« Les entreprises qui ne veulent pas considérer ce sujet finiront par rencontrer un problème d’attraction et de rétention des talents, à la fois vis-à-vis des personnes concernées, et de toutes celles qui pensent qu’on ne peut pas occulter cette réalité» appuie Jean- Laurent Bonnafé (BNPP) . « Si vous ne prônez plus la diversité, vous vous mettez dans une forme d’exclusion. SI vous voulez recruter, redonnez du sens, ce n’est pas possible de se désintéresser du sujet » affirme Corinne de Bilbao (GE France) .
Et le dialogue social ? Si les centrales syndicales ont, depuis nos premiers contacts en 2002, évolué et intégré la question LGBT dans leur plaidoyer, les régions de l’Autre Cercle nous remontent que trop d’unions régionales ou locales esquivent, voire rejettent la question sur le terrain alors que leur soutien sur ce sujet comme tant d’autres est essentiel. Côté patronat les discussions sont engagées mais dans la discrétion, le tempo là aussi ne favorise pas une démarche concertée. Un paragraphe à ajouter dans le cadre de la prochaine négociation de l’ANI (Accord National Interprofessionnel) ? Il y a une urgence à ce que la question de la diversité soit enfin abordée en n’excluant aucuns critères, y compris ceux qui ne sont pas visibles ni quantifiables, ne pouvant de ce fait être soumis à pénalités financières. La déclaration de Madrid* de la Confédération Européenne des Syndicats le 30 juin 2017 est explicite mais ne semble pas avoir eu beaucoup d’échos en France.
* https://www.etuc.org/sites/www.etuc.org/files/document/ files/170630_ces_declaration_de_madrid_fr.pdf
20 ans déjà… et des projets pour demain -
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