Carillon 2026 07 15

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Page 5 BOURSES POUR LES ÉTUDIANTS

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VOLUME 80 • NO. 28 • 8 PAGES • HAWKESBURY, ON • 15 JUILLET 2026

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ACTUALITÉS GRENVILLE SOULIGNE À NOUVEAU SES 150 ANS FRANCIS LEGAULT francis.legault@eap.on.ca

comparatif, Lachute n’a été fondée qu’en mai 1885, poussée par la croissance apportée par le passage du train en 1877. « Grenville était plus populeuse que Lachute à l’époque car c’était un lieu de passage depuis des années. On parle de plus de mille habitants dans le village, raconte l’historien. L’histoire de Grenville a été marquée par le fait d’être un lieu de transition d’abord vers l’ouest, puis vers le nord et finalement vers l’Ontario. » En effet, dans les années 1900, la Cana- dian Northern Railway finit par faire arriver le train directement à Grenville avant de construire un pont vers Hawkesbury en 1910. Le pont routier, qui sera renommé pont Perley après le décès de son instigateur, le député fédéral d’Argenteuil Georges Perley, ouvrira en 1931. Finalement, la construction du barrage de Carillon mettra un terme au canal de Grenville en 1960. « Le canal avait perdu de son importance économique avec l’arrivée du train qui, lui, sera supplanté par l’auto, indique Robert Simard. Quand on a com- mencé à déneiger les routes du Québec après la Deuxième Guerre mondiale, Grenville est devenu moins un moteur économique qu’un lieu de villégiature. On le voit avec toute la construction qui se fait présentement aux abords de la rivière des Outaouais. » Aujourd’hui, Grenville compte près de 1900 citoyens et même si les visiteurs ne s’arrêtent plus pour y passer la nuit dans des hôtels, ceux-ci en profitent quand même pour visiter ce qui reste du canal, témoin de la longue histoire de la municipalité.

Après une Soirée Gatsby en mars der- nier, le Village de Grenville a continué à souligner son 150e anniversaire de fondation le 4 juillet dernier alors qu’une fête champêtre a eu lieu au parc Desforges. Parmi les activités au menu, l’historien Robert Simard a raconté, avec sa verve habituelle, la longue histoire du village. L’Argenteuil l’a rencontré quelques semaines auparavant. C’est au Musée régional d’Argenteuil, où il est directeur général, que nous avons rencontré Robert Simard pour nous parler de l’histoire plus de deux fois centenaire de Grenville. « Quand on dit qu’on souligne le 150e, dans la réalité, Grenville est beaucoup plus vieille que ça, commence d’abord monsieur Simard. Les travaux du canal ont commencé en 1819 et avant ça, c’était un lieu d’occu- pation autochtone. » Il indique que déjà, avant même que Chris- tophe Colomb n’arrive dans les Amériques, le site de Grenville en était un stratégique pour les Premières Nations. Situé à la tête des rapides du Long-Sault, l’endroit était situé le long de routes commerciales et de transport. « La rivière des Outaouais faisait partie de la grande, grande route qui menait prati- quement jusqu’au Royaume du Saguenay à travers le Témiscamingue, et même jusqu’au Royaume des Innus, raconte monsieur Simard. Quand les Français sont arrivés, on a créé les seigneuries, comme celle d’Argenteuil, mais Grenville ne faisait pas partie d’aucun espace. C’étaient des terres non concédées. » À l’époque, à l’ouest de Montréal, les autorités ne pouvaient garantir la sécurité des colons en raison des guerres avec les autochtones. Il a fallu attendre le régime anglais et l’Acte constitutionnel de 1791, avec la création non seulement de ce qu’on appelle aujourd’hui les Cantons-de-l’Est mais aussi ceux de l’Ouest, soit ceux de Grenville et de Chatham notamment, pour que l’on y voit un début de colonisation. « En 1787, on a commencé à arpenter les rives, à développer et à donner ces terres à des militaires en tant que récompense, explique l’historien. On a commencé à faire des lotissements et à Grenville, comme c’était un lieu stratégque, on a décidé de gar- der un endroit pour avoir un village militaire. » Le développement se fait d’abord le long de la rivière des Outaouais, avec des lots de 200 acres de superficie lorsque le canton fut créé en 1808. Son nom réfère au baron britannique William Wyndham Grenville. En 1812, les États-Unis déclarent la guerre au Royaume-Uni et à ses colonies, incluant le Bas-Canada. Le gouvernement britannique se rend alors compte qu’il doit sécuriser les routes commerciales entre Kingston et Montréal alors que le fleuve St-Laurent, qui sert de frontière avec les voisins du sud, devient une cible facile. Les canaux Même si la guerre avec les Américains se termine en 1815, le gouvernement britan- nique juge impératif de créer un réseau de canaux pour relier Montréal aux Grands Lacs. Ainsi naît le Canal Rideau, entre Kingston et Bytown (aujourd’hui Ottawa). Mais pour se rendre à celui-ci, il faut emprunter la rivière

