MDB MAG N°5

RÉFLEXION MDB

AUTRE AVANTAGE DÉCISIF :

cette mécanique peut permettre d’assainir une opération qui serait devenue un peu trop tendue. Et surtout, elle n’impose pas une rigidité absolue. Il est tout à fait possible, sous réserve de l’accord du vendeur et d’une rédaction adaptée, d’intégrer ou d’ajuster cette logique en cours de route. Cela suppose de la pédagogie, mais il faut bien comprendre une chose essentielle : pour le vendeur, cela ne change strictement rien. Le prix global, les conditions, le calendrier restent identiques. En revanche, pour l’opérateur, cela peut transformer radicalement le devenir d’une opération.

Bien entendu, cette approche implique une rigueur administrative réelle. Lorsqu’une préemption est possible, il faudra déposer des déclarations d’intention d’aliéner distinctes, avec des prix différenciés par lots, parfois même avant la mise en place juridique définitive de la copropriété. Contrairement à ce que certains pensent, ce n’est pas un problème en soi. C’est une question de méthode, de cohérence et, encore une fois, d’accompagnement notarial adapté.

Et c’est là que l’on touche à un sujet sensible mais incontournable : tous les notaires ne sont pas à l’aise avec ces montages. Non pas parce qu’ils seraient illégaux, mais parce qu’ils sortent des schémas standards.

Travailler avec un notaire habitué aux opérations de marchands de biens, ce n’est pas un luxe, c’est une nécessité stratégique. Le notaire n’est pas là pour freiner l’opération par principe, mais pour la sécuriser intelligemment.

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ISSUE 05

MDB MAG

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