La revue du détaillant N° 586 - Edition 2018

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T Premier magazine des petites et moyennes entreprises commerciales de l’alimentation de proximité

DOSSIER SPÉCIAL ACHATS VENTES ET LOGISTIQUE

ACTUALITÉS

RECHERCHE ÉPICERIES FINES POUR DÉGUSTATION D’OLIVE PREMIUM

a été créé en 1947 N° ISSN 0244-2604 ALLIANCE MAG, Sarl au capital de 73 632 R.C.S. Paris B 430 475 467

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SOMMAIRE

ACTUALITÉS ASSISTANCE DÉPANNAGE INTERVIEW DE JOËL KUNTZMANN DOSSIER SPÉCIAL : ACHATS VENTES ET LOGISTIQUE BRÈVES SOCIALES & LES PETITES ANNONCES TABLEAU DE BORD

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AVIS DE DÉCÈS Monsieur René BOURGINE s’en est allé le 14 février dernier à l’âge de 96 ans. Il a créé le premier syndicat des épiciers français , anciennement connu sous l’acronyme SEVF (Syndicat National de l'Epicerie, Commerce des Vins et Boissons à emporter et Fruitiers) et devenu l’UCP (Union des Commerces alimentaires de Proximité). La FNDECB et son Président, les Présidents des syndicats et les administrateurs ainsi que les permanents, saluent la mémoire de ce fervent défenseur du commerce indépendant de proximité.

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CONTENU EN PARTENARIAT AVEC EDF ENTREPRISES

Conseillère clientèle EDF Entreprises, Isabelle Afonso est à l’écoute quotidienne des professionnels. Pour coller au plus près de leurs besoins, EDF Entreprises a conçu des offres adaptées aux typologies d’activités . Dès le premier contact téléphonique, grâce à un questionnaire, Isabelle Afonso prend connaissance des attentes et souhaits des entreprises en matière de fourniture d’énergie. Elle peut alors proposer l’ offre qui convient le mieux au client . Ainsi, à côté du Contrat Garanti, existent des contrats davantage personnalisés . Pour les métiers de la boulangerie- pâtisserie , où les pics de consommation sont concentrés le matin, EDF Entreprises a créé le contrat Matina (1) , avec des prixplusattractifs sur lesheures creuses (entre 23h et 3h& 6h et 7h) et super creuses (entre 3h et 6h du matin). Et pour les activités saisonnières exercées par les agriculteurs et l’hôtellerie de plein air notamment, le contrat Estivia (1) propose des prix plus attractifs en période estivale . En pa- rallèle de ces offres adaptées qui aident les professionnels à réduire leurs dépenses énergétiques , EDF Entreprises propose des services qui leur permettent de suivre et op- timiser leur consommation énergétique ou d’assurer la continuité de leur activité. ASSURER LA CONTINUITÉ DE SON ACTIVITÉ AVEC EDF Service Assistance Dépannage

