Comment tu gères le risque ? Tu le calcules, tu l’acceptes, tu l’utilises comme moteur ? Et quel a été le plus gros pari que tu aies dû faire ? Oui, on fait beaucoup de tests et on calcule énormément chez Blackout. On croit en cet adage : dans l’entrepreneuriat, l’entreprise qui gagne est celle qui a la capacité de tester le plus vite. En ce sens, on ne fait jamais de « all-in » dans un projet, et on ne prend donc jamais de risques inconsidérés. On teste ; si on voit que ça prend, on enfonce la porte. Si ça ne prend pas, on teste autre chose. Le plus gros pari résidait probablement dans le fait de faire des partenariats avec des célébrités « clivantes ». Notre première collaboration était avec Nicolas Anelka, qui est loin d’être « lisse ». Pour autant, on a osé, et cette collab a cartonné sans porter atteinte à notre image.
Et à l’inverse : quel a été le moment où tu t’es dit “Ça y est, on tient quelque chose de fort” ? C’est drôle : à la base, tôt
Quels ont été les moments les plus difficiles depuis la reprise de Blackout ? Ceux qui t’ont fait douter — et ceux qui t’ont fait grandir. Les moments les plus durs sont sans hésiter les phases de stagnation, les moments où l’on réalise qu’on a fait une belle croissance mais que ce qu’on a mis en place pour en arriver là doit être réinventé pour passer au palier supérieur. Ces périodes où l’on sent comme un plafond de verre si l’on maintient nos méthodes et nos équipes « en l’état ». Ce sont des phases difficiles : on doute, on se remet en question, on se demande si on va y arriver. Mais avec le temps, on apprend à vivre avec, et on prend désormais la chose comme un jeu. On a simplement atteint un nouveau niveau, et on doit essayer de battre le nouveau boss. Et quand on le bat, un nouveau niveau apparaît.
dans l’aventure, ces moments étaient des
atteintes d’objectifs chiffrés. Le premier million de CA, le premier mois à 200k… Et plus on avance, plus on se rend compte que les chiffres ne constituent plus vraiment des moments de réalisation. En revanche, notre premier séminaire d’équipe, où l’on a senti une vraie cohésion, et plus récemment notre soirée de lancement pour « The Wormhole », une de nos dernières montres, où l’on a réuni 200 personnes – clients, amis de la marque, proches – dans un cinéma à Paris… c’était vraiment un moment qui nous a fait réaliser qu’on construit quelque chose de beau. Plus ça avance, plus c’est le contact humain qui nourrit ces réalisations.
“PLUS ÇA AVANCE, PLUS C’EST LE CONTACT HUMAIN QUI NOURRIT CES RÉALISATIONS.”
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ISSUE 04
MDB MAG
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