« Il y a un mouvement de fond qui fait qu’on ne pourra plus revenir en arrière. Notre réseau GLBTA (gay-lesbienne-bi-trans-allié) est passé de 100 à 300 membres en un an en France, le mouvement s’est accéléré avec l’intégration d’Alstom qui n’était pas de culture américaine, preuve que cela correspondait à une vraie attente » se réjouit Corinne de Bilbao (GE France) . « Le sujet s’est installé tardivement mais plus robustement que la question de la mixité F/H. Il y a beaucoup d’effets ralentisseurs pour évacuer le sujet, mais quand il est à peu près apprivoisé, l’évidence business s’impose (mon client est peut-être gay) » assume avec humour Armelle Carminati-Rabasse (Medef) . « L’orientation sexuelle n’est plus un enjeu chez nous, on en parle si on veut. Vous nous avez permis d’avancer suffisamment sur la question pour qu’il n’y ait plus aucune discussion, aucune interrogation sur le risque éventuel d’en parler » se réjouit Vincent Poirel (Page group) . « On juge par l’histoire, il y a un mouvement sur lequel il sera difficile de revenir en arrière. Il y a des taquets anti-retours dans l’évolution de la société, mon environnement de travail n’a pas changé mais je note que la banalisation du sujet va croissant dans les discussions de tous les jours » se réjouit Anne Delbegue (Audiens) . « Nous avons de plus en plus de personnes transidentitaires qui font leur coming out, et plus de femmes et de jeunes qui rejoignent le réseau interne » constate avec plaisir Jean-Louis Carves (IBM) . « On est à un versant de l’histoire où l’on parle de fluidité, on adopte une façon différente de regarder l’autre, autrement que sur un nuancier blanc/noir, straight/gay, littéraire/scientifique » nuance Armelle Carminati-Rabasse (Medef) .
20 ans déjà… et des projets pour demain -
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