La fresque des imaginaires Formation à l’animation
1- Nous sommes vivants
Tour de table présentation et attentes “je serai content si …”.
L’ambition de nous sommes vivants
Prédation
Régénération
La régénération est la capacité du vivant à atteindre sa pleine capacité dans un écosystème. A lire ici Lien vers documentaire https://www.youtube.com/watch?v=3hNGHHE5Oz0
Les rapports de prédation posent des enjeux de co existence des humains avec les autres êtres vivants (dont les êtres humains) au sein d'un même territoire aux ressources partagées. A lire ici Lien vers le documentaire : http://ecocidechangeroudisparaitre.com/
L’écologie n’est pas populaire Le projet écologiste se trouve aujourd’hui dans une situation paradoxale. Son succès social est sans précédent ; il est mobilisé par une grande diversité d’acteurs, politiques, institutionnels, industriels, militants ; il s’insinue dans le vocabulaire, légitime les modes d’action, crée de nouveaux objets communs à différentes échelles, traverse les frontières sociales et géopolitiques. Mais, dans le même temps, les écocritiques dressent le constat de son impuissance à transformer le système économique, les structures de pouvoir et les modes de vie ; ils dénoncent également sa curieuse aptitude à faire corps avec le système qu’il est censé subvertir avec récupération par les grandes entreprises commerciales. A lire Pour être populaire l'écologie doit faire sa révolution culturelle en retrouvant ses fondamentaux. et La régénération comme imaginaire désirable pour imaginer de nouvelles façons de vivre sur terre
L’écologie populaire
L'ÉCOLOGIE POPULAIRE POUR DES MARQUES POPULAIRES https://www.levidepoches.fr/lesupercoll ectif/2024/03/lécologie-populaire-pour -des-marques-populaires.html https://www.levidepoches.fr/lesupercoll ectif/2024/03/lécologie-politique-ne-ra te-pas-sa-cible-elle-rate-son-récit-léc ologie-doit-redevenir-populaire.html L'écologie n'est ni positive ni négative, c'est le vivant ! Quoi de plus populaire ? #noussommesvivants
La régénération comme imaginaire désirable pour imaginer de nouvelles façons de vivre sur terre
notre manifeste
NOTRE APPROCHE : L’ÉCOLOGIE POPULAIRE
ACCOMPAGNER LES ÊTREs HUMAINS DANS L’ÉVOLUTION DE LEURS COMPORTEMENTs en les reconnectant A LA NATURE
Retravailler les modèles économiques pour rendre viable des alternatives écologiques à impacts positifs
TRANSFORMATION Transformer les comportements en agissant sur les facteurs de changement comme la motivation, les émotions et la projection dans le temps.
INNOVATION
FAIRE PRENDRE CONSCIENCE DU VIVANT POUR INCITER A PRENDRE SOIN DE LA NATURE
Pour l’anthropologue Philippe Descola et du philosophe Bruno Latour, c’est désormais un acquis : nous sommes sortis du grand partage entre l’homme et le monde. Même si le chemin à parcourir reste long. Le concept de VIVANT permet, par la force de la langue elle-même, de ne plus opposer humain et nature, puisque par définition, nous en sommes, des « vivants », nous sommes embarqués avec tout le vivant pensé comme aventure biotique, nous sommes tramés aux vivants d’un point de vue écologique. C’est pourquoi il est en train de prendre de l’ampleur dans le monde des idées. Berthomeau Par sa prise de conscience du vivant, l’humain se rend capable de saisir le « tissu » du vivant dans ses interdépendances, et le « fleuve » du vivant dans sa continuité depuis l’apparition de la vie sur Terre. Or ce sont ce tissage et ces dynamiques qui rendent la Terre habitable pour nous et pour les autres, et on comprend par là que ce sont elles qu’il faut défendre, et dont il faut prendre soin, et pas seulement de chaque espèce séparée comme si elle était posée là sur un décor". Baptiste Morizot.
Les ateliers de Nous Sommes Vivants
1- La fresque du facteur humain ICI 2- La fresque des émotions. ICI 3- La fresque des imaginaires. ICI 4- Les Régéneration Camp ICI Et le business model canvas de la régénération (V4) (ICI)
Les membres du collectif animent également : la fresque de la biodiversité, la fresque du climat, la fresque des nouveaux récits, la fresque de la renaissance écologique, la fresque océane, la fresque des limites planétaires, l’atelier des sols vivants et bien d’autres….
2- Vers de nouveaux imaginaires
Notre intention profonde c’est de permettre à chacun de se reconnecter au vivant pour trouver la motivation de préserver la nature.
Pourquoi parler de vivant ?
La question du vivant conduit à la remise en cause de notre architecture mentale dans tous les domaines , la politique, les sciences, la culture, les affects, l’économie, l’organisation sociale, la métaphysique. Pour résumer ce bouleversement de notre pensée : nous avons (re)pris conscience que nous sommes vivants parmi les vivants. Ce travail est d’ordre culturel au sens qu’il s’agit de refonder un mode d’être au monde. "Le concept du Vivant ne sert pas à écarter ou rabaisser l’humain, au contraire, il sert à le penser de manière plus juste, et donc à le défendre mieux. Penser avec cette idée de « vivant » n’oppose plus nature et culture, puisque la culture est une manifestation du vivant dans l’humain, une faculté façonnée par l’évolution du vivant. Ce concept permet, par la force de la langue elle-même, de ne plus opposer humain et nature, puisque par définition, nous en sommes, des « vivants », nous sommes embarqués avec tout le vivant pensé comme aventure biotique, nous sommes tramés aux vivants d’un point de vue écologique. C’est pourquoi ce concept est en train de prendre de l’ampleur dans le monde des idées. Berthomeau
Pourquoi parler de vivant ?
