ACTUALITÉS DES FOULES ASSISTENT À L’ÉCLIPSE SOLAIRE TOTALE AU QUÉBEC ET AILLEURS AU PAYS
LA PRESSE CANADIENNE Les yeux de milliers de Canadiens se sont levés vers le ciel, lundi après-midi, alors que le Soleil venait se placer di- rectement derrière la Lune, plongeant certaines parties du pays dans le cré- puscule d’une éclipse solaire totale. Les observateurs de l’éclipse dans le sud-ouest de l’Ontario ont été les premiers en sol canadien à observer le phénomène astronomique, au début de la «bande de totalité» qui se poursuivait dans le sud du Québec et le Canada atlantique, pour quitter Terre-Neuve environ 30 minutes plus tard. Les températures ont chuté de plusieurs degrés, les animaux se sont calmés et des foules ravies ont observé la «couronne solaire» apparaître autour du disque noir de la Lune. Des étoiles sont même apparues dans le ciel assombri et les lampadaires se sont allumés pendant cette courte période d’éclipse totale. À Montréal, une foule nombreuse était réunie au parc Jean-Drapeau, incluant des touristes étrangers venus spécialement pour l’occasion. Le métro était d’ailleurs bondé dans le secteur, notamment en direction de cette station sur l’île Sainte-Hélène. Michelle Crotteau a raconté qu’elle était venue de Virginie avec quelques membres de sa famille et des amis pour célébrer son 60e anniversaire «sur la bande de totalité». Elle dit avoir été témoin de l’éclipse totale aux États-Unis en 2017 et qualifie l’expérience de «magique et impressionnante». Roger et Sandra Kirkham, originaires de l’île britannique de Jersey, au large des côtes françaises, étaient déjà à Montréal pour célébrer leur 25e anniversaire de mariage. Ils admettent qu’ils n’étaient pas au cou- rant de l’éclipse jusqu’à tout récemment, mais disent qu’ils adorent s’imprégner de l’atmosphère du parc, avec une ribambelle d’enfants en congé. Sandra Kirkham dit que la dernière éclipse totale qu’elle a vue a eu lieu au Royaume-Uni en 1999, l’année où le couple s’est marié. La circulation demeurait dense avant l’événement autour de Montréal, particu- lièrement en direction des Cantons-de-l’Est, où l’éclipse totale durait le plus longtemps dans la «bande de totalité». Kingston attendait depuis 700 ans À l’extrémité de la bande de totalité au Canada, Hilding Neilson était ému et avait du mal à trouver ses mots alors que le Soleil réapparaissait et imprégnait de sa lumière Gander, à Terre-Neuve-et-Labrador. «C’était tout simplement remarquable, une expérience incroyable», a déclaré M. Neilson, un astrophysicien de l’Université Memorial qui avait fait le voyage avec quelques étu- diants depuis Saint-Jean, trop au sud pour la «bande de totalité». Même si la prochaine éclipse solaire totale au Canada devrait traverser les pro- vinces de l’Ouest dans 20 ans, le phéno- mène ne se produit dans un endroit donné qu’environ une fois tous les 360 ans, selon certaines estimations. Mais certaines régions attendaient depuis encore plus longtemps. Kingston, en Ontario, avait connu une éclipse solaire totale pour la dernière fois il y a près de 700 ans.
Des milliers de personnes sont venues observer l’éclipse totale de Soleil au parc Jean-Drapeau, à Montréal, le lundi 8 avril 2024. (Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)
Cette danse céleste, dans laquelle la Lune, le Soleil et la Terre sont parfaitement alignés, est possible grâce à une mise en scène optique un peu miraculeuse. La Lune est environ 400 fois plus petite que le Soleil, mais elle est également environ 400 fois plus proche de la Terre, ce qui donne l’impression que les deux ont la même taille dans la voûte céleste. L’astronaute David Saint-Jacques a souli- gné que c’était l’une des rares fois où nous avions un «lien direct avec ce qui se passe dans l’espace». «C’est un rappel très direct de la réalité du ballet cosmique, si vous voulez, qui se poursuit constamment», a déclaré M. Saint- Jacques, qui faisait partie d’une mission de 204 jours vers la Station spatiale inter- nationale à partir de 2018, la plus longue mission canadienne à ce jour. Selon lui, le fait de sentir l’ombre de la Lune sur la Terre rappelle le «ballet cos- mique» qui se déroule en permanence dans l’espace. Bien que des éclipses solaires totales se produisent quelque part sur Terre presque chaque année, il affirme qu’il n’y en avait pas eu à Montréal, sa ville natale, depuis les années 1930. Un petit miracle à Fredericton À Fredericton, certains ont applaudi, d’autres ont crié, d’autres ont juré alors qu’une bande de nuages qui bloquait le Soleil s’est éloignée juste à temps pour le «moment de totalité». «C’était tellement cool et génial. C’était incroyable», a déclaré Lucy Hall, cinq ans. L’éducatrice en astronomie Julie Bolduc- Duval a déclaré que l’éclipse offrait aux gens l’occasion de mettre de côté leurs divisions pendant un moment, ensemble à l’ombre de la Lune. «Ça vous fait vraiment réaliser où vous vous situez dans l’univers», a déclaré Mme Bolduc-Duval, directrice du programme «Discover the Universe», offert en partie par l’Institut Dunlap d’astronomie et d’astro- physique de l’Université de Toronto. Une personne sur six résidait dans la «bande de totalité» du Canada pour l’éclipse de lundi, soit environ 6,1 millions de per- sonnes selon les données du recensement de 2021, a déclaré Statistique Canada. Ce chiffre est probablement plus élevé étant donné la croissance rapide de la population canadienne depuis 2021. Ceux qui se trouvaient en dehors de cette
bande de totalité ont quand même pu profiter d’une éclipse partielle. Des employés de bureau ont envahi les trottoirs de Toronto éclairés par les lampadaires et au moins un procès criminel a été interrompu alors que le ciel s’assombrissait. À Ottawa, certaines activités parlemen- taires ont été interrompues alors que les gens échangeaient leur paire de lunettes à éclipse devant l’édifice de Bibliothèque et Archives Canada. Les éclipses totales de Soleil ont joué un
rôle central dans certaines avancées scien- tifiques majeures. L’hélium a été détecté pour la première fois lors d’une éclipse en 1868, et les observations faites lors d’une éclipse en 1919 ont contribué à établir un large soutien à la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein. Les éclipses permettent aux scientifiques d’en apprendre davantage sur le Soleil et d’étudier ses propriétés, a aussi rappelé l’astronaute David Saint-Jacques.
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