Même s’il n’est plus en service, le canal de Grenville est encore aujourd’hui un élément important du village. (Photo d’archives)

des Outaouais et les rapides du Long-Sault, d’où la nécessité d’y construire d’autres canaux à Carillon, Chutes-à-Blondeau et Grenville. Les travaux du canal de Grenville s’éche- lonneront de 1819 à 1834. « Ce sont 15 années où 600 hommes ont creusé une terre de roches au pic et à la pelle avec de la poudre noire, rappelle monsieur Simard. Le village militaire s’est donc développé à Gren- ville et on a commencé à donner d’autres terres tout autour. Ainsi, des hôtels se sont établis et l’hiver, ceux qui construisaient le canal construisaient les maisons de ceux qui venaient s’établir dans les alentours. Le canal a apporté beaucoup de population à Grenville. » La vie du village naissant s’est alors déve- loppé grâce au transport, que ce soit pour les militaires ou encore pour les voyageurs en route vers Bytown. Grenville était aussi l’endroit où débarquaient les colons allant s’établir dans les cantons du nord, ceux de Harrington et Wentworth, en empruntant Scotch Road, le « chemin des Écossais ». « On retrouvait des Écossais, des Irlandais autant catholiques que protestants, des mili- taires anglais et des Canadiens-Français… En même temps, c’était un lieu de passage, il y avait beaucoup d’hôtels dans les mêmes secteurs, surtout proche du quai. Pis il y avait des cageux, des gars pas reposant… La vie nocturne était alors très active à Grenville! La légende veut que même Jos Montferrand soit passé par là! » Outre le transport, la vie économique commence à se diversifier avec des moulins à scie de l’autre côté de la rivière, à Hawkes- bury, et des moulins à carder (démêlage, nettoyage et alignement des fibres comme la laine avant de les filer). Diverses commu- nautés religieuses viennent aussi s’établir dans le secteur, ce qui fait que quelques tensions naissent entre celles-ci. La modernité En 1854, le train reliant Carillon à Grenville entre en action et relance le développement économique du village. Il était maintenant possible de se rendre de Montréal à Ottawa en une seule journée. Mais c’est un autre train, celui du Chemin de fer Québec, Montréal, Ottawa & Occi- dental, arrivé en 1877, qui aura un impact négatif sur le village puisque celui-ci arrêtait à Calumet et non à Grenville. Parallèlement, d’autres entreprises s’établissaient à l’exté- rieur du village, comme la mine de Kilmar ou la papetière CIP.

« Grenville a un peu perdu son rôle de plaque tournante même si beaucoup de monde y habitait parce que le train n’y pas- sait pas », explique Robert Simard. Au même moment, entre 1870 et 1884, on a modernisé le canal en l’élargissant mais cela était insuffisant pour pouvoir garder une clientèle de voyageurs. C’était alors plus avantageux de prendre le train que de prendre le bateau pour aller vers Ottawa. De son côté, le gouvernement provincial restructurait les lotissements partout sur son territoire, ce qui a mené à l’organisation de nouvelles municipalités, incluant le Village de Grenville le 16 décembre 1875. À titre

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ACTUALITÉS ENCORE UNE BELLE AFFLUENCE POUR LE FESTIVAL WESTERN DE WENDOVER

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Enfin l’été est avec nous et la culture au rendez- vous! Suivez-nous sur les médias sociaux… ATELIERS ZALE SECK, JEMBE Tous les lundis soir 18h Apportez votre jembe ou prendre sur place, une introduction aux percussions sénégalaises. Inscription requise

EXPOSITION Du 27 juin au 30 août

EXPOSITION DU PATRIMOINE Fierté & Gloire de Hawkesbury

VIENS VOIR LES OISEAUX, Art populaire du Canada Roger Brabant, artiste sculpteur-conteur-recycleur GRAVURES originales de Edmond-Joseph Massicotte illustrateur québécois des traditions populaires. La collection comporte des illustrations de 1911 à 1922. Gracieuseté de Martine Laframboise.