Les mots « biodiversité » ou « environnement » ne nous incluent pas : ce sont des concepts qui réactivent l’extériorité fondatrice de l’humain envers son propre tissage.
Alors qu’en prenant conscience du vivant, l ’humain se rend capable de saisir le « tissu » du vivant dans ses interdépendances, et le « fleuve » du vivant dans sa continuité depuis l’apparition de la vie sur Terre . Or ce sont ce tissage et ces dynamiques qui rendent la Terre habitable pour nous et pour les autres , et on comprend par là que ce sont elles qu’il faut défendre, et dont il faut prendre soin , et pas seulement de chaque espèce séparée comme si elle était posée là sur un décor". Baptiste Morizot.
Ne plus séparer humains et non humains #onehealth
Notre tube digestif abrite pas moins de 1013 micro-organismes, soit autant que le nombre de cellules qui constituent notre corps. Cet ensemble de bactéries, virus, parasites et champignons non pathogènes constitue notre microbiote intestinal (inserm). Le sol abrite 90 % des champignons, 85 % des plantes et plus de 50 % des bactéries (Proceedings of the National Academy of Sciences) La santé humaine est directement liée à la santé du sol et aux milliards de microbes qui le maintiennent en bonne santé (Justin et Erica Sonnenburg, PHD, "The Good Gut")
NOUS SOMMES INTERDÉPENDANTS #ONEHEALTH
La santé au niveau des écosystèmes Le concept One Health consiste à penser la santé à l'interface entre celle de l'animal, de l'homme et de son environnement, à l'échelle locale, nationale et mondiale. Prendre soin de la nature, et la nature prend soin de nous. inrae
Ne plus séparer humains et non humains #solidarité
Berkes and Folkes ont posé les bases d'une approche par les systèmes socio-écologiques qui a ouvert la perspective de la contribution des humains à la régénération du vivant. A partir des années 90, Berkes and Folkes dénoncent l’aspect totalement arbitraire et artificiel du cloisonnement entre sciences sociales et sciences écologiques, constatant que dans les faits rien ne les sépare. Ils couplent les concepts de socio-écosystèmes et de résilience pour parler de « systèmes socio-écologiques résilient » : c’est-à-dire des systèmes capables de résister à de grands changements et aux perturbations permettant une durabilité à la fois écologique, sociale et économique. Le concept de socio-écosystème (SES) : Jacques de Chauvelin Le fondement du concept de solidarité se situe dans la réconciliation humains/non-humains par une symbiose avec la biosphère dont l’humanité est partie intégrante. Ce lien matérialise la coviabilité socio-écologique définie comme une propriété de dépendance des interactions entre humains et non-humains qui se situent dans une relation contenue par des régulations et des contraintes. (Barrière et al., 2019).
La notion de socio-écosystème ouvre la perspective de la contribution des humains à la régénération du vivant #noussommesvivants
Nous sommes le vivant qui se défend…. (Baptiste Morizot)
Notre relation au vivant est complexe. Elle intègre des antagonismes et des contradictions. Fusion avec l’univers ou, au contraire, sentiment de large distanciation d’avec lui…
A chaque fois il s’agit d’une attitude « simplificatrice » , qui soulage de l’effort à fournir pour tenir ensemble les deux termes : l’humain et la nature. Cette posture, qui donne la prépondérance à l’un ou à l’autre, empêche de percevoir « l’unidualité » (Edgar Morin) ou, comme le dit Andy Fisher, de ressentir « l’unité à l’intérieur de la séparation, le semblable à l’intérieur de la différence, La continuité à l’intérieur de la discontinuité ». Baptiste Morizot défend l’idée d’une “diplomatie des interdépendances” , c’est-à-dire une manière de considérer le vivant non pas en termes de camps qui s’affrontent, mais comme un réseau de dépendances mutuelles entre les formes de vie.
Du concept du vivant à la régénération La force du vivant réside dans sa capacité de régénération: sa faculté de reconstituer par lui-même ses tissus et ses chairs abîmés. Cette capacité de régénération n’est cependant pas sans limite. Elle s’inscrit dans le respect du temps, de la spécificité et des besoins du vivant. Elle nécessite de prendre soin de l’environnement comme de notre santé. (https://www.youtube.com/watch?v=MXXPthkqFsY) Si mesurer et s'alarmer sur la dégradation des écosystèmes est important, il apparaît aussi nécessaire de porter notre attention sur la régénération comme faculté d'un écosystème à se reconstituer. Une régénération qui peut être assistée par des humains cherchant autant à impacter positivement leur vie et la vie de ceux dans leur environnement proche, que les écosystèmes dans leur globalité.
La régénération est un pilier du multicentrisme et vient en opposition à la dégénération, qui caractérise l'anthropocentrisme.
2- L’intention de la fresque des imaginaires
L’ambition de la Fresque des Imaginaires
L’ambition de la Fresque des Imaginaires c'est de faire émerger des modes de vie responsables et désirables dans la société Française et inspirer l’innovation sur la base des imaginaires écologiques issus des différentes relations que nous pouvons entretenir à la nature
genèse du projet
L’intention pour les organisations Aider les organisations à mobiliser sur l’écologie , en particulier transformer les tendances écologiques en pistes d’innovation et projets. Puis développer ces produits et services innovants et projets avec le business model canvas de l’entreprise régénérative.
Quels objectifs pour quels publics ?
