Qu’en pensent-elles et ils ?
« Continuer à travailler sur les stéréotypes, dès que tu commences à être conscient.e de tes filtres, tu n’agis plus pareil. Mais si cela n’est pas fait à grande échelle cela ne bougera pas » constate Aline Crépin (Randstad). « Partagée : optimiste si la diversité est enfin abordée avec fluidité sans segmenter comme en ‘category marketing’. Mais simultanément je vois à quel point le sujet est associé à la confrontation des cultures entre l’orient et l’occident, combien il est instrumentalisé au nom de combats religieux de plus en plus féroces. Les montées du populisme, le fossé qui se creuse entre la vie urbaine et les zones isolées, les oppositions frontales sur la conception d’un homme ‘convenable’ et d’une femme convenable’ me rendent plus inquiète que jamais » regrette Armelle Carminati- Rabasse (Medef) . « On ne sera plus que sur le changement des mentalités avec une partie générationnelle et culturelle. Si notre entreprise est à l’aise, cela ne veut pas dire que tout le monde est à l’aise. Celui qui porte déjà un critère différent ne va pas en plus se rendre visible. Les réfractaires n’ont pas compris que c’est bon pour le business et que c’est important pour l’équilibre de leurs équipes et pour les clients » considère Jean-Baptiste Obeniche (EDF) . « Optimiste, une vision pessimiste serait très identitaire, notre monde garde des fondements laïcs forts. Je crois plus à l’affirmation républicaine et au fonctionnement en réseau, au développement de la nouvelle économie, ‘l’open innovation’ qui aère nécessairement le fonctionnement d’entreprises qui, par centrisme ou défaut d’ouverture, n’arrivent pas à évoluer » conforte Pierre Coppey (Vinci) .
20 ans déjà… et des projets pour demain -
- 77
Made with FlippingBook. PDF to flipbook with ease