Rapport Article 29 – Loi Énergie-Climat | Exercice 2023

:  on c t i onn e m e nt Métrique MSA Le BIA-GBSTM décrit les impacts en termes d’artificialisation des sols, en MSA.m². Un MSA à 100% équivaut à un espace complètement préservé (par exemple une forêt vierge). Un impact de 1 MSA.km² équivaut à l’artificialisation de 1 km² de surfaces naturelles non perturbées. Plus le MSA.km 2 d’un portefeuille est élevé, plus son impact négatif sur la biodiversité est élevé. MSA.km² = MSA (%) x Surface impactée (km²) Impacts statiques et dynamiques Le BIA-GBS TM différencie les impacts statiques (le stock) des impacts dynamiques (le flux). ■ Impact statique : état de la biodiversité au début de l’évaluation ■ Impact dynamique : évaluation de l’impact pendant la période de l’évaluation A noter que puisque certaines limites planétaires ont déjà été franchies, pour être en mesure de restaurer le statique, il faudrait avoir un impact dynamique positif. Le fonctionnement de BIA- GBS TM Le BIA-GBS TM évalue les pressions exercées sur la biodiversité et leur impact sur l’état des écosystèmes à l’aide du modèle GLOBIO : le BS é v al u e le s pr e ss i ons e x e r cée s sur la i o di v e rs i t é e t le ur i mp ac t sur  l ' aide d u mo dèle OBIO e t de la r é p a rt i t i on d u chiff r e d ’ affai r e p a r ac t i v i t é e t TM

Traitement au sein d’une entité souveraine et de toutes les entreprises englobées dans cette entité Une autre élimination de double compte est appliquée sur les portefeuilles. En effet, à l’échelle macroéconomique, le PIB est impacté par les revenus des entreprises et des souverains. Pour éliminer la comptabilité multiple dans les portefeuilles, un ratio est appliqué sur chaque catégorie d’émetteurs, représentant la part de l’entreprise ou du souverain dans le PIB moyen : 72% pour le secteur privé et 28% pour le secteur public ■ Étape 2 : Agrégation au niveau du portefeuille Pour s’aligner avec les recommandations (e.g., PCAF) et exigences réglementaires (e.g., SFDR), la méthodologie utilise la valeur d’entreprise en incluant la trésorerie dans le calcul (EVIC) pour représenter la valeur de l'émetteur. ■ Étape 3 : Calcul d’un alignement 2°C Limites méthodologiques de CIA communiquées par Carbon4 Finance ■ Différence de périmètre entre le point de référence 2°C (périmètre Europe) et celui à 3.5°C (périmètre Monde) : Le calibrage de la formule de température utilise 2 points de repère : le Low Carbon 100 pour le point à 2°C (économie bas-carbone) et le MSCI World pour le point à 3.5°c (représentant l’économie mondiale dans un scénario business-as-usual). Or, l’économie cotée mondiale n’est pas l’économie cotée européenne, le calibrage n’est donc pas homogène. ■ Les souverains ne sont pas pris en compte dans la méthodologie. Par ailleurs, certaines limites méthodologiques peuvent également intervenir dans les calculs de trajectoire de température Une granularité sectorielle des analyses pourrait mener à une multiplication des hypothèses sous-jacentes, qui aurait pour effet d’opacifier le modèle utilisé et dont la rigueur serait plus difficile à évaluer. La marge d’erreur des résultats augmenterait également avec le nombre d’hypothèses, ce qui pourrait complexifier le pilotage d’une stratégie climat au niveau d’un portefeuille.

BIA - GBS

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2. Biodiversity Impact Analytics

Source : Carbon4 Finance

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i mp ac ts La méthodologie BIA-GBS TM intègre les données et l’expertise de Carbon4 Finance pour affiner les analyses, et notamment les modèles Carbon Impact Analytics (CIA) pour l’analyse de la chaîne de valeurs, et Climate Risk de s souv e r ai ns , la c onsomm a t i on t e rr i tor iale e t le s i mport a t i ons v e nt ilé s p a r calc u le r le s i nv e nt ai r e s à la p lace de s chiff r e s d ’ affai r e s . P our p l us d ’ i n f orm a t i ons sur

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souv e r ai ns , Impact Screening (CRIS) pour l’analyse de la répartition géographique et sectorielle. Traitement du risque de double comptage dans la méthodologie BIA-GBS TM c onsu l t e r la not e m é t h o d o l o gi qu e a sso ciée .

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Afin de répartir les impacts sur l’ensemble de la chaîne de valeur et de fournir des moyens d’éviter les doubles comptages, BIA-GBS utilise le concept de Scope. Le Scope 1 couvre les opérations directes. Les impacts survenant en amont sont décomposés en : ■ Production d’énergie non-combustible, qui relève du Scope 2 ■ Autres achats, qui relèvent du Scope 3 upstream. ■ Enfin, les impacts en aval de la chaîne de valeur appartiennent au Scope 3 downstream. Les données Carbon4 Finance utilisées pour les émissions de GES couvrent le Scope 3 amont et aval. Seul le Scope 3 amont est couvert pour les autres pressions.

Source : Carbon4 Finance

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ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT - RAPPORT ARTICLE 29 - EXERCICE 2023

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