EXPOSITION URBAINE SUR LE BOULEVARD DU CHENAIL Bernard Proulx, photographe aficionato de Hawkesbury Sur le Boulevard du Chenail du 27 juin 2026 au 27 juin 2027

MUSIQUE Samedi le 29 août – 14h

TRIO FORESTARE – Les légendes vivantes Dans le cadre de notre association avec le RÉSEAU DES SALONS DE MUSIQUE DU QUÉBEC Le centre culturel présente un concert de guitares classiques, présenté pour la première fois en Ontario francophone. Avec Alexandre Éthier, Simon Auger, Olivier Labossière, trois guitaristes de renommées nationales vous présente; Les légendes vivantes - Poésie, musique classique et contemporaine. Dimanche le 30 août – 14h CONCERT d’ADIEU DE TRISTAN DAS EIRAS / PIANO CLASSIQUE C’est un concert d’adieu avant mon départ pour poursuivre mes études en Belgique. Seul au piano Tristan nous offrira des compositions de Beethoven, Bach et DAS EIRAS (lui-même)… Vous pouvez venir discuter de son projet d’étude en Europe avec Tristan, car il est un de nos étudiants qui a travaillé avec nous en coop de l’École Secondaire publique Le Sommet toute l’année et est soutien à l’accueil du centre culturel tout l’été.

Le groupe primé Sugar Crush a conquis le public lors de sa prestation vendredi au Festival Western de Wendover. (Gregg Chamberlain, EAP)

Bertrand Castonguay Président bertrand.castonguay@eap.on.ca Yvan Joly

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Directeur des ventes yvan.joly@eap.on.ca Anil Jhalli Rédacteur en chef anil.jhalli@eap.on.ca Marco Blais

Une salle comble au Festival Western de Wendover. (Gregg Chamberlain, EAP)

Publié le mercredi par : La Compagnie d’édition André Paquette Inc. Imprimé par : Imprimerie Prescott et Russell, Hawkesbury, ON # convention : 0040012398 Nous invitons les lecteurs à nous faire parvenir leurs lettres qui ne doivent pas dépasser 300 mots. Nous nous réservons le droit de les modifier ou de refuser de les publier. L’expéditeur doit inclure son nom, prénom, adresse et numéro de téléphone.

GREGG CHAMBERLAIN nouvelles@eap.on.ca

Infographie et prépresse infographie@eap.on.ca Publicité : melanie.proulx@eap.on.ca Nouvelles : nouvelles@eap.on.ca Classées • nécrologies: nicole.pilon@eap.on.ca

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Malgré quelques averses jeudi dernier, l’édition 2026 du festival western de Wendover a été un franc succès. Les stationnements aménagés sur place, durant les quatre jours de musique country au parc Denis-St-Pierre, étaient bondés de véhicules récréatifs et de caravanes. Le sta- tionnement régulier pour voitures, camions, fourgonnettes et VUS débordait sur la rue Du Centre, les deux côtés étant complètement encombrés. Certains festivaliers ont dû se garer dans la rue principale du village, tandis que d’autres ont profité de la générosité de propriétaires qui leur ont permis de se garer dans leur allée moyennant une petite contribution. Outre les nombreux groupes et chanteurs se produisant en direct sous le chapiteau principal, la 40e édition du festival western de Wendover proposait des spectacles spé- ciaux en soirée au Centre communautaire Lucien-Delorme, une foire artisanale à l’intérieur du centre en journée, et d’autres activités.