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PAROLES D'ÉPICIER

INTERVIEW DE JOËL KUNTZMANN

« Les épiciers sont des dénicheurs de produits de qualité, cela demande beaucoup de travailmais on a le devoir d’être à la hauteur. » Heureux patron avec son épouse d’une épicerie à Strasbourg et Président de l’UCP Alsace, Joël KUNTZMANN nous raconte son parcours, son amour du métier et sa vision du commerce indépendant de proximité. POURQUOI ÊTES-VOUS DEVENU ÉPICIER ? Joël Kuntzmann : « Je suis devenu épicier pour rejoindre mon épouse. Nous ne concevions pas être d’être séparés 5 jours sur 7 car moi j’étais sur la route et elle travaillait dans une épicerie à Strasbourg. En effet, après mon DUT, j’ai décroché un poste en audit et contrôle pour un laboratoire privé. Les clients visités étaient principalement issus de la grande distribution. Ainsi au-delà de mes compétences réglementaires, cette expérience m’a construit dans le contact avec ce milieu. Mais j’en ai eu assez de circuler dans le Grand Est toute la semaine et c’est alors que le commerce dans lequel tra- vaillait mon épouse depuis 10 ans a été mis en vente. Elle y a fait son apprentissage puis a été embauchée en tant que salariée et elle a senti le potentiel. Ainsi, nous nous sommes lancés dans l’aventure et avons décidé de faire évoluer ce commerce traditionnel de quartier. Et c’est mon épouse qui m’a formé au métier d’épicier ! Elle avait toute la connaissance du commerce : le contact client, le conseil, la vente. Et moi j’ai apportémes connaissances réglementaires. Nous sommes très complémentaires. Nous avons aussi été accompagnés par les anciens propriétaires qui ont pu nous renseigner dès que nous avions un doute ou une question. Lorsqu’on reprend un commerce, c’est important de garder de bonnes relations avec ses prédécesseurs. C’est un gain de temps inestimable. » PARLEZ-NOUS DE VOTRE ÉPICERIE JK : « Nous avons repris le commerce en 1999. On a voulu donner une nouvelle âme aux lieux et des travaux ont donc été engagés avec l’installation de frigos supplémentaires pour augmenter la part de produits frais, avec l’ajout de nouveaux rayonnages fruits/légumes, ainsi qu’une nouvelle devanture. Nousavonsaussi participéau lancement de l’enseigneEpicerieService lancée par un collectif de commerçants et soutenue par le FNDE. Un bon point de départ pour notre commerce avec une image forte avec un vrai concept marketing, en faveur du commerce indépendant. L’Epicerie Service apportait des solutions comme la mise en avant des produits avec les promos ou un espace spécifique aux 50 produits de base sur lesquels il fallait être compétitif. Et c’était surtout un gain de temps dans le choix du concept et des outils. Notre boutique a connu de très bonnes années puisque le CA a été multiplié par deux en 5 ans. En 2012, nous avons engagé de nouveaux travaux pour encore augmenter la part de frais car il faut se démarquer, être spécialiste pour exister au niveau du commerce de proximité. On ne peut plus fonctionner uniquement en dépannage ou en copiant la grande distribution. Il faut devenir spécialiste, professionnaliser son offre en choisissant les bons produits aux bons prix. Et surfer sur les tendances comme le bio, le frais, les produits à la coupe, la cave à vins, le rayon traiteur… Chez mes concurrents, tout est standardisé avec des produits préemballé en LS, alors on s’est démarqué en travaillant sur le traditionnel : charcuterie à la coupe, volailles fermières, plat traiteur de qualité. » D’APRÈS VOUS, COMMENT PERDURER ET VIVRE DE SON ACTIVITÉ EN TANT QU’INDÉPENDANT ? JK: «Onaessayéd’évoluer et des’adapter à laclientèle. Cettedernière change, elle rajeunit. On a vu disparaitre la clientèle de personnes âgées qui achetait tout au même endroit. Pour perdurer et maintenir le CA, il faut faire plus de clients avec un panier moyen plus faible et proposer des produits de qualité.

Ce qui se développe ? les plats préparés et sains : plateaux de fruits frais, potages maison, compotes maison. Le traiteur pour le midi. On se démarque de ce qui se fait ailleurs et on retrouve le créneau du boulanger pâtissier ou du traiteur traditionnel avec les notions de plaisir et de qualité. Avec l’expérience, je suis convaincu que le commerce indépendant de proximité doit jouer un rôle complémentaire au commerce intégré. On doit apporter de la plus-value à travers le conseil et le choix. Et puis on a la chance d’avoir le contact et le retour des clients. Ainsi on sélectionne selon leurs avis et observations. On fait partager notre amour du bon produit, de la qualité. Et lorsqu’il y a du partage il y a une vraie relation qui s’installe. On est des dénicheurs de produits de qualité, cela demande beaucoup de travail mais on a le devoir d’être à la hauteur. » EST-CE LA FIN DES COMMERCES INDÉPENDANTS ? JK : « Le magasin indépendant de proximité n’est pas mort ! La présenced’uncommercedans lequartier c’est ungagededynamisme, de lien social entre les clients eux-mêmes, entre les clients et le professionnel. Il anime le quartier, il faut réussir à partager sa passion des bons produits. A Strasbourg on a subi le retour des grands distributeurs sur la proximité. Ils ont compris que l’avenir passait par la proximité. Les gens n’ont plus de voiture, font leurs courses plus souvent mais en moindre quantité. Les très grands réinvestissent la proximité. A nous d’être fort et de trouver des points de différenciation pour continuer à occuper le terrain. Car la proximité c’est nous ! Il faut bien garder à l’esprit qu’il y a plein de tendances qui permettent de se différencier de la concurrence : le vrac, le bio, les rayons fromage et charcuterie, … Cela demande une bonne connaissance des produits et donc de la formation. Le commerce de proximité a un avenir mais il doit évoluer et ça passe par 2 choses : savoir se différencier des concurrent en proposant une offre innovante (le vrac, le bio, l’ultra-frais, le terroir, le local, …) et en étant présent sur les nouveaux canaux de communication (site web, page Facebook, commande…). Au-delà de la différenciation, il faut se dire qu’il existe une complémentarité entre nous et la grande distribution : nous apportons lesproduitsduplaisiralorsqu’ellereprésentelesproduitsdenécessité. Pour que le commerce indépendant de proximité perdure, je souhaite rappeler l’importance d’adhérer et de rejoindre le syndicat. Il faut que tous les épiciers - hédonistes/traditionnels, pratiques ou ethniques - soient représentéset il est important que lescommerces indépendants se retrouvent autour d’un projet commun emmené par l’Union des Commerces alimentaires de Proximité, le syndicat des commerces indépendants de proximité. »

