Formation à l'animation de la fresque des imaginaires #nou…

Biocentrisme 2/6 Ce qui importe, c’est avant tout une population animale dans un écosystème déterminé ou une espèce menacée. Ce sont elles qu’il convient de protéger non pas comme individus mais comme espèce. En éthique environnementale biocentrique, l’animal, comme individu ne figure pas au premier plan des préoccupations. Dans cette vision, les activités humaines bouleversent l’équilibre et dégradent la nature. L’humain est donc le parasite de la Terre, son ennemi. De ce fait, la vision biocentrique est souvent qualifiée d’« anti-humaniste ». Cette théorie va se traduire essentiellement par des interdictions. Cf.Philosophie de la biodiversité de Virginie Maris. En faisant de l'humain le destinataire d'une injonction morale : le respect de la nature, il entend l’altérité comme une extériorité et perpétue la logique dualiste nature/culture qui fonde l’anthropologie depuis le xix eme siècle.

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