une zone industrielle et logistique de 1.650 hectares. Les entreprises du groupement SGTM-Somagec Sud, adjudicataires du marché, y trouvent un marché diversifié s’étendant des grands ouvrages maritimes à la création de nouvelles zones d’activités liées à l’hydrogène vert. Les besoins en génie civil, en structures métalliques, en bâtiments de maintenance ou encore en aménagements industriels atteignent une échelle rarement observée au Maroc. La construction mobilise déjà 1.600 personnes et devrait monter à 2.500, avant la créa- tion de milliers d’emplois dans l’ex- ploitation logistique et industrielle. À Safi, l’accent est mis sur le renfor- cement du pilier industriel et énergé- tique, avec des travaux liés aux phos- phates, aux vracs et aux nouvelles capacités d’exportation. La signature d’un contrat de 205 millions de dol- lars avec ZPMC pour équiper le port de systèmes de manutention marque une étape clé. En parallèle, l’agrandissement et l’approfondissement des quais, confiés à une entreprise luxembour- geoise, ouvrent un marché consistant
pour les ouvrages maritimes spécia- lisés. Les chantiers mobilisent envi- ron 800 emplois directs et pourraient faire grimper ce chiffre à 6.000 une fois l’écosystème OCP et l’agropole pleinement opérationnels. Casablanca connaît, quant à elle, une transformation structurelle avec un programme royal de 5 milliards de dirhams destiné à moderniser un port stratégique, mais longtemps contraint par des infrastructures vieillissantes. L’inauguration de 2025 intègre un port de pêche de 1,2 milliard de dirhams, un chantier naval de 2,5 milliards, un terminal Croisières modernisé et de nouveaux espaces industriels et de services maritimes. Pour les acteurs du BTP, ce reposi- tionnement implique des chantiers de génie civil portuaire, de services industriels, de bâtiments techniques
et de structures touristiques. La ville, soutenue par la digue Moulay Youssef, se repositionne ainsi comme un hub intégré alliant industrie, pêche, tourisme et services. Pris dans leur globalité, ces projets ne se limitent pas à augmenter les capacités portuaires du pays. Ils res- tructurent les chaînes logistiques nationales, stimulent l’attractivité du Royaume, soutiennent les industries exportatrices et renforcent l’intégra- tion africaine. Ils créent en parallèle de nouveaux marchés pour les entre- prises marocaines de construction, des plus grandes aux plus spéciali- sées. Les retombées sur l’emploi se comptent en centaines de milliers de postes à long terme, tandis que les besoins en compétences s’étendent désormais au numérique, à la logis- tique avancée et aux énergies renou- velables. Le Maroc déploie une vision où chaque port devient une plateforme économique complète, intégrant production, innovation et connexion mondiale. Pour le secteur du BTP, c’est l’un des cycles d’opportuni- tés les plus riches de ces dernières décennies.
Des spécialistes comme SGTM trouvent dans les ports un véritable relais de croissance.
Pris dans leur globalité, ces projets créent de nouveaux marchés pour les entreprises marocaines de construction, des plus grandes aux plus spécialisées.
67 HORS-SÉRIE N°50 / FINANCES NEWS HEBDO
Made with FlippingBook flipbook maker