Principales conclusions Les niveaux d’empreinte et d’intensité carbone de nos encours sont dans les mêmes ordres de grandeur que celles calculées sur les indices de comparaison utilisés. Sur l’exercice 2023, les niveaux d’empreinte carbone (tonnes de CO2eq / EVIC) de l’ensemble de nos encours ont diminué de près de 5 % sur les scopes 1 & 2 et de manière plus marginale sur les scopes 1, 2 et 3. Cette tendance baissière est plus prononcée sur les intensités carbone (tonnes de CO2eq / CA) puisque les scopes 1 & 2 diminuent de 26 % et les scopes 1, 2 et 3 de 15 %. Cette diminution s’explique par
Limites Scope 3 : Les données de scope 3 ne sont pas standardisées, encore mal maîtrisées par les émetteurs et soumises à des effets de double comptage lorsqu’elles sont agrégées au niveau d’un portefeuille. Dans ce rapport, nous suivons et comparons les émissions de scopes 3 mises à disposition par MSCI ESG Research. Celles-ci sont en partie estimées selon la méthodologie de notre prestataire et prennent en compte l’ensemble de la chaîne de valeur (amont et aval). Les émissions de scope 3 et mesures relatives associées, sont prises en compte dans notre grille d’analyse des plans de transition. Pour les émetteurs dont le scope 3 peut être significatif, ces éléments peuvent être considérés dans le cas d’investissement, en particulier pour les stratégies Net Zero. Émissions absolues : Nous avons choisi de ne pas reporter les variations d’émissions absolues dans le tableau car celles-ci évoluent proportionnellement aux encours de la société de gestion et des portefeuilles. Compte-tenu de la hausse des encours sur l’exercice 2023, toute comparaison avec l’exercice passé ne nous permet pas d’analyser les évolutions associées aux entreprises investies et aux choix d’investissements. Intensité carbone : Chez Rothschild & Co Asset Management, nous privilégions l’intensité carbone à l’empreinte carbone. L’empreinte carbone repose sur la valeur d’entreprise qui varie en fonction de la valorisation des actions et de la dette. Ainsi, celle-ci est soumise aux aléas du marché et peut évoluer quotidiennement. L’intensité carbone repose, quant à elle, sur le chiffre d’affaires d’une entreprise et indique l’intensité CO 2 capitalistique du modèle économique. Les informations relatives aux chiffres d’affaires sont communiquées de manière standardisée et récurrente par les sociétés et ne dépendent pas de la valorisation des marchés financiers. Augmentation de la température implicite : Cet indicateur a l’avantage d’être facilement appréhendable, mais les biais méthodologiques entre prestataires demeurent considérables et donnent lieu à des divergences significatives, telles que présentées dans le tableau. Nous cherchons à prendre en compte les profils de température de nos émetteurs en privilégiant les approches scientifiques et notamment les objectifs pris dans le cadre de l’initiative Science Based Target (SBTi).
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Une part des positions obligataires en croissance sur l’exercice (+ 10 points) : les fonds obligataires dont les encours sont supérieurs à 500 millions d’euros ont des empreintes et intensités carbone moins élevées que les fonds actions de cette même catégorie, témoignant d’investissements dans des secteurs moins carbo-intensifs.
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Une baisse effective des émissions absolues des entreprises en portefeuille.
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L'utilisation d’une approche monétaire : la situation financière de l’entreprise (sa valeur ou son chiffre d’affaires) influe sur son empreinte et son intensité carbone. Avec le contexte économique de 2023 et en particulier l’inflation, les chiffres d’affaires des entreprises en portefeuille ont eu tendance à bénéficier d’un pricing power avantageux, entraînant une hausse des revenus pour celles-ci, impactant mécaniquement à la baisse les intensités carbone.
Si l’on regarde les classes d’actifs, les intensités carbone des portefeuilles taux sont légèrement en-dessous des indices obligataires. En revanche, l’intensité carbone du portefeuille actions européennes est au-dessus de son indice de comparaison l’Euro Stoxx, en ligne avec son exposition marquée sur les entreprises associées au style “ value (1) ” correspondant à son objectif de gestion. Cela met également en évidence la disparité des niveaux d’avancement au sein de certains secteurs et la nécessité de considérer avec vigilance les différents niveaux de transition de certaines industries européennes, notamment au vue des enjeux liés aux émissions “ hard to abate (2) ” dans des activités encore importantes dans nos économies réelles. L’augmentation implicite de la température de nos encours, selon Carbon4 Finance, s’établit à +3°C , un chiffre en hausse de 0,2°C sur l’exercice par rapport à l'année précédente. Cette hausse s’explique en partie, par notre fonds R-co Valor, qui représente 14 % de nos encours et dont la température est de +3,7°C. Le fonds est investi dans des entreprises chinoises et américaines pour lesquelles la transition de leur modèle économique est moins avancée. À noter toutefois que le biais international du fonds donne lieu à une moins bonne mise à jour de données sur ce périmètre auprès de notre prestataire. Le fonds est en ligne avec l’indice MSCI World qui nous sert de comparaison.
Les deux stratégies Net Zero se démarquent des autres portefeuilles et de nos encours totaux . En effet, les deux fonds Article 9 SFDR et labélisés ISR, ont pour objectif d’avoir une intensité carbone, scopes 1 et 2, inférieure de 20 % par rapport à leur indice de comparaison et une baisse moyenne de -7 % par an par rapport à fin 2019.
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En adoptant un point de vue plus prospectif, l’augmentation implicite de leur température se situe à 2,1°C pour le fonds actions et 2,0°C pour le fonds obligataires, selon Carbon4 Finance, en dessous de celles des indices PAB que nous utilisons ici à des fins de comparaison. Si l’on regarde la méthodologie MSCI ESG Research, les températures se situent autour de 2°C pour les fonds Net Zero et les indices PAB. Ces éléments permettent de mettre en évidence notre capacité de sélection de valeurs de transition, en ligne avec la stratégie des fonds. Sur l’exercice, les températures sont stables pour les
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Les intensités carbone des fonds sont, conformément à la stratégie de gestion déployée, en baisse sur l’exercice et très nettement en-dessous des indices de marché et sur l’ensemble des scopes 1, 2 et 3. Elles sont néanmoins au-dessus de celles de leurs indices Paris Aligned Benchmark (PAB) respectifs. Cela s’explique naturellement par la construction des indices PAB qui pratiquent des exclusions sur les secteurs carbo-intensifs comme l’énergie et les producteurs d’électricité, mais qui vont s’exposer davantage sur les secteurs low-carbon, tels que la consommation et la technologie.
deux fonds, mais sur une période de 3 ans, les températures ont baissé de près de 1°C.
(1) On parle de stratégie “value” lorsque l’investisseur recherche des sociétés sous-évaluées par le marché à un instant donné, c’est-à-dire, dont la valorisation boursière est inférieure à ce qu’elle devrait être au regard des résultats et de la valeur des actifs de l’entreprise. Les investisseurs « value » sélectionnent des titres présentant des ratios cours/ valeur comptable faibles ou des rendements de dividendes élevés. (2) Difficile à réduire.
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ROTHSCHILD & CO ASSET MANAGEMENT - RAPPORT ARTICLE 29 - EXERCICE 2023
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