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Lors du démarrage d’une activité le stock de départ doit être suffisamment important pour que lemagasin soit bien achalandé. Le montant dudit stock est fonction de la taille du point de vente. En règle générale, et en fonction de la part du chiffre d’affaires estimée par un éventuel rayon frais, le stock représente 15 jours de chiffre d’affaires pour un magasin réalisant 60 à 70 % de son chiffre d’affaires en produits frais. Il peut atteindre 20 à 25 jours de chiffre d’affaires pour un magasin possédant un rayon vin ou un rayon de spiritueux de 150 à 200 références. Pour un magasin de 100/150 m 2 de surface de vente, il n’est pas rare que le stock soit proche de 60 000 euros. Le stock est calculé en prix de revient des produits hors taxes. Sa gestion implique des questions d’achats et de logistique.

encaissant ses clients avant de régler ses fournisseurs.

LES ACHATS

Dans ce cadre, certains fournisseurs optent pour des mécanismes d’assurance-crédit ou d’affacturage, c’est-à-dire qu’ils cèdent moyennant une décote de leur créance, les montants des factures de leurs clients auprès d’organismes financiers spécialisés. Ces derniers ont accès à un certain nombre de données financières sur la situation des clients et, en fonction de ces informations, peuvent exiger un règlement comptant s’ils ont des doutes sur la solvabilité de leur interlocuteur. Après un certain temps et en fonction des volumes, il n’est pas rare de pouvoir négocier ses conditions d’achat. A ce titre, il faut considérer des éléments à même de favoriser (ou non) les négociations fournisseurs et notamment : f Le poids que les achats du détaillant représentent chez son/ ses fournisseurs (pour vérifier ce point, il peut être utile d’aller sur www.societe.com) pour voir les comptes du fournisseur si ce dernier les dépose et voir la quote-part du chiffre d’affaire que représentent les achats hors taxes du détaillant. Si les achats du détaillant représentent une part significative du chiffre d’affaires de son fournisseur, alors pour ce dernier le détaillant sera stratégique et il sera plus enclin à faire des remises ; f L’historique et les volumes de commandes ;

Les achats auprès des fournisseurs et notamment leur volume, impliquent des différences notables en matières de prix. En effet, plus le détaillant aura de poids chez un fournisseur, plus il sera à même de négocier des prix d’achat intéressant. Il est à noter que lors d’une installation, notamment en fonction de la solidité financière de la société (a-t-elle suffisamment de trésorerie de départ à même de rassurer le fournisseur qui ne connaît pas encore la solvabilité de son nouveau client), il n’est pas rare que les fournisseurs exigent d’être réglés à la commande. Lors de la vie du magasin, les choses évoluent et des délais de règlement se mettent en place. Les délais de règlement sont en partie fixés par le législateur, notamment sur les produits frais qui sont réglés en règle générale à 30 jours date de facture (en résumé, une facture du 3 janvier devra être réglée le 3 février). Il s’avère également qu’il est assez fréquent que les factures soient réglées en 20 jours fin de mois pour les produits frais ou en 30 jours fin de mois pour les produits secs. Par exemple, une facture du 3 janvier sera réglée à 20 ou 30 jours suivants (le 23 janvier ou le 3 février) + la fin du mois, autrement dit, dans le premier cas le 31 janvier et dans le deuxième cas le 28 février. Les délais de règlement fournisseurs, s’ils sont négociés, améliorent significativement la trésorerie de l’entreprise, cette dernière

f L’historique des paiements. Un détaillant honorant sans

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ACHATS, VENTE ET LOGISTIQUE DOSSIER SPÉCIAL

difficultés les paiements dus à son fournisseur aura plus de facilité à négocier des conditions d’achat attractives, illustrant par-là l’adage « Qui paye ses dettes s’enrichit ».

leur retourner une opposition pour le cas où il ne serait pas d’accord avec un montant ;