Faire émerger de nouvelles des alternatives de consommation : plateforme de marque, innovation produit, réseau distribution Responsable innovation
Cohésion d’une équipe au sens d’une entreprise ou d’une collectivité locale
Se projeter dans de nouveaux modes de vie sans éco anxiété Découverte au grand public
Responsable RH
On peut attendre quoi d’une fresque des imaginaires ?
Une vision collective motivante du futur qui rebooste l’ équipe Responsable RH
De nouvelles idées de produits, ou l’imaginaire le plus adapté au produit / cible Responsable innovation
Réaliser que ce qu’on imaginait secrètement est possible dans un temps court. Monsieur et madame tout le monde
Les grandes étapes de la fresque des imaginaires
1. Se projeter dans des modes de vie responsables et désirables en s'inspirant des quatre visions de la relation homme-nature source IPBES et de la psychosociologue Nicole Huybens. 2. Retisser des liens à soi, aux autres et à la nature. 3. Créer une utopie réaliste et réalisable sur le thème « Habiter sur Terre en 2050 » si celui çi a été retenu. Atelier de 3 heures thématique, avec 10 participants par exemple habiter sur terre, s’habiller, manger, se déplacer en 2050
La fresque des imaginaires : côté pratique Atelier de 3 heures thématique, par exemple habiter sur terre, s’habiller, manger, se déplacer en 2050. Le matériel nécessaire en présentiel : - Un projecteur pour diffuser les imaginaires - Un plateau et des cartes - Du matériel pour les collages Sinon sur zoom
10 participants /groupe
3 heures
1500 euros
EXEMPLES DE THÉMATIQUES TRAITÉES
Exemples de modes de vie
CLIENTS
HABITER
Préfecture du grand est
MANGER
Hola, lieu de restauration
S’HABILLER
Fashion Green Lab
DEVENIR VEGAN
L’AGENT MUNICIPAL
Préfecture du grand est
VOTRE THÉMATIQUE ICI
Exemple d’adaptation thématique
MULTICENTRISME
ANTHROPOCENTRISME
Habiter sur terre en 2050
PRÉDATION Un bunker ultra luxueux anti-Apocalypse
REGENERATION La cohabitation avec deux espèces anti rongeurs.
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
ECOCENTRISME
BIOCENTR ISME
PERMANENCE Un immeuble avec son écosystème intégré.
PROTECTION Le earthship, maison "passive"
Les imaginaires illustrés
A utiliser pour sessions découvertes et sessions rémunérées
ANTHROPOCENTRISME
Illustration des 4 mondes imaginaires (détaillés ici)
Le matériel de la fresque des imaginaires
Plateau
Cartes
Et c’est possible #vivement2050
ߞ Découvrez les témoignages des premiers voyageurs du temps ici https://lnkd.in/e7atWQm2 Une idée inspirée de rob hopkins
Présentation commerciale
2- C’est quoi un imaginaire ?
Qu’est-ce qu’un imaginaire ?
imaginaire Ensemble de représentations qui prend sa source dans la société et dont la diffusion manifeste l'action inconsciente de la société sur l'individu. Une représention est une image mentale influencée par les imaginaires qui forment un tout (voir définition) imagination Faculté de l'esprit d'évoquer, sous forme d'images mentales, des objets ou des faits connus par une perception, une expérience antérieures rêve Construction de l'imagination à l'état de veille, destinée à échapper au réel, à satisfaire un désir.
Dictionnaire Larousse
Comment définir un imaginaire ?
“L’imaginaire désigne l’ensemble des images, langagières et visuelles sous tendues par des croyances qui permettent une relation au monde” (Durand, 1994 et 2003).
Le futur est déjà dans le présent L’imaginaire sous tend la représentation d'un possible, réalisé ou non. Il est intentionnel et donne une vision possible du futur *
« L’imagination c'est se donner la possibilité de regarder les choses comme si elles pouvaient être autres. » (John Dewey)
Rob Hopkins explore ce qui pourrait advenir si nous ravivons cette précieuse étincelle créative dont chacun de nous dispose sur sa vie et sur le cours des choses.
* La phénoménologie de Husserl à Levinas par Emmanuel Housse
La fonction cognitive : donner du sens Ce « réservoir » d'images produites par l'individu, les groupes et la société a deux visées projectives fondamentales : - la première de conservation de la mémoire, lorsqu'on évoque des images du passé - la deuxième d'anticipation de l'avenir, lorsqu'on produit des images qui n'ont pas de référent dans le présent mais qui donnent une vision possible du futur. L’imaginaire participe ainsi à la construction du futur et a donc une dimension performative en ce que les contenus imaginaires donnent du sens à nos actions et ce faisant influencent les modes de vie et incitent à l'adoption de nouveaux comportements. A ce titre, l’imaginaire n’est pas l’opposé de la réalité, il est la part invisible du réel!