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ACTUALITÉS

UNE CONSEILLÈRE S’INTERROGE SUR LES PANNEAUX « ARRÊT »

Les travaux se poursuivent sur le projet immobilier résidentiel de DevCore, d’une valeur de 75 millions de dollars, situé à l’angle de James Street et de Higginson Street à Hawkesbury. La conseillère Jeanne Charlebois a demandé à l’administration s’il était nécessaire d’installer davantage de panneaux de signalisation routière dans le secteur afin de réduire les risques d’incidents pendant la durée des travaux. (Gregg Chamberlain, EAP)

GREGG CHAMBERLAIN nouvelles@eap.on.ca

formation d’apprenti plombier au Collège La Cité ; Laurie Laviolette, qui poursuit un baccalauréat en commerce avec spécialisa- tion en comptabilité à l’Université d’Ottawa ; Tristan Roy, qui poursuit un baccalauréat en commerce avec stage coopératif à l’Univer- sité d’Ottawa ; Magalie Savage, qui poursuit un baccalauréat spécialisé en sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa ; de Russell Township, Hailey Lavergne, qui poursuit un baccalauréat spécialisé en psychologie et un baccalauréat en éducation à l’Université Nippissing, et Alia Shaaban, qui poursuit un baccalauréat spécialisé en sciences sociales (psychologie) à l’Univer- sité d’Ottawa. De la municipalité d’Alfred- Plantagenet, Camille Chartrand poursuit un baccalauréat spécialisé en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa, et Marika Lamothe poursuit un baccalauréat en sciences infirmières au Collège La Cité; de Clarence-Rockland, Magalie Massie poursuit un double baccalauréat spécialisé en com- munication et en sociologie à l’Université d’Ottawa, et Emma Gauthier suit le pro- gramme préparatoire aux études en sciences de la santé menant à des diplômes et des grades supérieurs au Collège Algonquin; Despina Gouskos poursuit des études en anglais et un baccalauréat en éducation à l’Université Carleton. projet de 75 millions de dollars sera réalisé en trois phases et offrira près de 200 loge- ments répartis entre ses deux immeubles d’appartements et ses 36 maisons de ville. La conseillère Charlebois a fait part de ses inquiétudes concernant d’éventuels pro- blèmes de circulation pendant la durée des travaux. Elle a demandé à l’administration si la municipalité pouvait installer davantage de panneaux d’avertissement, à titre temporaire ou permanent, à l’intersection des rues James et Higginson, où se situe le projet, tant que les travaux se poursuivront. L’administrateur en chef a indiqué au conseil que son service examinait actuel- lement le Code de la route de l’Ontario et qu’il ferait rapport sur cette question à une date ultérieure, après la pause estivale du conseil.

Une membre du conseil municipal de Hawkesbury se demande s’il est néces- saire d’installer des panneaux de signa- lisation routière à proximité du projet immobilier résidentiel de DevCore. Lors de la réunion du conseil municipal du 22 juin, la conseillère Jeanne Charlebois a soulevé la question de l’installation de panneaux d’avertissement supplémentaires près du carrefour entre la rue James et la rue Higginson, à proximité du projet résidentiel DevCore. La société promotrice a lancé la construc- tion de son projet immobilier résidentiel « Place de la Station », composé de plusieurs immeubles, vers la fin de l’année 2024. Ce

DES ÉLÈVES DE TOUTE LA RÉGION REÇOIVENT DES BOURSES D’EMPLOI GREGG CHAMBERLAIN nouvelles@eap.on.ca

Plusieurs élèves de Prescott et Russell ont reçu une bourse spéciale pour les aider dans leurs études professionnelles. Le Centre de services à l’emploi de Prescott et Russell (CSEPRSC) a remis les bourses annuelles de relève professionnelle à 11 élèves finissants sélectionnés dans les écoles secondaires de la région. Ce programme de bourses offre à chaque récipiendaire jusqu’à 5 000 $ pour l’aider à financer ses études postsecondaires. Chaque boursier doit revenir à Prescott et Russell après ses études pour y débuter sa carrière dans le domaine choisi. L’objectif du programme est de soutenir le développement économique de la région et d’encourager les jeunes à contribuer à l’avenir de leur communauté. Cette année, le canton de Russell s’est associé au CSE- PRSC pour le programme de bourses de relève professionnelle. « Cette bourse représente bien plus qu’un simple soutien financier », a déclaré Caroline Arcand, directrice générale du CSEPRSC. « C’est un investissement concret dans l’avenir de notre communauté. » Les boursiers de cette année sont : de Casselman, Noah Charbonneau, qui suit une