• Les prélèvements pour lesquels le fournisseur prélève directement le compte du client. Il est à noter que le détaillant peut s’opposer durant quelques jours –durée à valider- au prélèvement mais ceci implique qu’il vérifie son compte bancaire de manière quotidienne. Le détaillant peut faire de son choix de règlement un élément de négociation. En effet, s’il « donne » la main au fournisseur, il le sécurise et peut en faire un argument de négociation. Il peut également choisir de garder la main ou de panacher les systèmes (par exemple conserver l’initiative du paiement sur les achats peu fréquents et fonctionner par traite non soumises à acceptation ou prélèvement auprès de ses fournisseurs récurrents dans un souci d’efficacité. Ce dernier doit conserver à l’esprit l’importance d’avoir une vision sur les règlements qu’il effectue car les difficultés ponctuelles de trésorerie peuvent arriver, tant aux moments de creux d’activité (lorsqu’il s’agit de régler les achats de juillet avec un chiffre d’affaire moribond du mois d’août par exemple) que lors de décaissements d’importance (loyers payés trimestriellement d’avance par exemple). En résumé, il faudra bien apprécier la nature de sa relation avec le fournisseur, la nature du rapport commercial, l’impact stratégique de ce dernier afin de bien cerner la capacité de négociation dont le détaillant bénéficiera. Pour le cas où le point de vente s’approvisionne auprès de magasins cash & carry de type Métro, les règlements se font comptant, sauf à bénéficier de la carte de fidélité qui permet des paiements décalés (généralement 10 jours) et des cumuls de points. Tel est par exemple le cas de la carte réflexe chez Métro. L’ensemble des conditions applicables sont généralement disponibles sur le site internet du fournisseur. Il est enfin à noter que des délais additionnels de règlement peuvent être parfois négociés lors de l’ouverture d’un commerce et notamment au règlement de la première commande sur trois mois sans frais. Une fois le produit acheté, faut-il encore le vendre. Et pour ce faire ne pas négocier les quelques éléments clés d’une offre marchande, à savoir le choix (diversité et cohérence des gammes constituées), la qualité (les produits sont-ils suffisamment qualitatifs et en concordance avec les attentes de la clientèle) et le prix (les produits sont-ils en adéquation en termes de prix avec le prix supportable par la clientèle).

f La nature du fournisseur et la nature de son tarif :

• Certains fournisseurs qui ont l’habitude de travailler avec la grande distribution fournissent un seul tarif aux détaillant mais ce tarif est parfois un tarif dit brut, ce que le détaillant ignore la plupart du temps. Lorsque l’on parle d’un tarif brut, c’est-à-dire que ce tarif peut être remisé. Il m’est arrivé d’avoir une discussion avec un fournisseur et que je lui dise que j’allais devoir cesser de travailler avec lui car le tarif à ma disposition était trop élevé et que je trouvais certains produits en distribution à des prix nettement moins cher que ceux que je pratiquais et que je n’étais donc pas compétitif, ce à quoi le fournisseur m’avait demandé quel était le tarif dont je disposais. Lui montrant le tarif, ce dernier m’avait précisé qu’il s’agissait d’un tarif brut alors que je pouvais bénéficier d’un triple net. Par triple net, l’on entend tarif brut après application de remises, rabais et ristournes. Ces remises, rabais et ristournes atteignent parfois jusqu’à 25 % du tarif brut ; • Certains fournisseurs ont également des tarifs spécifiques en fonction des commerces. Tel est notamment le cas dans le vin ou les fournisseurs ont un tarif pour les cavistes (qui appliquent des coefficients de l’ordre de x2 ou x2,2 sur le prix hors taxes acheté) et un tarif pour les restaurateurs qui appliquent des coefficients de l’ordre de x3,5 ou x4 sur le prix hors taxes acheté ; f Du service offert par le fournisseur. Un fournisseur de produits frais qui organisera une livraison quotidienne, sans coût additionnel, pourra être stratégique pour le détaillant, ce dernier ne pouvant pas organiser le transport lui-même et donc, rendre sa capacité de négociation moindre. f Le règlement est à l’initiative du client. Celui-ci peut être effectué en espèces, par chèque, par carte bancaire ou par virement. Il faut toutefois privilégier les moyens offrant une traçabilité en cas de contrôle ou de litige ; f Le règlement est à l’initiative du fournisseur. Dans ce cas, il peut être procédé par traite directe autrement appelée LCR ou par prélèvement. Il convient de distinguer plusieurs cas : • Les traites soumises à acceptation, pour lesquelles le fournisseur envoie un bordereau à lui retourner signé afin qu’il présente la traite (système relativement lourd et fastidieux) ; • Les traites non soumises à acceptation pour lesquelles le fournisseur envoie un bordereau directement à la banque. Dans ce cas, la banque envoie un récapitulatif des traites au détaillant quelques jours avant leur tirage et celui-ci peut Concernant les règlements, le choix de ces derniers est en théorie à l’initiative du client. On distingue deux cas de figure :

LES PRIX DE VENTE

Lorsque le commerçant s’installe ou opère son commerce, ce dernier a à cœur de ne pas détruire trop de produit. À ce titre, la démarque, qu’il s’agisse de produits périmés, de vols ou de casse peut atteindre jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires si l’on n’y prête pas attention.

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Quelques taux de marge brute sont observables dans des typologies de commerce ou de distribution :

Le commerçant a également à cœur de générer du profit et donc, de placer des prix de vente supportables par la clientèle.