La circulation des images. Médiation des cultures, Sous la direction de Richard Bégin
La fonction culturelle : la transmission de la connaissance L’inconscient collectif est transmis sous forme d’un héritage culturel que nous serons tous amené à transmettre à notre façon selon Carl Gustav Jung. La culture est chargée d’imaginaires. Chaque imaginaire étant un monde à part entière, c’est à dire un ensemble fermé de significations, un univers de sens, fruit de l’interprétation concrète, à la fois pratique et théorique, de ce qui est. Chaque imaginaire est marqué par des archétypes , des modèles élémentaires de comportements et de représentations issus de l'expérience humaine à toutes les époques de l'histoire, on les retrouve dans les mythes. La culture est elle même une construction. Pour les Anciens, la Nature était à la fois un modèle et un obstacle . Pour les Modernes qui pensent l’univers comme une perfection que l’on peut ou que l’on est condamné à devoir atteindre, la culture sera donc cet outil et ce moniteur du contrôle de l’homme sur son environnement. La circulation des images. Médiation des cultures, Sous la direction de Richard Bégin
Et la fonction sociale : faire société Maffesoli parle de « reliance imaginale » qui repose sur le partage d’images, sur l’ émotionnel, sur les espaces symboliques qui génèrent et confortent le lien entre humains. En effet, l’imaginaire, considéré dans sa dimension sociale, recouvre un ensemble de valeurs et de conceptions du bien, du cosmos, de la nature… qui donne sens à une organisation sociale . S’y intéresser aide à « comprendre ce qui institue et tient ensemble l’ être commun des hommes », selon les mots de C. Castoriadis. L'imaginaire partagé par un groupe social est un concept posé par le sociologue Guy Rocher pour désigner « les projets de société, les visions d’avenir, les rêves sociaux, les espoirs politiques, les aspirations collectives » que des groupes « développent et entretiennent » et qui aboutissent « à la formation d’idéologies, d’utopies, de mythes sociaux ». Ainsi les imaginaires sont la trame passé et future d’une société qui se projette (ou pas) COLLECTIVEMENT dans l’avenir.
Quels imaginaires socio culturels dominants ?
Depuis la fin du XXème siècle, l’imaginaire dominant en Occident et en France, n’est plus celui de la modernité et du progrès qui lui est associé. C’est plutôt le récit de la crise de la modernité : l’horizon du « progrès » laisse place à un présent submergé par les « dégâts du progrès ». L’humanité n’a plus en face d’elle une « nature » dont il faudrait s’émanciper par la connaissance afin de la domestiquer au service de la croissance et de l’abondance : elle a en face d’elle les conséquences négatives de son propre développement qui met en péril toute forme de vie sur terre. (Eric Macé)
La séparation culturelle Humain-Nature freine l’ écologie Le partage “nature / culture” a commencé en Europe à la Renaissance avec l’ émergence de l’individualité avant de s’imposer auprès des modes de pensée des élites au XVIIe siècle et d’atteindre ensuite le reste de la population. Aujourd’hui on constate l’émergence d’une forme de binarité inconciliable causé par la polarisation modernité & progrès VS. nature & ralentissement : ville vs. campagne, tech vs. low tech, humain vs. non humain, croissance vs. décroissance. Une binarité source d’éco-anxiété nous limitant à des perspectives sans nuance et obstruant la projection dans un futur enviable.
3- S’ouvrir aux mondes imaginaires utopiques
Se relier à la nature pour ouvrir de nouveaux possibles
La relation de l’humain à la nature structure nos représentations du réél et par conséquent nos modes de vie. Mais la vision actuelle du monde oppose la nature aux humains et aux œuvres humaines. La nature est un objet parce que seul l’humain est un sujet. La nature est toujours pensée comme un élément de production pour assurer le bien-être des humains. Elle est et reste instrumentalisée.
LES 4 IMAGINAIRES DE L’ÉCOLOGIE
MULTICENTRISME Vivre connecté avec la nature
ANTHROPOCENTRISME Vivre de la nature
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
BIOCENTRISME Vivre dans la nature
ECOCENTRISME Vivre avec la nature
LA PREMIÈRE VERSION DE LA FRESQUE ÉTAIT CENTRÉE SUR LES MODES RELATIONNELS SANS NOMMER LES IMAGINAIRES ASSOCIÉS
LA FRESQUE EST BASÉE SUR UN MAPPING DE 4 RELATIONS
ségrégation vs. intégration Ségrégation, processus par lequel une distance sociale est imposée à un groupe du fait de sa race, de son sexe, de sa position sociale ou de sa religion, par rapport aux autres groupes d'une collectivité.
individualité Ce qui existe à l'état d'individu. Caractères par lesquels une personne ou une chose diffère des autres.
SEGREGATION
individualisme vs. holisme Le holisme prend comme modèle la physique moderne et essaie d'expliquer l'ensemble de la société à partir de ses composants atomiques. Le holisme, à l'inverse, fonde la sociologie sur l'analyse des structures établies qui dans leur existence ne dépendraient pas de la volonté des acteurs sociaux. INTEGRATION
espèce Apparences sensibles des choses. Nature propre à plusieurs personnes ou choses, qui permet de les considérer comme appartenant à une catégorie distincte.
LES MODES RELATIONNELS GÉNÈRENT DES MONDES IMAGINAIRES
IMAGINAIRES DYSTOPIQUES
IMAGINAIRES UTOPIQUES
L’OBJECTIF C’EST D’OUVRIR SUR LES IMAGINAIRES UTOPIQUES
Nous sommes une force vitale puissante. Nous régénérons le vivant en symbiose avec la nature.
La puissance des êtres humains seuls capable d’avoir une conscience et une intention. Surexploitation des ressources naturelles.
IMAGINAIRES DYSTOPIQUES
IMAGINAIRES UTOPIQUES
La grande alliance du vivant
La grande séparation nature / culture
Nous habitons tous sur terre et nous partageons ses ressources. La nature fait bien les choses. Un monde harmonieux où l’équilibre règne et la guerre pour les ressources n’est pas nécessaire.
L’empathie avec le non humain. Force de vie consciente et volontaire. Égale à la nôtre. Destruction du vivant
ON RETROUVE CES RELATIONS DANS CES 4 LIVRES - DYSTOPIQUES OU UTOPIQUES
La part cachée du monde Au Sud dans le Causse « le monde libre », des communautés en résistance, en symbiose avec le vivant. Au coeur de l'intrigue : les arbres, un frère et une soeur, un puissant recycleur de plastique et un livre de botanique.
