ECONOMIE
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FINANCES NEWS HEBDO MARDI 31 MARS 2026
tion de la pression sur les res- sources naturelles ont conduit les pouvoirs publics à inté- grer de manière croissante les enjeux climatiques dans les politiques agricoles. Pour adapter l’agriculture au changement climatique, le Maroc a lancé en 2024 le pro- gramme de transformation du système agroalimentaire, sou-
La réforme du Code des inves- tissements agricoles s’établit donc dans un contexte marqué par de nouvelles priorités du secteur, relevant d’une gestion durable de l’eau, d’un souci de résilience face aux aléas climatiques, de la poursuite du chantier de modernisation des exploitations et une politique d’intégration aux chaînes de valeur globales. ◆
La multiplication des épisodes de sécheresse et l’intensification de la pression sur les ressources naturelles ont conduit les pouvoirs publics à intégrer de manière croissante les enjeux climatiques dans les politiques agricoles.
tenu notamment par la Banque mondiale avec un financement à hauteur de 250 millions de dollars. Il vise à renforcer la gestion des risques dans l’agri-
culture pluviale en favorisant des pratiques climato-intelli- gentes et en améliorant la ges- tion de l’eau et des sols grâce à l'agriculture de conservation.
Les limites dans sa mise en œuvre CIA
Selon Najib Akesbi, «le Code des investissements agricoles de 1969 a été conçu comme l’instru- ment juridique d’une politique publique globale, reposant sur la construction de barrages, la déli- mitation et la modernisation des périmètres d’irrigation en vue d’atteindre l’objectif d’1 million d’hectares de terres irriguées à l’horizon 2000. Ses textes ont servi de base par la suite à la mise en œuvre de poli- tiques publiques convergentes à son modèle, notamment des poli- tiques fiscales, d’investissement, de crédit, de prix et de commer- cialisation. La politique des prix reposait sur la mise en place de contrats de culture sur certaines productions, notamment sur celles que l’Etat voulait promou- voir à l’exportation. À travers ces contrats, l’Etat encadrait toute la chaîne de production, allant des avances aux cultures à l’encadre- ment de l’organisation de l’exploi- tation, jusqu’au transport de la récolte vers les usines. Puis, par sa politique de commercialisa- tion, l’Etat se chargeait de trouver des débouchés pour ces produc- tions. Le CIA a donc permis à l’Etat de mettre en œuvre sa politique structurante du secteur agricole en vue de sa modernisation. Cependant, des difficultés se sont présentées dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues par le code, notamment en matière de foncier. Les statuts fonciers sont restés les mêmes, et en matière de remembrement, pas grand chose n’a été fait».
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