Concernant ce dernier point, il est d’usage de parler, lors de la fixation des prix de vente, de coefficients multiplicateur sur le prix d’achat . Généralement, l’on parle d’un coefficient sur le prix d’achat hors taxes du produit, afin de déterminer le prix de vente TTC du produit auprès du consommateur final. Si la grande distribution opère parfois des coefficients de l’ordre de 1,4 à 1,6, il n’est pas rare que les commerçants pratiquent des coefficients de 2 à 2,2. Ces coefficients sont acceptables par le consommateur si ce dernier trouve :

f Grande distribution (hypers) : 22 à 27 % soit des coefficients de 1,2 à 1,5

f Distribution bio : 32 à 36 % soit des coefficients de 1,5 à 1,7

f Commerce de proximité intégrés à la distribution : 37 à 45 % soit des coefficients de 1,7 à 2

f Commerce traditionnel : 39 à 47 % soit des coefficients de 1,7 à 2

f Des produits qu’il ne trouvera pas dans la distribution généraliste ;

Il est assez difficile d’avoir une vision précise des marges brutes, selon ce que l’on inclue dedans. En effet, la logique veut que l’on parle de ventes moins achats. Lorsque l’on parle des achats, il convient d’y inclure les accessoires aux achats dont la logistique et le transport, la variation des stocks (en plus ou en moins, selon les années), la casse… Les chiffres de la grande distribution sont parfois trompeurs car la marge n’inclut pas les marges que peut faire en amont une centrale d’achat. Auquel cas, pour être exhaustif, il faudrait rajouter une partie de la marge amont effectuée par les centrales d’achats aux coefficients pratiqués par les hypers. La logistique est un point clé et trop souvent négligée dans l’approche du commerçant. Elle représente de 7 à 10 % du chiffre d’affaires des grandes enseignes de la distribution alimentaire et se décompose environ à 50/50 de transport et de logistique (entreposage et manutention). Ce sont des frais difficiles à isoler car ils sont de natures diverses et pas toujours évidentes. En effet, il est fréquent que les fournisseurs pratiquent des franco de port. Par franco de port, on entend minimum de commande à partir du quel aucun frais de transports n’apparait même si ces derniers sont quelque part inclus dans le prix d’achat du produit et mutualisés sur l’ensemble des clients. Lorsque les franco de port ne sont pas atteints, il est possible soit : LA LOGISTIQUE

f Du conseil qu’il ne trouvera pas dans la distribution généraliste ;

Il est possible, par un travail sur les assortiments, de trouver des produits offrant des prix d’achats satisfaisants et se démarquant de la concurrence. Les produits issus de gros industriels de l’agroalimentaire ne sont pas systématiquement moins chers que des produits de petits producteurs car leurs frais de fonctionnement (siège), les budgets de communication, génèrent parfois des charges que ces derniers doivent répercuter dans le prix de vente de leurs produits. La détermination des prix de vente permet ensuite de calculer la marge brute. Par marge brute, l’on entend le prix de vente revenant dans la poche du détaillant soit le prix de vente des produits hors taxes (après avoir reversé la TVA à l’Etat) moins le prix d’achat hors taxes auquel le détaillant a acheté le produit. Il faut donc retraiter la TVA que le détaillant récupère auprès du client final pour la reverser à l’Etat. Pour les achats, ce dernier récupère la TVA auprès de l’Etat.

La TVA dans l’alimentaire supporte aujourd’hui trois taux :

f Un taux dit réduit de 5,5 % pour la plus grande partie des produits ;

f Un taux dit normal de 20 % pour les vins et alcools, le chocolat au lait et quelques produits de luxe ou de confiserie ;

f Un taux dit intermédiaire de 10 % pour la partie restauration

f Que le transport soit facturé en sus ;

Le tableau suivant explique le passage du coefficient au taux de marge brute :

f Qu’il ne soit pas possible de commander

Le commerçant doit alors être vigilant si les franco de port lui paraissent trop élevés car il aura vite fait de charger son point de vente avec des produits qui ne tournent pas et donc finiront en perte, non sans avoir au préalable, « plombé » sa trésorerie. Les franco s’entendent parfois en kg, parfois en colis mais le plus souvent en euros. Assez fréquemment, ces derniers sont entre 300 et 600 euros.

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LA LOGISTIQUE :

Certains fournisseurs ont des franco nettement plus réduits (de l’ordre de 150 euros), notamment les fournisseurs qui servent la restauration, gourmande de petits volumes livrés très fréquemment (parfois jusqu’à deux fois par jours pour certains fournisseurs de fruits & légumes servant la restauration à Paris notamment). On retrouve alors parfois des livraisons de A pour B (d’un jour A au lendemain B), alors que plus généralement les fournisseurs du commerce de détail livrent de A pour C ou D ou encore une à deux fois par semaine. Les fournisseurs ayant des franco très réduits pratiquent en revanche généralement des prix de vente plus élevés, impactant le coût du transport dans ces derniers. Lorsque le commerçant fera croître son commerce et si les volumes augmentent, ce dernier pourra souhaiter organiser sa logistique ou se pencher dessus. A ce titre, il faut prendre en compte quelques principes de base sur le transport et la logistique.

