À titre de comparaison, nous avons choisi de publier les niveaux de quatre indices, dont deux représentatifs du marché des actions en euro (Euro Stoxx) et du marché des actions internationales (MSCI World), deux représentatifs du marché obligataire des grandes entreprises en euro (IHS Markit iBoxx € Corporates) et du marché obligataire High Yield en euro (ICE BofA Euro High Yield). Les niveaux de perte potentielle estimée par la Climate VaR sur les indices sont comparables à ceux de nos investissements. Au global, en cas de réalisation du scenario envisagé, l’impact financier sur nos encours serait de -7 %, contre -8.6 % en 2022. Nous constatons une évolution positive significative des résultats de la Climate VaR sur nos encours et sur les fonds dont les encours sont supérieurs à 500 millions d’euros. Selon cette métrique et sa modélisation, cette baisse est le signe d’une moindre sensibilité de nos encours et des fonds aux risques climatiques. Cette tendance est davantage visible pour les fonds obligataires, en particulier RMM Court terme et RMM Trésorerie, en raison de leur forte exposition au secteur bancaire et assuranciel qui, lui-même, connaît une baisse importante de sa Climate VaR sur l’exercice. Pour les fonds investis en actions, tels que R-co Valor et R-co Conviction Equity Value Euro, la variation est plus modérée. Celle-ci s’explique, avant tout, par les rotations de portefeuilles réalisées sur l’exercice. En somme, l’amélioration des résultats sur nos encours s’explique par la quote-part grandissante des encours obligataires sur l’ensemble de nos encours qui représentent en fin d’exercice près de 70 %, contre 60 % fin 2022. Les risques climatiques de transition et ceux relatifs à la biodiversité sont développés dans la partie du présent rapport qui leur est dédiée.
+1,5 °C
+3 °C
+2 °C
• Identification des émetteurs les plus exposés aux risques : des échanges semestriels avec toutes les équipes d’analystes sont mis en place donnant lieu à des actions directes des analystes et gestionnaires. Ainsi, les émetteurs présentant les performances durables les plus négatives font l’objet d’une analyse approfondie intégrant les dynamiques de marché, tendances sectorielles et évolutions stratégiques. En 2023, nous avons réalisé cette analyse pour 30 émetteurs. Ces échanges avec les analystes et les équipes de gestion pourront être enrichis de la trajectoire des indicateurs de risque et des émetteurs depuis leur mise en place. les constantes évolutions en matière d’ESG – tant sur le plan réglementaire que sur le plan macroéconomique – nous obligent à réévaluer les indicateurs, seuils et alertes en place. Une réévaluation du cadre d’analyse et contrôle a été faite sur l’exercice 2023 incluant une révision de certains indicateurs. En 2024, nous étudierons les biais sectoriels et/ou géographiques des seuils d’alerte, et la pertinence d’intégrer les spécificités sectorielles • Ajustement de la cartographie et des indicateurs choisis en fonction de leur évolution :
Note méthodologique Le modèle Climate VaR développé par MSCI ESG Research :
Ambitions
Prenons l’exemple du scénario de sècheresse extrême : le modèle intègre les caractéristiques liées à un cas de sècheresse extrême, tel que des seuils de chaleur, et les conséquences entrainées, tel que les coûts de la perte de productivité induits, la mobilité limitée ou le report de vente et/ ou de rendez-vous client. Ces conséquences se traduisent par un impact financier sur la valeur de marché de l’entreprise en fonction de ses activités et de son secteur.
Les trois axes d’amélioration que nous avions émis en 2022 ont tous été atteints. Compte-tenu de la réussite de l’intégration des risques de durabilité dans nos procédures, couplée à l’intérêt grandissant de notre clientèle institutionnelle sur ce sujet, nous comptons poursuivre nos efforts en 2024. • Suivi des portefeuilles indépendant : la Gestion des risques communique à fréquence semestrielle les résultats de la cartographie des risques sur nos portefeuilles lors du comité des Risques où sont présents, entre autres, les équipes de gestion. De plus, ces résultats sont disponibles et accessibles par l’intermédiaire d’un outil de suivi développé en interne. En 2024, la cartographie des risques de durabilité pour les activités de multigestion sera implémentée grâce à l’intégration d’indicateurs relatifs aux OPC.
■ Couvre 300 000 instruments financiers, mais ne couvre pas les OPC ■ Modélise dix aléas climatiques extrêmes ■ Intègre les opportunités technologiques futures ■ Calcule et analyse les risques de transition pour les scénarios de +1,5°C, +2°C et +3°C
Notre fournisseur nous donne également accès à un scénario agrégé correspondant à la somme des résultats des 10 indicateurs précédents.
Les émetteurs non couverts par l’indicateur Climate VaR sont exclus du calcul, les portefeuilles sont rebasés sur la part que représentent les actifs couverts. Les investissements indirects (OPC) ne sont pas couverts dans cet exercice. MSCI ESG Manager considère 10 scénarios d'évènement spécifiques : chaleurs extrêmes, inondations côtières, inondations fluviales, précipitations, débit fluvial faible, cyclones tropicaux, vents extrêmes, froids extrêmes, chutes de neige extrêmes et incendies.
La sélection de l'indicateur Climate VaR s'appuie sur une nouvelle méthodologie d'évaluation qui est considérée dans la cartographie des risques de durabilité présentée en début de partie. Nous avons choisi de retenir l'indicateur agrégé de Climate Var ( Aggregated ), dont les résultats sont principalement influencés par deux scénarios parmi les 10 proposés : chaleurs extrêmes ( Extreme Heat ) et inondations côtières ( Coastal Flooding ).
Dans notre rapport sur l'exercice 2022, nous présentions les résultats du modèle de risque "CRIS" développé par Carbon4 Finance. Nous n'avons pas réitéré l'exercice pour cette année.
À travers notre cartographie des risques de durabilité, nous cherchons à approfondir notre compréhension et notre gestion des risques de durabilité. Ces premiers exercices visent d’abord à enrichir notre connaissance des risques pour adapter nos procédures internes, puis à approfondir notre gestion et notre analyse des risques, dans le but de réduire la sensibilité de nos encours.
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ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT - RAPPORT ARTICLE 29 - EXERCICE 2023
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