Sidérations Robin enfant de 9 ans se passionne pour les animaux qu’il peut dessiner des heures durant et est sujet à des crises de rage qui laissent son père démuni. Par le biais de l’intelligence artificielle, Robin va s’entraîner à développer son empathie et à contrôler ses émotions.
Solarpunk Summers Le solarpunk c’est une science-fiction optimiste qui imagine un avenir fondé sur les énergies renouvelables. Les dix-sept histoires de ce volume abordent des questions de notre temps.
Petit traité d'écologie sauvage Dans un monde inversé, il est reconnu que les animaux et les plantes ont une vie intellectuelle et sentimentale similaire à celles des humains.
4 FILMS CLASSÉS EN FONCTION DES RELATIONS QUI ILLUSTRENT LES 4 IMAGINAIRES
MULTICENTRISME Vivre connecté avec la nature
ANTHROPOCENTRISME Vivre de la nature
INTEGRATION
SEGREGATION
BIOCENTRISME Vivre dans la nature
ECOCENTRISME Vivre avec la nature
LES MYTHES SOUS JACENTS DE CES 4 IMAGINAIRES
MULTICENTRISME Vivre connecté avec la nature
ANTHROPOCENTRISME Vivre de la nature
Mythe sous-jacent : Dionysos qui retisse les liens entre les humains et la nature. L es humains, les animaux, les végétaux, les pierres et les minéraux se trouvent « unis dans leur identité d'enfants de la Terre” Son corollaire c’est un regard positif sur l’humanité et la réciprocité humains - non humains
Mythe sous-jacent : la genèse de l’humanité. Son corollaire c’est l’effondrement de l’humanité.
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
ECOCENTRISME Vivre avec la nature
BIOCENTRISME Vivre dans la nature
Mythe sous - jacent : Gaïa qui donne naissance à la planète terre et à sa petite fille Perséphone est à l’origine des saisons. Son corollaire c’est la Terre Mère, la Mère de tous les êtres vivants.
Mythe sous-jacent : l’âge d’or, ére d’abondance Son corollaire c’est le paradis perdu (tels Adan et Eve exclus)
A lire ici
4 Les 4 mondes imaginaires
L’ÉTHIQUE ENVIRONNEMENTALE
L’éthique environnementale s'intéresse directement, ou indirectement, aux rapports entre l'environnement et les êtres naturels. Ces derniers sont pris en compte individuellement, mais aussi et de plus en plus collectivement et dans leurs interactions complexes au travers des communautés ou associations écologiques et plus récemment au travers de la biosphère. Bien au-delà d'un simple déploiement de l'éthique appliquée, l'éthique environnementale examine les rapports « homme-nature » en cherchant également à considérer les besoins propres de la nature. Elle analyse les rapports de l'espèce humaine avec les entités naturelles vivantes sous l'angle de tous leurs impacts, dans l'espace et dans le temps, et à l'aune de valeurs morales. En cela, elle se démarque des approches anthropocentriques du vivant nées en Europe et centrées sur l'Homme et ses besoins.
LES CLASSIFICATIONS DES COURANTS ETHIQUES
Classification des diverses perspectives théoriques pouvant être adoptées en éthique de l’environnement selon les axes de distinction individualisme/holisme et anthropocentrisme/non-anthropocentrisme par Antoine Corriveau-Dussault
4 RELATIONS HUMAIN - NATURE
Nicole Huybens psychosociologue, M.A. et Ph. D. en théologie pratique de l'Université de Montréal propose cette articulation issues de sa synthèse des réflexions à date sur l’éthique environnementale dans l’ouvrage issu de sa thèse “La forêt boréale, l’éco-conseil et la pensée complexe”. (source) ● L’anthropocentrisme - L’HOMME hors nature : la vision anthropocentrique sépare l’humain de la nature, en fait le maître incontesté. ● Le biocentrisme - Hom-mort NATURE : la vision biocentrique sépare l’humain de la nature, et reconnaît une valeur sacrée à toute vie. ● L'écocentrisme - HOMNATURE : la vision écocentrique fait de la nature un tout dans lequel l’humain est un élément parmi les autres. ● Le multicentrisme - HOMME dans/avec la NATURE : la vision multicentrique voit l’humain comme un partenaire de la nature dans la continuité de l’évolution de l’univers.
LES TRAVAUX DE L’IPBES
En fonction de nos relations à la nature l’IPBES à déterminé 4 systèmes relationnels basés sur ce qui motive la relation. VIVRE DE LA NATURE (ANTHROPOCENTRISME) La nature est instrumentalisée pour répondre aux besoins des humains. VIVRE DANS LA NATURE (BIOCENTRISME) Le vivant a une valeur intrinsèque, il faut protéger les espèces non humaines. VIVRE AVEC LA NATURE (ECOCENTRISME) Au sein de l'écosystème terre c’est l'ensemble des êtres vivants qui interagissent autour des ressources nécessaires à la vie. VIVRE CONNECTÉ À LA NATURE (MULTICENTRISME) Les humains, dans une alliance avec les non humains, peuvent restaurer l’équilibre des écosystèmes et régénérer la nature localement.
the values assessment
CE QUI A DE LA VALEUR ET MOTIVE LA RELATION
ANTHROPOCENTRISME
MULTICENTRISME
Ce qui a de la valeur c’est la qualité de vie de tous les êtres vivants dans un lieu d’habitation partagé. Ce qu’il faut faire c’est la grande union au sein de laquelle chacun contribue aux capacités collectives
La nature à une valeur d’usage vs. la satisfaction de nos besoins pour être en plein capacité. Ce qu’il faut faire : poser des limites à l’humanité.
du vivant : la biodiversité des sols, dans les haies … humaine dans les villes et villages …
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
ECOCENTRISME
BIOCENTRISME
Ce qui a de la valeur c’est la capacité des écosystèmes à revenir à l’équilibre. Ils se renouvellent au fil de cycles d’autorégulation mais nous les exploitons au delà de leur capacité à se renouveler. Nous pouvons contribuer à la restauration à des niveaux satisfaisants de l’eau, l’air, du sable …
La vie à une valeur intrinsèque. C’est aux humains de la préserver (des activités humaines). Logique de réserves naturelles.
