Rendez-vous dans 10 ans ! Les membres de l’Autre Cercle interrogés sont majoritairement optimistes sur l’atteinte des objectifs, mais assez pessimistes sur le temps nécessaire pour les voir appliqués de manière effective et homogène. On l’a vu avec le « mariage pour tous », les avancées peuvent toujours être remises en cause. D’où la nécessité d’une vigilance permanente et d’un combat pour l’« institutionnalisation » de l’inclusion et son inscription dans la loi. Même si les notions d’acceptation de l’autre gagnent du terrain si l’on se compare à la société d’il y a 20 ou 30 ans, il est clair que les évolutions sociales et sociétales majeures sont souvent liées à des évolutions juridiques, assorties de sanctions financières et pénales, et se font à un rythme lent. Par ailleurs, mettre l’accent sur les liens qui existent entre toutes les discriminations (discriminations croisées, telles que femme et homosexuelle, origine et handicap, etc…) est vu comme une façon d’être plus audible et plus efficace dans le cadre du monde du travail. Plus audible car cela permet de parler de diversité de manière plus globale et donc de faciliter l’approche. Plus efficace car cela crée des synergies entre les sujets de la diversité. Institutionnaliser l’inclusion comme grande cause nationale serait une façon de promouvoir cette approche au niveau qu’elle mérite. L’optimisme prévaut donc si on considère que le processus est enclenché… le pessimisme si on évalue le temps nécessaire à l’aboutissement des actions, leur prise en compte sur le plan du droit et leur généralisation effective dans tous les environnements de travail.
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- 20 ans déjà… et des projets pour demain
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