Le Major #20

Miracle morning ! Juste après mon arrivée, les admisseurs appellent quelques admissibles dont je fais partie. Ils nous expliquent que nous n’allons pas assister à l’amphi de présentation. J’entends mon nom, et on m’annonce que je vais passer en toute première l’ESH. À 7h30. T’es pas réveillée, et on t’annonce ça… J’étais pas bien ! Le réveil le + violent n’est pas toujours celui du réveil ! Le courant ne passe pas Je me suis présenté un jour plus tôt, pour pouvoir visiter l’école, mais les admisseurs ne m’ont presque pas calculé. J’ai dû arriver par mes propres moyens sur le campus depuis la gare et j’ai rencontré des étudiants qui ne m’ont pas réellement inclus dans les activités et qui ont plutôt mal géré les repas aussi. Le lendemain, j’ai passé des oraux assez compliqués : on recevait toutes les informations par téléphone et non directement via les admisseurs. À l’entretien, je suis tombé sur une professeur qui ne parlait pas bien français et un chef d’entreprise qui a voulu me tester. Bon… je n’avais pas trop aimé la ville non plus, donc tout était lié pour que je ne valide pas de vœux pour cette école au SIGEM ! Le SIGEM se joue parfois dès la gare !

Petit poucet… J’ai accumulé plein de mauvais moments sur une journée ! J’ai pris un Ouigo pas cher pour aller passer mon deuxième entretien, mais le train a eu des problèmes techniques, et j’ai mis huit heures à arriver sur place, et en plus, il faisait super chaud… Quelques heures plus tard, je me préparais à passer ma dernière épreuve, celle d’anglais. J’étais un peu fatiguée, et je savais qu’il y avait une forêt derrière le campus. Je suis allée faire un petit tout pour me détendre, me changer les idées, pour me recentrer, me ressaisir quoi, et… je me suis perdue. Oui, vraiment ! Il me restait 10 minutes pour revenir, donc j’ai couru comme jamais ; je suis arrivée dans la ville (j’étais carrément sortie de l’école), et je suis arrivée PILE à l’heure pour commencer mon oral. Il se trouve qu’à l’époque, mon niveau en anglais laissait à désirer, et l’examinatrice a cru que je faisais l’apologie de la Chine communiste. Donc cette journée a été vraiment particulière… Au bout de chaque journée, même mauvaise, tu iras ! Zéro fit… C’était le tout dernier jour des oraux. Je n’avais pas envie d’être là et le jury non plus! J’ai essayé de faire des blagues, mais ça ne passait pas du tout… bref : zéro fit de tout l’entretien! Auparavant, j’avais passé mes trois premiers oraux en béquilles parce que je m’étais fait une entorse. Ça m’a bien servi malgré tout, car les jurys m’ont pris un peu en pitié, et lançaient facilement des discussions pour savoir ce qui m’était arrivé. Même les soucis peuvent aider à marquer des points ! Stop & go Je suis arrivée dans la salle, j’ai commencé mon pitch de trois minutes. Mais l’un des jurys m’interrompt au bout d’une minute à peine et me pose une question. Je lui réponds, puis je reprends mon pitch. Au bout de trente secondes, il me coupe à nouveau. Ça commence à me stresser. Je lui réponds, je reprends, et il me pose une troi- sième question; je n’ai finalement jamais fini ce pitch… Et il est resté très cassant tout le reste de l’entretien. Les autres jurys essayaient de m’aider un peu, mais je suis sortie de là en me disant que c’était mort. Finalement, j’ai eu 18, mais ça reste un souvenir assez désagréable. Ne pas confondre tension pendant l’oral et résultat final

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Blindtest Je me rappelle en particulier d’un blindtest super drôle organisé par les admisseurs, c’était vraiment un moment très spontané et hyper convivial, qui m’a marquée. Au-delà des épreuves, ces oraux m’ont donné un vrai aperçu de l’école et de son ambiance, et je pense que ça a clairement joué dans mon choix final. Une école se choisit aussi dans les moments les plus spontanés

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n°20 Mai 2026

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