S P O R T S LES NATS 1975-1976 AU TEMPLE DE LA RENOMMÉE DU SPORT D’OTTAWA

YVON LEGAULT nouvelles@eap.on.ca

vraiment de failles. Nous étions solides devant le filet, gros et fiables à la ligne bleue et bien équilibrés à l’attaque. « Nous étions bâtis pour affronter n’importe quelle équipe, peu importe le style de jeu », ajoute l’ancien numéro 4 des Nats qui est l’un des quatre frères de la famille Leroux originaire de St-Bernardin qui a produit certains des meilleurs hockeyeurs de l’Est ontarien dans les années 1970 et 1980. Le sexagénaire, qui demeure maintenant à Hawkesbury, garde un souvenir indélébile de l’engouement des partisans de l’équipe et des amateurs de hockey de la région ce fameux printemps-là. C’était la folie furieuse à Rockland. Les Nats étaient devenus l’attraction principale dans la petite municipalité de 4,000 habitants et on s’arrachait les billets pour les matchs locaux. À un point tel qu’il a fallu à un certain moment donné ajouter

des estrades temporaires dans l’aréna pour essayer de répondre à la demande. « À l’âge de 16 ans, pouvoir jouer dans ma cour, devant ma famille et mes amis, dans une telle ambiance, c’était vraiment spécial. Définitivement, l’un de mes plus beaux sou- venirs de hockey », souligne Leroux. La carte de l’intimidation Tout au long de leur parcours jusqu’à la Coupe du Centenaire, les Nationals ont dû faire face aux tactiques d’intimidation de leurs adversaires. Et ce dès la première série contre les Royals du Lac-Mégantic, les champions québécois. Battus 9-4 lors du match initial à Rockland, les Royals ont décidé de jouer la carte de la robustesse et de s’en prendre aux meilleurs joueurs des Nats. Leroux et Michel Brisebois, deux attaquants de petite taille, ont été les cibles de choix des Royals. « Une mêlée générale a éclaté dès la fin de la deuxième partie, rappelle Leroux qui faisait 5 pieds, 6 pouces et moins de 140 livres à l’époque. Ils (Royals) nous atten- daient de pied ferme lors de la troisième joute au Lac-Mégantic. Ils avaient ajouté deux batailleurs au sein de leur alignement en espérant nous intimider, mais ça n’a rien donné. J’étais capable de me défendre, mais Brian (Murray, l’entraîneur-chef des Nats) ne voulait surtout pas que je jette les gants. Nous avions des gars au sein de l’équipe qui étaient capables de faire ce job-là, me répétait-il. » L’équipe de Rockland a gagné ce troi- sième match, puis elle a scellé l’issue de la série en remportant la cinquième joute par la marque de 6-4. Toute une remontée La belle aventure des Nationals a bien failli se terminer à la ronde suivante, lors de la finale ontarienne. Les Platers de Guelph ont causé une certaine surprise en remportant les trois premières parties de la série. Des victoires convaincantes de 6-2, 3-0 et 7-2. « J’ai encore un peu de difficulté à m’expliquer ce qui s’est passé au début de cette série, de dire Leroux. Étions-nous trop confiants? Avons-nous été affectés par le fait qu’on ait déplacé nos deux premiers matchs locaux à Hull, dans un lieu qui ne nous était pas familier? Je ne sais pas, mais nous n’avons pas été à la hauteur, ça c’est certain. » Pour le numéro 4 des Nats – reconnu comme un des plus féroces compétiteurs de l’époque – il était hors de question d’aban- donner, même si l’équipe était acculée au pied du mur. « Je me souviens que mes parents s’étaient déplacés à Guelph. Après le troi- sième match, mon père m’a dit que ma mère et lui retournaient à St-Bernardin et qu’ils me reverraient le lendemain. Il était persuadé que la série était terminée, raconte Leroux. Je lui ai répondu qu’il ne me reverrait pas le lendemain. J’étais convaincu que nous allions rebondir. « Il suffisait que nos leaders, les joueurs les plus vieux et les plus expérimentés de l’équipe, se lèvent et qu’ils prennent les choses en mains, ajoute-t-il. Et, c’est exac- tement ce qui est arrivé. Brisebois (Michel), Thibodeau (Jean), Waddington (Steve) ont montré le chemin et nous avons gagné

