Analyse forward-looking La note forward-looking est basée sur l’évaluation de sous-critères objectifs spécifiques à chaque sous-secteur : ■ Stratégie de l’entreprise en matière de changement climatique ■ Poids des investissements dans des projets à faible intensité carbone ou dans la R&D
Traitement au sein d’une entité souveraine et de toutes les entreprises englobées dans cette entité Une autre élimination de double compte est appliquée sur les portefeuilles. En effet, à l’échelle macroéconomique, le PIB est impacté par les revenus des entreprises et des souverains. Pour éliminer la comptabilité multiple dans les portefeuilles, un ratio est appliqué sur chaque catégorie d’émetteurs, représentant la part de l’entreprise ou du souverain dans le PIB moyen : 72% pour le secteur privé et 28% pour le secteur public ■ Étape 2 : Agrégation au niveau du portefeuille
■ Objectif de réduction de l’intensité du Scope 1 & 2 ■ Objectif de réduction de l’intensité du Scope 3 ■ Gouvernance des risques et opportunités liés au climat
Une entreprise est notée sur chacun des sous-critères, sur une échelle de 1 à 5, en fonction des actions qu’elle prévoit pour contribuer à l’atténuation du changement climatique. Les seuils sont basés sur les scénarios liés aux références sectorielles et à la trajectoire de 2°C observés dans chaque secteur. La note forward-looking de l’entreprise est la moyenne de ses notes sur les cinq sous-secteurs. Le Carbon Impact Ratio : Le Carbon Impact Ratio, ou “CIR”, est le ratio entre les émissions économisées et les émissions induites (Scope 1, 2 et 3) :
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Pour s’aligner avec les recommandations (e.g., PCAF) et exigences réglementaires (e.g., SFDR), la méthodologie utilise la valeur d’entreprise en incluant la trésorerie dans le calcul (EVIC) pour représenter la valeur de l'émetteur. ■ Étape 3 : Calcul d’un alignement 2°C sur l ' ali' n e m e nt d ' un port efe u ille ( ou d ' un i n dice ) a v ec de s s cé n a r i os m e n a nt diffé r e nt e s t e mp é r a tur e s de l ' è r e pr é - i n d ustr ielle ( c . 1 0). sur un e c orr e spon da n ce e ntr e le s c or e CIA d u port efe u ille e t un e t e mp é r a tur e de r écha u ffe m e nt . Le s c or e moy e n sous - jace nt .
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Construction de la note globale au niveau de l’émetteur, la note CIA Tous les aspects de la performance carbone d’une entreprise sont agrégés en un seul indicateur : la note globale CIA, allant de 1 (A+) à 15 (E-). Elle englobe les performances passées (données brutes N-5), présentes (données brutes N) et futures de l’entité sous-jacente, mesurant ainsi sa contribution à la transition vers une économie bas carbone : en tant que telle, elle constitue un bon indicateur pour quantifier l’exposition d’une entité aux risques liés à la transition. Les principes de calcul de la note globale CIA diffèrent en fonction de la nature de l’activité d’une entreprise, et de l’entité sous-jacente (entreprises ou obligations).
Méthodologie d’agrégation au niveau du portefeuille ■ Étape 1 : Retraitement des doubles comptes
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Le double compte des émissions a lieu lorsque la même tonne d’émissions de GES est comptabilisée plus d’une fois dans un portefeuille, généralement en raison de la compilation des émissions induites et économisées. Traitement des doubles comptes au niveau de la même chaîne de valeur Le fait de mesurer les émissions indirectes du Scope 3 peut conduire à un double compte pour les entreprises du même secteur, au niveau de l’entreprise. Pour éviter cette première série de double compte, CIA considère que la somme de toutes les émissions induites et des émissions économisées qui ont été accumulées lors de la création du produit final est proportionnelle à la valeur ajoutée de l’entreprise dans la création du produit final. Cependant, la valeur ajoutée par une entreprise sur des produits spécifiques est rarement divulguée, la méthodologie de CIA calcule donc la part de l’entreprise dans sa chaîne de valeur. Traitement des doubles comptes entre différents secteurs de l’économie mondiale Le double compte tend également à se produire entre trois catégories d’acteurs dans l’économie mondiale : − Les fournisseurs d’énergie (e.g. la compagnie pétrolière qui fournit le carburant) − Les entreprises à forte intensité d’énergie et de carbone (e.g. société exploitant des camions − Les entreprises fournissant des équipements et des solutions (e.g. le fabricant du camion). Par conséquent, la méthodologie CIA retraite les chiffres totaux des émissions de GES en attribuant un tiers des émissions de chaque catégorie. Le CIR permet notamment d’identifier les entreprises qui ont amélioré de manière significative l’efficacité carbone de leurs opérations, ainsi que les entreprises qui vendent des produits et des solutions conduisant à une réduction des émissions de GES sur leur durée de vie. Le CIR d’une entreprise augmentera si les émissions économisées augmentent ou si les émissions induites diminuent. Le CIR représente donc la capacité d’un acteur à réduire les émissions de GES par rapport aux émissions générées par son activité et ses produits. En tant que
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Source : Carbon4 Finance
Limites méthodologiques de CIA communiquées par Carbon4 Finance ■ Différence de périmètre entre le point de référence 2°C (périmètre Europe) et celui à 3.5°C (périmètre Monde) : Le calibrage de la formule de température utilise 2 points de repère : le Low Carbon 100 pour le point à 2°C (économie bas-carbone) et le MSCI World pour le point à 3.5°c (représentant l’économie mondiale dans un scénario business-as-usual). Or, l’économie cotée mondiale n’est pas l’économie cotée européenne, le calibrage n’est donc pas homogène. ■ Les souverains ne sont pas pris en compte dans la méthodologie. Par ailleurs, certaines limites méthodologiques peuvent également intervenir dans les calculs de trajectoire de température Une granularité sectorielle des analyses pourrait mener à une multiplication des hypothèses sous-jacentes, qui aurait pour effet d’opacifier le modèle utilisé et dont la rigueur serait plus difficile à évaluer. La marge d’erreur des résultats augmenterait également avec le nombre d’hypothèses, ce qui pourrait complexifier le pilotage d’une stratégie climat au niveau d’un portefeuille.
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ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT - RAPPORT ARTICLE 29 - EXERCICE 2023
ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT - RAPPORT ARTICLE 29 - EXERCICE
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