Au sein de leurs plateformes, les logisticiens (Stef, ID logistics, Malherbe, … selon leurs spécificités) peuvent être amenés à réaliser des opérations d’entreposage sur des durées plus ou moins longues et ou de mouvementer des colis ou des palettes. Il est à noter que le coût de mouvement d’une palette chez un logisticien s’échelonne généralement entre 2,3 et 2,8 euros tandis que le coût de mouvement d’un colis/carton s’échelonne entre 0,23 et 0,8 euros. L’alimentaire, vu le poids, l’encombrement des produits transportés et leur faible valorisation est gourmand en logistique et s’accommode mal des prestations de manutention au colis, contrairement aux produits très fortement valorisés (produits de luxe et de technologie). En effet le coût de manutention d’un carton de 6 bocaux de soupe valorisés en prix de vente 18 ou 24 euros (prix de vente moyen estimé du bocal de 3 ou 4 euros) représente une quote part très élevée. Si l’on prend l’exemple d’un mouvement de colis à 0,8 euros, cela représente entre 0,3 et 0,4 % du chiffre d’affaires pour un seul mouvement de colis au sein d’un entrepôt. Si l’on mouvemente un même colis composé de 6 smartphones, je vous laisse imaginer la différence ! En bref, avant de se lancer dans l’organisation d’une logistique intégrée, il conviendra de bien comprendre comment se décomposent les coûts, y compris les coûts cachés. f Coûts apparents de transport et/ou manutention : apparaissant si l’on organise soit même le transport ou si le fournisseur le facture en sus ; f Coût cachés de transport et/ou manutention : inclus dans le franco de port du fournisseur (difficiles à estimer même si inclus dans le prix d’achat du produit) ; f Coûts de manutention et d’entreposage sur le point de vente : très difficile à estimer, même si une logistique mal organisée et des flux de livraison incessants peuvent être générateurs de stress, de désorganisation, de perte d’efficacité sur le point de vente et donc de coûts additionnels très difficiles à identifier. EN EFFET, LES COÛTS SERONT DE TROIS NATURES :

LE TRANSPORT :

Le coût du transport, selon qu’il s’agisse de produits frais ou secs, est différent. Il se décompose généralement en trois étapes :

f La ramasse : de chez le producteur/fabricant jusqu’à une plateforme de regroupement ;

f La traction : de la plateforme de regroupement jusqu’à une plateforme d’éclatement ;

f La livraison : de la plateforme d’éclatement jusqu’au commerçant

A chaque étape, l’on parle d’une rupture de charge (c’est-à-dire du déchargement d’un véhicule à un autre, parfois de taille plus réduite soit d’un 36 tonnes pour une traction à un porteur pour la livraison par exemple). Au travers de cette étape de rupture de charge, certaines opérations de logistique peuvent s’effectuer, qu’il s’agisse d’entreposage ou de manutention.

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T

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N° 586 -Mai / Juin2018

BRÈVES SOCIALES

L’entrée en vigueur du prélèvement à la source (PAS) de l'impôt sur le revenu est fixée au 1 er janvier 2019. Le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu vise à adapter le recouvrement de l'impôt au titre d'une année à la situation réelle de l'usager (revenus, événements de vie) au titre de cette même année, sans en modifier les règles de calcul. Il a pour objectif de supprimer le décalage d'un an entre la perception des revenus et le paiement de l'impôt sur ces revenus. Le dispositif octroie aux entreprises le rôle de collecteur : elles seront chargées d’appliquer le taux déterminé par l’administration à chaque fiche de paie. Voici le calendrier en 3 étapes. La date limite de la déclaration des revenus de 2017 est fixée au 17 mai pour l’envoi de la déclaration papier et du 22 mai jusqu’au 5 juin sur internet, en fonction des départements. Le gouvernement conseille de bien vérifier les données d’état civil ainsi que les informations bancaires sur cette déclaration : elle permettra d’assurer une bonne application du prélèvement à la source en 2019 et « facilitera les restitutions en cas de trop-perçu ». À la fin de la procédure en ligne, le taux personnalisé pour 2019 sera indiqué. Dans le cas d’une déclaration papier, il faudra attendre la réception de l’avis d’imposition en août pour recevoir son taux de prélèvement à la source. Après avoir signé sa déclaration en ligne, il sera aussi possible de choisir ses options : taux personnalisé, individualisé ou neutre. PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE : LE CALENDRIER 2018, L’ANNÉE DE PRÉPARATION

En cas d’hésitation, il est possible de prendre sa décision sur son espace en ligne jusqu’au 15 septembre. Dès octobre 2018, le taux de chaque salarié est transmis à l’employeur qui peut l’inscrire, à titre indicatif, sur les bulletins de salaire afin de préparer son personnel.