les deux parties suivantes à Guelph avant d’ajouter deux autres victoires devant nos partisans à Rockland. Un moment magique que je n’oublierai jamais. » Forts de ce brillant exploit, les Nats ont vogué par la suite jusqu’à la conquête de la Coupe du Centenaire, devenant la première équipe de la Ligue junior centrale du Canada à mettre la main sur le titre. Ils ont dominé leurs deux prochains adversaires, balayant les Islanders de Charlottetown en quatre matchs, puis disposant des Mets de Sprove Grove 4-1 dans la série finale. Leroux a inscrit huit buts au cours de l’ultime série. « J’avais la chance de jouer sur un trio avec Thibodeau et Waddington. Nous nous complétions à merveille. Je n’avais qu’à bien me positionner autour du filet et ils me donnaient la rondelle directement sur la palette », mentionne-t-il. Un fait intéressant: les Nats ont affronté deux futures vedettes de la Ligue nationale de hockey au cours des deux dernières rondes de leur périple. Rick Vaive portait les couleurs des Islanders et Mark Messier, à l’âge de 14 ans seulement, faisait partie de l’alignement des Mets. Une belle carrière Pour Leroux, cette expérience mémorable fut le tremplin vers une belle carrière qui l’a mené de Windsor dans la Ligue de hockey de l’Ontario (LHO) jusqu’à Indianapolis dans la défunte Association mondiale de hockey (AMH), puis à Muskegon et Flint dans la Ligue internationale et finalement à Wetzikon dans la Ligue professionnelle de Suisse. Parmi les faits saillants de sa carrière, il a terminé au cinquième rang des comp- teurs de la LHO à sa dernière année dans l’uniforme des Spitfires de Windsor avec une fiche de 57 buts et 123 points en 68 parties. Seuls des joueurs de renom tels que Bobby Smith, Wayne Gretzky, Dino Cicca- relli et Keith Acton l’ont devancé dans la colonne des marqueurs cette saison-là. À noter aussi qu’il a joué avec Gretzky et Messier à Indianapolis dans l’AMH. Une expérience qui a duré seulement 10 parties malheureusement, l’équipe ayant fait faillite en cours de route. À l’époque, le hockey professionnel, surtout la LNH, privilégiait beaucoup plus les joueurs costauds. Plus souvent qu’autre- ment, on levait le nez sur les plus petits hoc- keyeurs, même s’ils étaient plus talentueux et habiles. Dans le hockey d’aujourd’hui, Gérald Leroux, même à 5 pieds, 6 pouces et 160 livres, aurait certainement trouvé preneur. « Probablement, répond celui qui a fêté ses 68 ans le 9 juin dernier. Le hockey a changé et on fait confiance beaucoup plus aujourd’hui aux joueurs de petite stature. » En terminant, Leroux a tenu à remercier tous ceux et celles qui l’ont encouragé et supporté au cours de sa carrière. Sa famille bien entendu, mais aussi son ami Gaétan Lalonde, de Saint-Isidore. « Cet homme-là a été d’une aide pré- cieuse, surtout après ma carrière junior, souligne Leroux. Je n’avais pas d’agent à l’époque. C’est incroyable tous le temps et les efforts qu’il a mis pour m’aider à me trouver des postes. Il a cogné à plusieurs portes et fait de nombreux appels. Je lui serai toujours très reconnaissant. »

Cinquante ans après leur conquête de la Coupe du Centenaire, le trophée emblématique du championnat de hoc- key junior A au Canada, l’équipe des Nationals de Rockland de 1975-1976 a récemment été intronisée au Temple de la renommée du sport d’Ottawa. Les Nats de l’époque avaient connu une lancée irrésistible ce printemps-là, remportant, coup sur coup, quatre séries consécutives contre les autres champions régionaux du pays. Gérald Leroux, qui, malgré ses 16 ans, avait été proclamé le joueur par excellence, s’en souvient comme si c’était hier. Cette conquête demeure l’un des plus beaux souvenirs de sa belle carrière au hockey. « Nous avions toute une équipe, déclare- t-il d’emblée. Une formation qui n’avait pas

