Étonnamment, elles et ils sont plus optimistes que nous ne le pensions. Mais concomitamment leurs remarques viennent compléter les réserves que nos adhérent.e.s ont exprimé quant à un avenir radieux ou tout du moins dégagé des relents de haine que nous avons vu se déverser durant les débats pour l’extension du mariage aux couples de même sexe. Ces dernières années, grâce en particulier à la pression d’associations LGBT, on assiste à des avancées importantes vers l’égalité des droits : des actes ont été posés (mariage, adoption, conditions de changement d’état civil pour les personnes trans) et l’arsenal répressif a été renforcé, de sorte que, dans la loi, les personnes LGBT sont mieux reconnues et protégées. Les revendications des associations LGBT sur un plan légal (voir encadré Joël Deumier SOS Homophobie pages 52- 53) ne doivent pas occulter ce qui doit être pris en compte par les employeurs dans le contexte juridique actuel. Concernant l’homoparentalité et l’égalité des droits parentaux et familiaux, inégalement reconnues dans les organisations, la question de permettre à tout couple de disposer des mêmes droits s’invite chez tous les employeurs quelle que soit l’issue des débats sociétaux à venir sur la GPA/PMA. Peut-on encore traiter différemment ses collaboratrices et collaborateurs, au prétexte que la loi l’autorise ? La reconnaissance de l’état d’homme ou de femme décorrélé de l’état civil est également un enjeu pour l’inclusion des personnes transidentitaires. Le taux de chômage des personnes trans et l’injustice dont elles et ils sont victimes pour un chiffre dans un numéro de Sécurité Sociale non conforme à l’apparence n’est plus acceptable.
20 ans déjà… et des projets pour demain -
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