ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO JEUDI 19 FÉVRIER 2026
sé du marché financier afin de permettre aux entreprises de mieux gérer leurs risques liés aux taux d’intérêt, au change ou aux matières premières. Au terme des échanges, un consensus s’est dégagé : l’impact de l’investissement public est réel et perceptible. Mais son efficacité maximale dépendra de la capacité du secteur privé à s’approprier
tir, mais agit comme cataly- seur, instaurant la confiance et structurant l’écosystème nécessaire à l’initiative privée. L’investissement public, loin d’être une fin en soi, apparaît ainsi comme le socle d’un nouveau pacte économique: celui d’une croissance par- tagée, tirée par un secteur privé plus fort, plus innovant et mieux financé. ◆
sage que la Chine est deve- nue le premier investisseur étranger au Maroc. Un autre enjeu soulevé lors du débat concerne la disponibili- té des données. La vice-prési- dente de la CGEM évoque un manque d’indicateurs conso- lidés pour mesurer précisé- ment l’évolution respective des investissements publics et privés. Dans ce cadre, un Observatoire de l’investisse- ment est en cours de mise en place afin de renforcer la lisi- bilité et la transparence. Quid du financement ? Les financements innovants prennent de l’ampleur. Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement et les véhi- cules qui y sont adossés ouvrent de nouvelles pers- pectives pour les entreprises. Leur appropriation reste tou- tefois progressive et suppose un effort soutenu de pédago- gie financière. «L’adhésion ne se fera pas du jour au lende- main» , prévient Bennania. Pour sa part, Nadia Fettah met en avant la solidité du modèle marocain. L’investissement public repose sur son carac- tère productif et «génère, depuis deux ans, une crois- sance avoisinant les 5% par an». Son financement pro- vient à hauteur de 75% du marché domestique, le reste étant mobilisé de manière ponctuelle sur les marchés internationaux. La disci- pline budgétaire et la rigueur macroéconomique consti- tuent, selon elle, les piliers de la soutenabilité de cette stratégie. Les marchés financiers sont également appelés à jouer un rôle plus structurant. Brahim Benjelloun-Touimi, président du Conseil d’administration de la Bourse de Casablanca, souligne que ces nouveaux véhicules de financement représentent «un saut quali- tatif» pour combler certaines lacunes, notamment en ce qui concerne le financement des startups. Il plaide ainsi pour un développement plus pous-
L’investissement public génère, depuis deux ans, une croissance avoisinant les 5% par an.
les outils mis à sa disposition et à investir à son tour. L’enjeu dépasse la simple mobilisation de capitaux. Il s’agit d’orchestrer une trans- formation structurelle où l’État ne se contente plus d’inves-
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