2019, L’ANNÉE D’APPLICATION

Le 1 er janvier 2019, le top départ du prélèvement à la source est lancé. Rien ne change avec la mise en place du dispositif, il faut tout de même remplir sa déclaration entre avril et juin. En septembre, le temps est venu d’ajuster le taux de PAS aux revenus de 2018.

2020, L’ANNÉE DE PÉRENNISATION

2020 signe le début du prélèvement automatique des ajustements. Lorsque le contribuable a été trop prélevé sur son salaire, il est remboursé en été. Au contraire, s’il n’a pas assez versé d’impôts, un complément lui sera retiré automatiquement de son salaire. Si la somme due est supérieure à 300 € , le paiement est échelonné sur 4 mois, de septembre à décembre. Source : netpme.fr Concernant l'inquiétude des entreprises des risques pénaux encourus en cas d'erreur dans la collecte de l’impôt à la source, Gérald Darmanin, Ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé dans Le Parisien du 27 avril qu’à la suite de son entretien avec François Asselin, Président de la CPME, il abandonnait la mesure d’incrimination pénale des chefs d’entreprise prévue dans le dispositif de prélèvement à la source.

PETITES ANNONCES

Location caves à vin naturelles pour caviste (Picardie) En Picardie, entre Amiens, Beauvais, Rouen et la Baie de Somme, propose en location crayères, plus de 100mde galeries. Idéales pour caviste, stockage de vin. Peut convenir également à un maraîcher avec projet de culture de champignons et culture biologique dans les pâtures. Site naturel exceptionnel. Aménagement à prévoir et gestion raisonnée du site exigée (patrimoine naturel). Crayères situées en retrait d’un village tous commerces et écoles sur un terrain privé avec pâtures. Faire offre

Vente épicerie multiservice en milieu rural (25) Je cherche des personnes motivées, dynamiques, se sentant bien en milieu rural pour reprendre ma "Petite Epicerie" à Villers-Sous-Chalamont dans le Haut-Doubs (25). Voici presque 5 ans que nous avons entamé la rénovation de cette boutique en y intégrant les activités bar, petite restauration et des produits bio. Rachat fonds de commerce + stock, location des murs à prévoir. N'hésitez pas à consulter le site web et le facebook du magasin : www.la-petite-epicerie-villers.fr

Contact : Alika BERTRAND 0381493240 / 0683960863

Contact : Franck Oliger - 06671638

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T

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N° 586 -Mai / Juin2018

TABLEAU DE BORD Actualisé au 1er mai 2018

Les signataires de la Convention Collective Nationale du Commerce de Détail des Fruits et Légumes, Epicerie et Produits Laitiers ont établi une nouvelle grille de salaires, applicable sur les paies depuis le 1er février 2018.

NIVEAUX DANS LA CLASSIFICATION EMPLOYÉS

SMIC AU 1ER FEVRIER 2018 : 9,88 €/H - 1498.47€/MOIS

Taux 35 h/ horaire semaine (1)

RÉMUNÉRATION MENSUELLE MINIMALE DES SALARIÉS EN CONTRAT DE PRO- FESSIONNALISATION (EN €) DIPLÔME Salarié de Salarié de Salarié de 16 à 20 ans 21 à 25 ans 26 ans et plus Salariénon-titulaire 55%duSMIC 80%duSMIC 100 %duSMIC dubaccalauréat ou titreéquivalent 824,16 1198,77 1498,47 Salarié titulaire 65%duSMIC 90%duSMIC 100%duSMIC dubaccalauréat 974 1348,62 1 480,27 ou titreéquivalent

N1A N1B

Employé de vente / ancienneté < 6 mois Employé de vente / ancienneté > 6 mois Chauffeur responsable de l’encaissement

10,06 10,26 10,38 10,54 10,70 10,83 11,13

1 530,27 1 556,39 1 574,83 1 597,87 1 622,46 1 642,43 1 688,52

N2

N3A N3B N4A N4B

Vendeur

Vendeur avec connaissance approfondie des produits

Vendeur qualifié

Vendeur qualifié titulaire d’un BAC pro ou équivalent

AGENTSDEMAÎTRISE N5

Vendeur hautement qualifié

13,76 14,34

2 086,45 2 175,57

N6

Vendeur haut. qualifié avec responsabilité de 3 salariés

CADRES N7

Chef de magasin

17,25 19,60

2 616,52 2 972,97

RÉMUNÉRATION MENSUELLE MINIMALE DES APPRENTIS (EN €) AGE DE L’APPRENTI Année

N8

Chef de magasin / point de vente de + de 10 salariés

(1) Mensuel pour 35h/semaine - taux horaire x 151.67 heures

Montant

1 ère année 2 ème année 3 ème année 1 ère année 2 ème année 3 ème année 1 ère année 2 ème année

