"$56"-*5 4r/&84 L’IMMUNOTHÉRAPIE PROGRESSE FACE AUX TUMEURS SOLIDES JEAN-BENOIT LEGAULT La Presse Canadienne
Des chercheurs chinois ont réussi avec succès à utiliser l’immunothérapie pour combattre des tumeurs solides, ce qui représente une percée importante dans ce domaine. L’immunothérapie est en pleine ébullition et est à l’origine des percées les plus pro- metteuses réalisées dans la lutte contre le cancer depuis une dizaine d’années, mais les succès remportés l’ont surtout été face à des cancers liquides, ou hématopoïétiques, comme des leucémies. «C’est frustrant, parce que les tumeurs solides sont beaucoup plus fréquentes que les tumeurs hématopoïétiques», a déploré le docteur André Veillette, un spécialiste de l’immunothérapie à l’Institut de recherches cliniques de Montréal. L’immunothérapie consiste à modifier certaines cellules du système immunitaire, les lymphocytes T, avec un récepteur antigé- nique chimérique (abrégé CAR en anglais) pour qu’elles puissent reconnaître et cibler des protéines à la surface d’autres cellules, par exemple à la surface de cellules tumorales. Une fois modifiées, les cellules CAR-T sont donc en mesure de repérer, d’attaquer et de détruire les cellules cancéreuses. Le problème face aux tumeurs solides, a expliqué le docteur Veillette, en est essen- tiellement un d’accès: les cellules CAR-T ont beau circuler dans le sang, elles se cognent souvent le nez contre la porte quand elles atteignent leur cible.
Les chercheurs chinois affirment avoir obtenu une amélioration de la survie, sans progression de la maladie, de leurs patients atteints d’un cancer avancé de l’estomac ou de la jonction gastro-œsophagienne. Sur la photo, un patient est soigné dans un hôpital de Montréal en 2024. THE CANADIAN PRESS/Christinne Muschi
j&UNËNFTJFMMFTFOUSFOU DFOFTUQBT clair qu’elles survivent très longtemps, a-t-il EJU&MMFTTPOUQFVUËUSFJOBDUJWÊFTPVQFVUËUSF qu’elles deviennent très faibles. On dirait que l’environnement (des tumeurs solides) ne leur convient pas.» Cette fois-ci, les chercheurs chinois affir- ment avoir obtenu une amélioration de la sur- vie, sans progression de la maladie, de leurs patients atteints d’un cancer avancé de l’esto- mac ou de la jonction gastro-œsophagienne. Ils ont mis au point des cellules CAR-T RVJDJCMFOUTQÊDJàRVFNFOU$-%/ VOF protéine qui joue un rôle prépondérant dans
longtemps et que ce n’était pas très toxique, et la toxicité, c’est souvent un problème avec les CAR-T, a résumé le docteur Veillette. C’est très excitant (comme découverte).» Mais avant de conclure que les chercheurs chinois ont «trouvé la recette magique», a- t-il souligné, il faudra que d’autres équipes soient en mesure de répliquer les résultats DIJOPJT PVFODPSFEÊUFSNJOFSTJMBNËNF stratégie fonctionne face à d’autres tumeurs RVJFYQSJNFOUFMMFTBVTTJMBQSPUÊJOF$-%/ «ou autre chose». Les conclusions de cette étude ont été publiées par la revue médicale The Lancet.
la prolifération, la différentiation et la migra- tion des cellules cancéreuses. On la retrouve fréquemment dans des tumeurs solides, par exemple lors d’un cancer de l’estomac, de la jonction gastro-œsophagienne, du sein, du foie, du poumon ou encore du côlon. La survie médiane sans progression de la maladie des patients traités avec ces nouvelles DFMMVMFTBÊUÊEF NPJT DPNQBSBUJWFNFOU ÆTFVMFNFOU NPJTQPVSMFTNFNCSFTEV groupe contrôle qui avaient reçu un traitement habituel. «Ils se sont rendu compte que les patients qui ont reçu les CAR-T survivaient plus
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