que le chauffeur, le distributeur d’argent de poche, le vieux pé- nible avec ses règles stupides. Je ne suis plus le super papa qui peut tout. C’est le désir du sentiment d’être utile et un héros qui déclenche cette insatisfaction en moi. J’ai ressorti de vieilles photos et j’ai eu un vrai moment de nostalgie. Qui va combler cette insatisfaction ? Que faire maintenant de ce dé- sir du cœur que j’ai exprimé ? Certainement pas ce que je ferais na- turellement. « Ce n’est pas si grave » je peux continuer. Mais non, nous devons veiller sur nos cœurs. Alors je prie et je reçois en pensée un verset de Sophonie 3.17, qui dit : « L’Éternel, ton Dieu, … fera de

Michi Dufner, responsable communcation

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