25%duSMIC 37%duSMIC 53%duSMIC 41%duSMIC 49%duSMIC 65%duSMIC 53%duSMC* 61%duSMC*

374,61 554,43 794,18 614,37 734,25 974,00 811,04

16 -17ans

COTISATIONS SOCIALES COTISATIONS

18 -20ans

Employeur

Salarié

ASSIETTE

(%)

( %) 6,80 2,40 0,50

CSGdéductible

21anset+

CSGnondéductible

98,25%dusalairebrut

{

933,46 3 ème année 78%du SMC* 1193,61

CRDS

Allocations familiales (tauxnormal)

5,25* *Ou 3,5%si lesalaire≤1,6SMIC

(*) Salaire minimum conventionnel

Assurancemaladie,maternité, invaliditédécès

13

Sur totalitédusalaire EnAlsace-Moselle Sur totalitédusalaire Sur totalitédusalaire

EVALUATION DE L’AVANTAGE EN NATURE LOGEMENT AU 01/01/17 Nombre de pièces principales 1 seule Plusieurs Rémunération mensuelle Avantage en € Mois Mois 1 R<1655,50 69,20 37 1655,50≤R<1986,59 80,80 51,90 1986,60≤R<2317,69 92,20 69,20 2317,70≤R<2979,89 103,60 86,40 2979,90≤R<3642,09 126,90 109,50 3642,10≤R<4304,29 149,90 132,40 4304,30≤R<4966,49 174,90 161,30 4966,50≤R 195,90 184,40 1 Montant de l’avantage : multiplier le montant indiqué par le nombre de pièces principales.

Contributionnationaleaudialoguesocial

0,016

Contributionsolidaritéautonomie

0,30

Assurancevieillesse Déplafonnée

1,90 8,55 4,05 1,20 1,30 1,20 1,30 0,15 4,65

0,40 6,90 0,95 0,80 0,90 0,80 0,90 3,10 8,10 7,80

Sur totalitédusalaire Sur leplafond (3269€)

Plafonnée

Assurancechômage AGFFNoncadres

Jusqu’à13244 € Jusqu’à3311€

Entre3311et9933€

AGFFCadres

Jusqu’à3334€

Entre3311et13241€

AGS

Jusqu’à13244€ Jusqu’à3311€

Retraitecompl. ISICATrA

Noncadres

12,15 12,75

Entre3311et9933€ Entre3311et13244€

Cadres

PLAFOND MENSUEL DE LA SÉCURITÉ SOCIALE

3311€

Régimedeprévoyance ISICAnoncadres

NAVIGO (=>Partpatronale50%) Touteszones

0,63 1,63 0,13 0,15

0,16

Sur totalitédusalaire

75,20€ (=>37,60€auminimum)

ISICAcadresTrA ISICAcadresTrB

Jusqu'à3269€

Apartirde11salariés

Leversement transportestvariable localement

0,65

Entre3269et13076€ Sur totalitédusalaire

AVANTAGE EN NATURE :1 repas

4,80€

Financementduparitarisme

AideauLogementFNAL Entreprisesdemoinsde20salariés Suppl.entr.de20salariéset+

0,10 0,50

Sur leplafond (3269€)

Totalitédusalaire

INDICE DES LOYERS COMMERCIAUX (PARU LE 21/03/18) Périodes 1er trim 17 2 eme trim 17

AccidentduTravail Formationcontinue Contribution légale Moinsde10salariés 10salariésetplus

Tauxvariable

Sur totalitédusalaire

3 eme trim 17

4 eme trim 17

Indice

109,46 +0,98

110,00 +1,48

110,78 +2,04

110,88 +1,78

%sur1an

Sur totalitédusalaire Sur totalitédusalaire Sur totalitédusalaire 4VSUPUBMJUÏEVTBMBJSF { Sur totalitédusalaire

0,55 1,00

etmini80€parentreprise

Contributionconventionnelle 20salariés

PRIX À LA CONSOMMATION (base 100 en 2015)

0,15 0,60 0,70 

De20à49salariés 50salariéset+ t"QQSFOUJTTBHF

mars 2018

Variation sur 12 mois

Produitsalimentaires

102,66

1,5%



L’ensemble de ces informations sont données à titre indicatif. Elles méritent d’être validées, selon votre cas personnel, par un spécialiste.

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T

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N° 586 -Mai / Juin2018

volkswagen-utilitaires.fr

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