4 IMAGINAIRES DE L’ÉCOLOGIE
MULTICENTRISME Vivre connecté avec la nature
ANTHROPOCENTRISME Vivre de la nature
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
BIOCENTRISME Vivre dans la nature
ECOCENTRISME Vivre avec la nature
QUELLES REPRÉSENTATIONS SYMBOLIQUES
MULTICENTRISME
ANTHROPOCENTRISME
AGRADER LES SOLS HUMAINS DE DIVERSES ETHNIES CHACUN APPORTE SA SPÉCIFICITÉ NOUVELLE RELATIONS HUM/ANIMAUX MAGIE DU VÉGÉTAL ALLIANCE AUTOUR DE LA VIE = CO-EXISTER AMOUR, JOIE, CONVIVIALITÉ
EXTRACTION MINIÈRE AGRICULTURE INTENSIVE DESTRUCTION ACCAPAREMENT
INTÉGRATION
SÉGRÉGATION
BIOCENTRISME
ECOCENTRISME
MÉDITER CONTEMPLER, PAIX HARMONIE FAIRE CORPS AVEC LA NATURE RESPECTER ET UTILISER LOIS DE LA NATURE, CYCLES NATURELS (JOUR/NUIT, SAISON,...)
ANIMAUX EN VOIE DE DISPARITION
RÉSERVES NATURELLES SOUFFRANCE ANIMALE LE MINÉRAL, LE VÉGÉTAL, L’ANIMAL (SANS LES HUMAINS)
TEMPS LONG, ÉNERGIE SOLAIRE, ÉOLIENNE, ÉNERGIE DURABLE
ANTHROPOCENTRISME Vivre de la nature
Anthropocentrisme 1/5 L’anthropocentrisme, c'est "la vue selon laquelle la Terre et tout ce qu’elle contient de non-humains existent ou sont disponibles pour le bénéfice de l’homme et pour servir ses intérêts" d'après Richard et Val Routley. L’anthropocentrisme s’enracine dans la tradition judéo-chrétienne mais aussi dans la pensée grecque et dans la pensée humaniste des lumières . Parce que toutes trois considèrent l’homme comme la mesure de toute chose, elles cherchent son épanouissement en prônant le développement des facultés proprement humaines. Dans l’anthropocentrisme, la considération morale, le respect ou la liberté visent les individus humains exclusivement. Tout le reste doit d’être sous contrôle et discipliné : depuis le découpage uniforme du paysage jusqu’aux ruisseaux rectifiés pour irriguer. La relation des humains à la nature est fondée sur la domination et l’exploitation des humains sur les animaux, végétaux, eaux, sols et air … C’est une relation de prédation. Il existe plusieurs « versions » de l’anthropocentrisme (Arsene) : dur ( strong ), mou ( weak ), illuminé ( enlighten ), cynique ( cynical )… Au-delà de la société extractiviste représentative d’une vision anthropocentrée à l’extrême, il peut exister des positions anthropocentriques considérée comme « modérées ». Pour elles, il s’agit d’« utiliser mais non d’abuser », selon des éthiques utilitariste/conséquentialiste et pragmatique (Arsene).
Anthropocentrisme 2/5
L’anthropocentrisme correspond au fait de considérer l’Homme comme étant situé en dehors de la nature. C’est la vision de notre monde occidental. Notre espèce serait alors différente des autres : il existerait une sorte d’exceptionnalisme de l’humain. La « nature » — terme en lui-même révélateur de ce mode de pensée — est alors divisée en « ressources naturelles », évaluées et exploitées en fonction de leur valeur pour l’humain (et donc par leur fonction et non leur essence). La nature, aussi appelée « environnement » a une valeur instrumentale tandis que l’Homme est le seul à posséder une valeur intrinsèque. La nature est un objet parce que seul l’humain est un sujet. A côté de l’exploitation pure et simple de ce qui nous entoure, l’idée de gardiennage existe mais elle est peu développée et passer de despote à gérant est-elle une attitude suffisamment “juste” ?
Anthropocentrisme 3/5
Au-delà de l’ego prendre sa juste place Nos besoins humains (physiologiques ou de réalisation) sont irrépressibles, il ne s’agit pas de les ignorer mais de changer notre manière de les satisfaire, d’identifier ce qui est de l’ordre de l’essentiel et du superflu. En restant dans les limites planétaires alors que jour du dépassement mondial = 2 août. “Dans la nature, le lion ne prélève pas au-delà de ce qui lui est nécessaire. Il n'a pas d'entrepôt ni de banque d'antilopes.” Pierre Rabhi Sinon c’est la civilisation humaine qui s’effondre. Nombreux récits dystopiques dans lesquels les ressources viennent à manquer - famines et guerres se multiplient.