La Seigneurie, Centre de généalogie et d'histoire de Hawkesbury

MARCHILDON

François Bernard Côté, ami de La Seigneurie, Centre de généalogie et d’histoire de Hawkesbury, a réalisé cette lignée généalogique pour rendre hommage aux ancêtres paternels de Joëlle, épouse d’Ivan de Grandpré, fils de Louis-Philippe (1917-2008), juriste, plaideur et juge à la Cour suprême du Canada et Marthe Gendron. Le premier ancêtre en Nouvelle-France est René Marchelidon, fils probable de Vincent et Jeanne Lemarque mariés le 1er juillet 1704 à Saint-Pierre-de-Maillé, département de Vienne, France. Le village est situé en région Poitou- Charentes. Les habitants de Saint-Pierre-de-Maillé se nomment les Maillois et les Mailloises. Des Marchildon ont émigré vers la péninsule de Bruce et le comté de Simcoe, notamment à Penetanguishene et Lafontaine, deux bastions franco-ontariens. Cette migration remonte surtout au début du XIXe siècle, dans le contexte de la coloni-sation française du Haut-Canada, particulièrement par des familles originaires de Batiscan. Plusieurs descendants y sont devenus fermiers, marchands ou ont participé activement à la vie religieuse et politique locale. Ce patronyme y demeure encore bien présent aujourd’hui.

GÉNÉRATIONS

8e Joëlle Marchildon – Ivan de Grandpré, m. le 2007-03-17 à Montréal, Qc 7e Guy Marchildon (1929-2010) – Gisèle Coutlée (1928-2018), fille de, m. le 1951-07-14 à N.-D.- du Très- Saint-Sacrement, Mtl, Qc * 6e Lucien Marchildon (1904-1957) - Irène Desnoyers, fille de Victor et Aurore Valiquette, m. le 1928-04- 23 à Saint-Édouard, Mtl, Qc 5e Joseph Arthur Marchildon (1854-1943), commis – M. Louise Henriette Marin, fille de Louis, cult., et Élizabeth Chartier, m. le 1892-02-24 à N.-D.-du-Rosaire, Saint-Hyacinnthe, Qc 4e Thomas Marchildon (1805-1858) - M.- Phélie Lefebvre dit Despins (1817-…), fille de François et Thérèse Beaufort, m. le 1837-01-17 à Saint-François-Xavier, Batiscan, cté de Champlain, Qc 3e Louis Machelidon (1785-…), aussi Marchildon - Victoire Alexandre dit Rheault (1785-1836), fille de Joseph et Marie Marthe Leblanc, m. le 1802-08-09 à Saint-François-Xavier, Champlain, Qc 2e Joseph Marchelidon (1745-1824), cult. - Madeleine Roy dit Châtellero (1743-1822), aussi Châtelle rault, fille de Joseph et Marie Charlotte Duclos dit Carignan, m. le 1767-02-23 à Sainte-Geneviève-de- Batiscan, Qc 1re René Marchelidon (1711-1770) - M. Josèph Baribeaux (1722-1799), fille de Jean-François et Marie Josèphe Robert ou Bertrand dit Saint-Amand, m. le 1740-02-29 à Sainte-Geneviève-de-Batiscan, N.-F Que se passe-t-il en Nouvelle-France alors que René et Marie Josèphe fondent leur famille ? « En 1740, la Nouvelle-France était une colonie française en Amérique du Nord, avec une population d'environ 55 000 habitants concentrée dans la vallée du Saint-Laurent. Cette région était protégée par des forteresses comme Louisbourg, et faisait partie d'un territoire qui s'étendait sur près de la moitié du continent nord-américain. Les revendications territoriales et les divisions administratives étaient bien définies, avec quatre postes de traite de la fourrure. » 1

1https://www.bing.com/search?q=nouvelle+France+vers+1740&FORM=R5FD • Les registres de la paroisse ont été confiés à la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Pour faire votre généalogie, adressez-vous à La Seigneurie, Centre de généalogie et d’histoire, Bibliothèque publique de Hawkesbury, 550, rue Higginson, Hawkesbury, Ont. K6A 1H1

ACTUALITÉS ACCORD SUR MAIN STREET ENTRE HAWKESBURY ET LES CUPR GREGG CHAMBERLAIN Initiative de journalisme local (IJL) Tribune-Express nouvelles@eap.on.ca ajoute que l’on ne saurait attendre des CUPR qu’elle prenne en charge l’intégralité des coûts de reconstruction de ce tronçon de rue.

