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FINANCES NEWS HEBDO / JEUDI 25 JANVIER 2024
ECONOMIE
la libéralisation du management sportif à l’échelle nationale. L’accès au foncier ou aux stades existants doit être rendu plus évident pour les actuelles asso- ciations sportives représentant les différentes villes du Royaume. Soit nous décidons de niveler notre football par le haut au niveau infra-étatique, pour permettre au football marocain d’avoir accès aux marchés internationaux de capitaux, soit nous nous condam- nons par défaut de moyens, à ne pas réaliser un véritable bond en avant de notre politique foot- ballistique nationale si le foot- ball continue d’être dirigé par un seul centre de décision qu’est la Fédération royale marocaine de football. Les institutions survivent aux hommes, même aux plus charis- matiques et efficaces dans leur monde. L’institutionnalisation du sport en général et du football en particulier comme locomotive du sport national, passe par la poly- centricité des centres de déci- sions. L’économie du sport est un véritable vecteur de croissance et d’emplois si ce secteur est ouvert à la libre concurrence et à la bonne gestion des personnes éclairées et suffisamment quali- fiées pour lever encore plus haut le drapeau national. Faire falla- cieusement croire que la famille du sport marocain est déshéri- tée en matière de grands talents aura toujours pour effet la para- lysie d’un secteur porteur pour l’économie nationale. Le sport marocain a connu ses heures de gloire en athlétisme, boxe, Muay thaï, tennis, football, pétanque, sport automobile, surf, judo, et j’en passe. Si nous voulons faire revivre la flamme de tous ces sports, il faut nommer les bonnes personnes à la tête des diffé- rentes fédérations nationales, et accorder un peu plus d’auto- nomie de gestion aux clubs. Le ministère de la Jeunesse et des Sports peut mieux faire s’il s’en- toure de véritables consultants professionnels, et si le sport retrouve ses vertus de jeu, plutôt
que d’enjeu. La clé de la réussite étant toujours une formation de haut niveau et une gestion intelli- gente, rigoureuse et honnête des deniers que peut rapporter notre sport national. Sans oublier les retombées en termes d’emplois créés. L’étude quantitative dont je vous ai parlé en début d’inter-
view pourrait faire passer l’emploi sportif au Maroc de 115.000 per- sonnes à 240.000, si ce secteur était mis entre de bonnes mains et sur de bons rails. L’effet Coupe du monde 2030 va booster l’économie marocaine pour les sept prochaines années, cela est indéniable. Mais l’après
Coupe du monde est aussi un challenge auquel nous devons nous préparer dès à présent pour bien former les hommes, et ainsi bien valoriser et gérer les infras- tructures de toutes sortes dont nous allons hériter après 2030. Et bonne CAN 2023 à nos lions Incha Allah ! ◆
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