Anthropocentrisme 3/5 Dans l'anthropocène les activités humaines sont réduites à leurs impacts négatifs. La détresse psychique ou existentielle causée par les changements environnementaux passés, actuels ou attendus ne nous met pas en mouvement pour améliorer les condition des vies des générations futures et encore moins d'améliorer l'habitabilité de la terre pour tous les êtres vivants. Impossible de se projeter dans le futur, l'humanité n'a pas d'avenir sur terre. Ainsi de l'anthropocène n'émanent que des futurs dystopiques, aucune place pour les utopies. L’Anthropocène est intimement reliée au fantasme d'effondrement de la civilisation occidentale dans un futur proche. L'effondrement étant un concept créé par Pablo Servigne qui dit dans son livre que « l’effondrement, c’est le processus à l’issue duquel les besoins de base (eau, alimentation, logement, habillement, énergie, etc.) ne sont plus fournis à une majorité de la population par des services encadrés par la loi ». Dans sa lignée, la collapsologie est l’étude de l’effondrement de la civilisation industrielle, qui propose une approche systémique à partir de scénarios et prévisions scientifiques (Anthropocène et effondrement : approches de la « civilisation industrielle »ici).
Anthropocentrisme 4/5
Les 6 cartes
Mémo ANTHROPOCENTRISME
Place de l’humain sur terre Seul l’humain est un sujet et possède une valeur intrinsèque. La relation à autrui est de type individualiste. C’est une relation de prédation ( domination et surexploitation des ressources naturelles et humaines) Perception de la nature: la ségrégation La nature, aussi appelée « environnement », perçue comme une ressource à exploiter pour satisfaire les besoins exclusifs des humains et apporter un confort toujours plus sophistiqué. Norme et valeurs : le pouvoir Ce qui compte c’est la capacité de faire - faire toujours plus (on arrête pas le progrès) .. Ne plus pouvoir agir, ce serait une perte de contrôle. Alors que l’Innovation, l’extraction et la maîtrise technologique sont plébiscitées. Rapport aux sciences : Sciences de l’ingénieur sont privilégiées pour trouver des solutions à tous les problèmes
Ce qui rend heureux : S’adapter, contrôler, produire, raisonner, conquérir (temps, espace, milieux…), Mythes sous-jacents : la genèse de l’humanité. Son corollaire c’est l’effondrement de l’humanité.
Un pouvoir à l’image de Prométhée qui a symboliquement apporté la technique aux hommes, pour devenir la seule espèce libre de se réinventer en permanence. Récits des 3 livres monothéistes (l’homme comme aboutissement de la création divine sur terre)
BIOCENTRISME Vivre dans la nature
Biocentrisme 1/6 Le biocentrisme s'exprime dans le respect de toute forme de vie. "Selon l’égalitarisme biocentrique, tous les êtres vivants ont la même valeur et cette valeur nous impose le respect". (Paul Taylor) . D'après Paul Taylor, tout être vivant est un "centre téléologique de vie", les organismes vivants ont leur finalité, ils possèdent un bien qui leur est propre, l’accomplissement de leurs fonctions biologiques, C'est ce que propose le philosophe Hans Jonas dans son oeuvre “Une éthique pour la Nature”. L'évolution humaine implique, selon lui, de nouvelles responsabilités c'est-à-dire qu'il faut répondre à de nouvelles exigences envers les êtres vivants et la nature en général. Cette approche repose sur les droits et devoirs des humains vis-à-vis des autres espèces. D'ou le développement de parcs et réserves naturelles "à côté "des activités humaines. La nature est un patrimoine à conserver, pour le présent et les générations futures. Les droits de la Nature sont un champ juridique nouveau qui reconnaît les écosystèmes et entités du Vivant comme sujets de droits. qu’ils poursuivent par leurs propres moyens (valeur intrinsèque de la vie) Les êtres humains ont le devoir moral de la respecter et la protéger.
Biocentrisme 2/6 Ce qui importe, c’est avant tout une population animale dans un écosystème déterminé ou une espèce menacée. Ce sont elles qu’il convient de protéger non pas comme individus mais comme espèce. En éthique environnementale biocentrique, l’animal, comme individu ne figure pas au premier plan des préoccupations. Dans cette vision, les activités humaines bouleversent l’équilibre et dégradent la nature. L’humain est donc le parasite de la Terre, son ennemi. De ce fait, la vision biocentrique est souvent qualifiée d’« anti-humaniste ». Cette théorie va se traduire essentiellement par des interdictions. Cf.Philosophie de la biodiversité de Virginie Maris. En faisant de l'humain le destinataire d'une injonction morale : le respect de la nature, il entend l’altérité comme une extériorité et perpétue la logique dualiste nature/culture qui fonde l’anthropologie depuis le xix eme siècle.
Biocentrisme 3/6 Les biocentriques s’adressent à la raison et à la volonté, et non au cœur ou aux affects. Ce faisant, ils n’aident pas à comprendre comment nous rendre disponibles à ce que notre responsabilité envers les autres vivants, présents et futurs, exige de nous. Contrairement aux biocentriques, les pathocentriques s’intéressent uniquement aux vivants SENSIBLES. La sensibilité (à la douleur ou autre) est leur boussole. C'est le cas des philosophes de la condition animale s'inscrivant dans la continuité de la critique du spécisme initiée par Richard Ryder (Peter Singer, Tom Regan, Martha Nussbaum).
Biocentrisme 4/6
En éthique environnementale biocentrique l’animal comme individu ne figure pas au premier plan des préoccupations, et ce qui importe c’est avant tout une population animale dans un écosystème déterminé ou une espèce menacée. Ce sont elles qu’il convient de protéger (Les pathocentrismes, Gérald Hess). Une forme de protection de la biodiversité qui s’intéresse surtout à des entités supra-individuelles, comme les espèces ou les écosystèmes.
Le bien de l’espèce ne coïncide pas nécessairement avec celui des individus qui la composent et ne se réduit pas à la somme des biens individuels (Philosophie de la biodiversité de Virginie Maris).
Toutes fois pour Paul Taylor le biocentrisme est une approche individualiste.