La CLA propose que les CUPR finance le revêtement en asphalte d’un tronçon de 850 mètres de ce segment de Main Street et prenne en charge jusqu’à 25 % du coût du remplacement des égouts pluviaux le long de ce tronçon nouvellement revêtu. Cela représenterait 468 000 dollars sur le mon- tant total de 1,8 million de dollars estimé pour le remplacement des égouts pluviaux. La municipalité serait responsable du reste des coûts de reconstruction de la rue et de remplacement des égouts pluviaux. Pour la rue Main à l’est de l’intersection avec la rue McGill, les CUPR contribuerait à hauteur d’environ la moitié du coût du repavage de 2 400 mètres de route et à hauteur de 25 % du coût du remplacement des égouts pluviaux le long de ce tronçon. Les montants définitifs seraient fixés une fois les offres de marché reçues. La munici- palité prendrait en charge les coûts du reste des travaux de pavage et de remplacement des égouts pluviaux pour ce tronçon de rue. Aux termes de l’accord CLA, Main Street resterait une route municipale relevant de la responsabilité de la municipalité. Dès que le conseil municipal de Hawkes- bury aura approuvé la proposition CLA, la municipalité disposera d’un délai allant jusqu’au 31 août pour présenter une demande visant à inclure la rénovation de Main Street dans les discussions et l’examen du budget 2027 des CUPR.

Les Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR) et la ville de Hawkesbury pour- raient désormais disposer d’un accord prêt à être signé concernant le partage des responsabilités pour les travaux de rénovation de Main Street. Dans le cadre de l’une des dernières décisions prises lors de sa réunion du 24 juin avant la pause estivale, le conseil des CUPR a voté en faveur de l’option 1 d’un rapport portant sur un accord de liaison (Connecting Link Agreement, CLA) entre les CUPR et Hawkesbury. Une fois approuvé par le conseil muni- cipal de Hawkesbury, cet accord définira les lignes directrices et les conditions du partage des responsabilités concernant le financement des travaux d’aménagement de certaines portions de la rue principale de la ville. « J’apprécie cette coopération », a déclaré le maire Robert Lefebvre, faisant référence aux efforts déployés par les CUPR pour faire avancer ce dossier en vue de son adoption avant la pause estivale. L’accord de liaison proposé mettra un terme à un dossier que M. Lefebvre a suivi tout au long de son mandat de maire de Hawkesbury. Il avait commencé à faire pression sur les CUPR pour obtenir la reconnaissance officielle de la rue principale de Hawkesbury en tant que véritable route départementale. L’un des arguments avancés par le maire Lefebvre pour accorder le statut de route départementale à cette rue municipale est qu’elle sert depuis de nombreuses années de voie de transit majeure pour le trafic en provenance de la route départementale 17. Hawkesbury est la seule commune des CUPR à ne pas disposer d’une route dépar- tementale désignée sur son territoire. Le conseil des CUPR a rejeté les propositions

Hawkesbury et les CUPR pourraient bientôt conclure un accord signé et scellé pour partager les coûts financiers de la réhabilitation de la rue principale de Hawkesbury. (Photo d’archives)

de Hawkesbury visant à faire désigner la rue Main comme route départementale, tout en confiant aux CUPR la responsabi- lité financière de son entretien et de ses aménagements. L’accord « Connecting Link » constitue un compromis entre la déclaration de Main Street comme route départementale et le maintien par la municipalité de la propriété exclusive et de la responsabilité financière de cette rue. Le rapport de la CLA au conseil des CUPR reconnaît qu’une partie de Main Street, à l’ouest de l’intersection avec rue McGill, est en « mauvais état » et nécessite désormais

une reconstruction complète. Le rapport souligne également que le trafic provenant de la route départementale 4 « a probable- ment contribué à cette détérioration », mais

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