La revue du détaillant N° 586 - Edition 2018

Lors du démarrage d’une activité le stock de départ doit être suffisamment important pour que lemagasin soit bien achalandé. Le montant dudit stock est fonction de la taille du point de vente. En règle générale, et en fonction de la part du chiffre d’affaires estimée par un éventuel rayon frais, le stock représente 15 jours de chiffre d’affaires pour un magasin réalisant 60 à 70 % de son chiffre d’affaires en produits frais. Il peut atteindre 20 à 25 jours de chiffre d’affaires pour un magasin possédant un rayon vin ou un rayon de spiritueux de 150 à 200 références. Pour un magasin de 100/150 m 2 de surface de vente, il n’est pas rare que le stock soit proche de 60 000 euros. Le stock est calculé en prix de revient des produits hors taxes. Sa gestion implique des questions d’achats et de logistique.

encaissant ses clients avant de régler ses fournisseurs.

LES ACHATS

Dans ce cadre, certains fournisseurs optent pour des mécanismes d’assurance-crédit ou d’affacturage, c’est-à-dire qu’ils cèdent moyennant une décote de leur créance, les montants des factures de leurs clients auprès d’organismes financiers spécialisés. Ces derniers ont accès à un certain nombre de données financières sur la situation des clients et, en fonction de ces informations, peuvent exiger un règlement comptant s’ils ont des doutes sur la solvabilité de leur interlocuteur. Après un certain temps et en fonction des volumes, il n’est pas rare de pouvoir négocier ses conditions d’achat. A ce titre, il faut considérer des éléments à même de favoriser (ou non) les négociations fournisseurs et notamment : f Le poids que les achats du détaillant représentent chez son/ ses fournisseurs (pour vérifier ce point, il peut être utile d’aller sur www.societe.com) pour voir les comptes du fournisseur si ce dernier les dépose et voir la quote-part du chiffre d’affaire que représentent les achats hors taxes du détaillant. Si les achats du détaillant représentent une part significative du chiffre d’affaires de son fournisseur, alors pour ce dernier le détaillant sera stratégique et il sera plus enclin à faire des remises ; f L’historique et les volumes de commandes ;

Les achats auprès des fournisseurs et notamment leur volume, impliquent des différences notables en matières de prix. En effet, plus le détaillant aura de poids chez un fournisseur, plus il sera à même de négocier des prix d’achat intéressant. Il est à noter que lors d’une installation, notamment en fonction de la solidité financière de la société (a-t-elle suffisamment de trésorerie de départ à même de rassurer le fournisseur qui ne connaît pas encore la solvabilité de son nouveau client), il n’est pas rare que les fournisseurs exigent d’être réglés à la commande. Lors de la vie du magasin, les choses évoluent et des délais de règlement se mettent en place. Les délais de règlement sont en partie fixés par le législateur, notamment sur les produits frais qui sont réglés en règle générale à 30 jours date de facture (en résumé, une facture du 3 janvier devra être réglée le 3 février). Il s’avère également qu’il est assez fréquent que les factures soient réglées en 20 jours fin de mois pour les produits frais ou en 30 jours fin de mois pour les produits secs. Par exemple, une facture du 3 janvier sera réglée à 20 ou 30 jours suivants (le 23 janvier ou le 3 février) + la fin du mois, autrement dit, dans le premier cas le 31 janvier et dans le deuxième cas le 28 février. Les délais de règlement fournisseurs, s’ils sont négociés, améliorent significativement la trésorerie de l’entreprise, cette dernière

f L’historique des paiements. Un détaillant honorant sans

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T

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N° 586 -Mai / Juin2018

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