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DEVELOPPEMENT DURABLE
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JEUDI 27 & VENDREDI 28 AVRIL 2023
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EN BREF
Déchets ménagers
◆ L’opération est lancée par la BEI, la GIZ et la Banque mondiale, à travers leur initiative commune la City Climate Finance Gap Fund. ◆ Elle vise à mettre en place un dispositif de valorisation des déchets ménagers qui sera ensuite étendu à d’autres municipalités. Une assistance technique internationale à Chefchaouen
Une centrale photovol- taïque au club de BOA Bank Of Africa vient de mettre en place la première centrale photovoltaïque au niveau de son club. Il s’agit d’une instal- lation solaire de 52 MWH, qui permettra au club de réduire significativement sa facture énergétique, avec une économie estimée à environ 25%, soit 86.000 DH/ an, et une réduction de l’empreinte car- bone de 69 TEQ CO2 par an. EFFICACITÉ ÉNERGÉTIQUE Cette initiative pilote, lancée à l’occa- sion de la Journée internationale de la terre 2023, s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la banque à réduire ses émissions de GES relatives à sa consommation électrique, qui constitue actuellement 70% de ses émissions de CO2. ◆
Par A. Diouf
L a municipalité de Chefchaouen est le terrain d’une nou- velle expérimenta- tion. Il s’agit notam- ment d’une assistance tech- nique en matière de ges- tion des déchets ménagers. L’opération est mise en œuvre depuis le 12 avril courant par la City Climate Finance Gap Fund (Gap Fund), une initiative implémentée par la Banque
Gap Fund va évaluer la composition des ordures ménagères de Chefchaouen pour estimer le potentiel économique.
EAU POTABLE
Zag et Moulay Brahim auront leur usine L’eau potable coulera bientôt à flot à Moulay Brahim et à Zag, deux villes situées respectivement dans les régions de Marrakech-Safi et de Guelmim Oued-Noun. En effet, l’Office natio- nal de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) vient de décrocher un prêt de 5 millions d’euros (plus de 55 millions de DH) auprès du gouvernement espagnol, notamment de son Fonds d’internatio- nalisation des entreprises (FIEM). Une enveloppe qui sera destinée à financer la construction de deux usines d’eau potable dans ces deux villes. Dans le détail, l’ONEE a opté pour des stations de «type compact», c’est-à- dire dotées de systèmes modulaires à déploiement rapides. « Il y utilisera la technique de l’osmose inverse, l’objectif étant de purifier l’eau afin de réduire la teneur en sels minéraux» , est-il expli- qué. Le prêt du FIEM permettra également de financer les services d’entretien et de maintenance des futures stations de potabilisation de Zag et Moulay Brahim pendant cinq ans. ◆
européenne d’investissement (BEI), en parte- nariat avec l’Agence allemande de coopération internationale pour le développement (GIZ) et la Banque mondiale. L’appui que Gap Fund est en train d’apporter et qui vise l’optimisation de la gestion des déchets ménagers à Chefchaouen, est à la fois technique et financier. Il a pour ter- rain d’expérimentation l’ancienne décharge de la ville de 42.000 habitants, qui a été fermée récem- ment à la demande du ministère de l’Intérieur, dont l’organisme sous tutelle, en l’occurrence la Direction générale des collectivités locales (DGCL), a octroyé un prêt à la municipalité de Chefchaouen pour construire un centre d’en- fouissement et de valorisation respectant les normes en vigueur. Pour commencer, Gap Fund va d’abord évaluer la composition des ordures ménagères dans cette municipalité marocaine, afin d’estimer le potentiel économique. Les déchets organiques collectés, qui représentent généralement 70% des déchets ménagers au Maroc, seront valori- sés en fertilisant pour l’agriculture. Alors que le reste sera valorisé en biogaz, après fermenta- tion, un combustible qui sera par la suite utilisé
pour la production de chaleur et d’électricité. Suite à la réalisation de ces deux phases, Gap Fund formulera des propositions en matière de gouvernance dans le secteur des déchets ména- gers à Chefchaouen, en prenant en compte la gestion publique, privée et communautaire pour la prestation de services. Selon Anna Barone, représentante de la BEI au Maroc, «il est essentiel de mieux valoriser les déchets urbains, à la fois pour des raisons envi- ronnementale, économique et de santé publique, mais aussi pour favoriser le développement d’une économie circulaire porteuse d’innovation, créatrice de valeur et d’emplois» . C’est pourquoi après Chefchaouen, la BEI ambitionne de lancer l’assistance technique à d’autres municipalités du Royaume, ce qui permettra d’y installer l’éco- nomie circulaire et de réduire progressivement la pollution et les factures énergétiques des villes. Signalons que cette démarche est déjà mise en œuvre dans certaines grandes aggloméra- tions du pays, comme l’usine d’Eléphant vert à Meknès- la plus grande d’Afrique-, la décharge d’Oum Azza à Rabat…et à une plus petite échelle à Fès et à Marrakech. ◆
Avec la participation de
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