LOOS-EN-GOHELLE
TRAJECTOIRE RÉGÉNÉRATIVE
Commune minière de 6 850 habitants de l'agglomération de Lens-Liévin, sinistrée par la fermeture des mines, devenue ville pilote de la transition — figure française du mouvement des Villes en Transition initié par Rob Hopkins à Totnes en 2006, qui cite d'ailleurs Loos-en-Gohelle parmi les démonstrations les plus abouties de ce qu'un territoire peut accomplir en partant de ses propres ressources. À l'origine de la démarche, un maire : Jean-François Caron, enfant du pays, kinésithérapeute de formation, co-fondateur dès 1989 de l'association La Chaîne des Terrils — par laquelle il fait reconnaître la valeur patrimoniale et biologique des terrils — élu maire en 2001 en succédant à son père Marcel Caron. Sa conviction : la transition émane des territoires, par une innovation sociale qui assume sa dimension transgressive. En 2026, la relève est assurée : nouvelle équipe écologiste élue autour de Geoffrey Mathon, Jean-François Caron ayant transmis après 25 ans de mandat — et essaimé via la Fabrique des Transitions La trajectoire part de la culture : de la première édition du festival des Gohelliades en 1984 à l'inscription du Bassin minier au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2012, de la révision du Plan d'occupation des sols (1995-1999) à la Charte du cadre de vie en 2000, la culture et l'implication habitante ont été déterminantes dans la capacité des acteurs locaux à se réapproprier leur histoire et leur territoire pour réinventer leur avenir. En 2014, la ville signe un protocole avec l'ADEME qui la reconnaît « démonstrateur national de la conduite du changement vers la ville durable ».
TERRITOIRE - Loos-en-Gohelle, ville en transition (62)
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