Biocentrisme 5/6 L'imaginaire biocentrique est marqué par la protection des autres être vivants et se réfère à un âge d’or où chaque être vivait en paix sur une terre accueillante pour tous. La civilisation humaine a définitivement dégradé ce paradis perdu. La planète a perdu en moyenne près de 70% de ses populations d'animaux sauvages en une cinquantaine d'années (WWF). Cet imaginaire est emprunt de romantisme, précisément “le romantisme américain” (particulièrement chez Thoreau et Emerson) celui d'une fascination, d’une quête d’une nature sauvage (wilderness) qu’il faut respecter et préserver. Il s’agit d’un double mouvement. D'un côté, la prise de conscience de la beauté du monde et de sa disparition imminente . Et de l'autre, sa préservation dans des réserves naturelles. (Cf Aldo Leopold forestier et professeur américain reconnu comme pionnier des mouvements de protection de la nature). Proposé par la Commission européenne en juin 2022, le nouveau texte de loi sur la Restauration de la nature , vise à obliger les États membres à assurer la restauration d'au moins 20% des superficies terrestres et maritimes de l'UE d'ici à 2030, puis de 60% d'ici 2040.
Biocentrisme 6/6
Du biocentrisme n'émanent que des futurs dystopiques, aucune place pour les utopies : disparition des espèces, souffrance animale…et à cause de séparation humain / nature il n’y a pas de place pour la civilisation humaine dans ces imaginaires “sauvages” …..amenés à disparaitre.
Biocentrisme 5/5
Les 6 cartes
Mémo BIOCENTRISME
Place de l’humain sur terre Les humains de par leur position dominante et leur responsabilité morale ont l’obligation de protéger la nature. On s’intéresse surtout à des entités supra-individuelles, comme les espèces ou les écosystèmes. Le bien de l’espèce ne coïncide pas nécessairement avec celui des individus qui la composent et ne se réduit pas à la somme des biens individuels Perception de la nature : un patrimoine à préserver et protéger La coupure entre l’humain et la nature est maintenue avec une inversion du lien de subordination : c’est la nature qui est "supérieure" aux humains. la ségrégation la nature est belle …sans les humains La norme et les valeurs : l’égalité Cette approche est marquée par l’égalité et le fait d’accorder la « personnalité juridique dotée de droits » aux animaux et écosystèmes comme un fleuve, un glacier, un lac, une forêt, …Cette approche va se traduire dans de nombreuses interdictions au nom de la protection. Chaque être vivant, quel qu’il soit, humain ou non-humain, mérite respect et considération par rapport à sa valeur intrinsèque, non instrumentale (sans que celle-ci ne nous rende forcément des services) Rapport aux sciences : la biologie pour comprendre la fragilité du vivant Ce qui rend heureux : avoir une belle nature préservée, sauver, défendre, protéger Mythes sous-jacents : l’âge d’or d’avant la civilisation et aussi le paradis perdu ou l’enfant sauvage (courant du wilderness) Ainsi le rêve d'une forêt primaire en France, un paradis vierge de toute activité humaine…. Ou la réintroduction des ours, loups…par nostalgie d’un monde qui n’est plus.
ECOCENTRISME Vivre avec la nature
Écocentrisme 1/6 L’écocentrisme met l’accent sur l’interdépendance des formes de vie à leur milieu au sein d’un tout pensé à l'équilibre. Ce qui a de la valeur c'est l'écosystème. Ce concept a été créé par Transley et Lindeman en 1935. L’écosystème c’est « l’unité écologique de base en laquelle peuvent se réduire les systèmes écologiques plus complexes. C'est une approche holiste qui inclut des entités globales : les espèces, les communautés d’êtres vivants. Dans les écosystèmes, les éléments biotiques (êtres vivants) interagissent avec les ressources a-biotiques (ressources nécessaires à la vie et matières premières) dans un biotope (lieu) pour former un tout qui a sa cohérence propre . D'après l'auteur de "La Terre est un être vivant - L’hypothèse Gaïa " (James Lovelock, 1993) l'atmosphère n’est pas donnée mais produite par tous les êtres qui peuplent la Terre. La théorie Gaïa explique que tous les organismes de la planète sont interdépendants et forment un seul grand organisme . Chaque élément de cet organisme complexe agit pour l’autorégulation. Gaïa, forme un écosystème autorégulé, un «quasi-être vivant». Ainsi les écosystèmes ont une valeur au delà de la sommes des éléments vivants / non vivant qui les composent. De plus leur valeur réside dans leur capacité à résister aux perturbations, de toujours revenir à l'équilibre.
Écocentrisme 2/6 L’écocentrisme prône l’existence d’une « valeur systémique » des écosystèmes naturels . Ces entités globales ont une valeur intrinsèque, non pas en tant qu’elles contiennent une somme d’êtres vivants possédant chacun leur propre valeur (comme cela est le cas pour le biocentrisme), mais en tant qu’elles sont une matrice pour les organismes vivants . Les écosystèmes sont plus souvent perçus comme espaces de ressources (a biotiques) que zones vivantes avec une faune et flore (biotiques). Enfin, les écocentristes font souvent appel au principe de précaution dans son sens restrictif : quand on ne connaît pas avec exactitude les conséquences d’une décision, il importe de ne pas la mettre en œuvre tant que les conséquences pour l'environnement ou la santé humaine sont incertaines et que les enjeux sont importants. Les lois de la nature deviennent des règles éthiques pour réguler les décisions humaines sur la nature. Penser la nature comme un tout et harmoniser les conduites humaines aux lois de la nature La beauté ou l’équilibre de la nature indiquent ce qu’il convient de faire et de ne pas faire .
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