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LE REFLET
Politiques suite de la page 2
francophones et des anglophones, des Autochtones, des personnes handicapées, des familles, des travailleurs issus de diffé- rentes professions et des personnes ayant des réalités économiques différentes. « Je ne veux pas d’un conseil qui est d’accord simplement pour être d’accord », affirme-t-elle. Selon elle, le désaccord peut jouer un rôle important dans la gouvernance municipale, lorsqu’il permet de remettre en question les décisions et d’éviter la pensée uniforme. « Une bonne gouvernance exige des désaccords », dit-elle. Encourager celles qui hésitent encore Malgré leurs différences d’expérience et de vision, les candidates s’entendent sur un message à transmettre aux femmes qui envisagent une candidature politique : il n’est pas nécessaire d’attendre de se sentir parfaitement prête. De Dona résume son conseil en une question : « Pourquoi pas moi? » Elle encourage les femmes à s’entourer, à faire confiance à leurs capacités et à utiliser les réseaux existants. Bertrand souhaite également que davan- tage de jeunes femmes soient encouragées à considérer des rôles de leadership, afin que la progression actuelle se poursuive dans les prochaines années. Lajoie, de son côté, estime que les femmes qui décident d’entrer en politique doivent être prêtes à apprendre, à faire face aux critiques et à défendre leurs convictions. Elle considère néanmoins que les difficul- tés inhérentes à la politique ne devraient pas dissuader celles qui souhaitent s’engager. Pour De Dona, l’objectif demeure de contribuer à sa communauté. « Tu as quelque chose à apporter et ta voix mérite d’être entendue », dit-elle.
municipale. De Dona dit avoir ressenti les effets de ce travail, même si elle n’a pas participé directe- ment à toutes les initiatives de l’organisme. « Le fait de voir davantage de femmes se présenter, de créer des liens et de s’encou- rager mutuellement contribue à rendre le saut en politique beaucoup moins intimidant », affirme-t-elle. Bertrand décrit pour sa part le réseau de femmes qu’elle a découvert en politique comme une forme de soutien concret. Elle raconte qu’au début de sa campagne, un commentaire reçu sur les réseaux sociaux l’avait fait douter d’elle-même. Elle a alors communiqué avec deux autres candidates afin de leur demander conseil. « J’ai eu des réponses dans le temps de le dire », raconte-t-elle. Selon elle, ce réseau permet aux can- didates et aux élues de partager leurs expériences, leurs connaissances et leurs difficultés. « On a tellement un beau réseau de femmes qui sont prêtes à supporter », dit-elle. Pour Lajoie, la question va au-delà du recrutement Pour la mairesse sortante de Casselman et candidate à sa réélection, Geneviève Lajoie, l’augmentation du nombre de can- didates est encourageante, mais elle ne constitue qu’une première étape. « 31 femmes, ça veut dire que 31 femmes ont regardé ces tables et se sont dit : “Pourquoi pas moi?” C’est significatif », affirme-t-elle. Lajoie précise toutefois que le simple fait d’avoir davantage de femmes candidates ne suffit pas nécessairement à changer la politique municipale. Selon elle, il faut également examiner la culture politique dans laquelle les femmes entrent et se demander si les environ- nements municipaux sont suffisamment accueillants pour qu’elles souhaitent y rester. « Amener des femmes à se présenter est une partie du casse-tête. Il faut aussi regarder honnêtement la culture politique dans laquelle elles entrent », dit-elle.
Lajoie estime que le recrutement et la rétention des femmes devraient être consi- dérés séparément. Elle croit notamment qu’il faut mieux préparer les nouvelles élues aux conflits, à l’attention publique, aux réseaux sociaux, aux dynamiques interpersonnelles et aux réalités émotionnelles associées à une fonction politique. « Recruter une femme pour qu’elle mette son nom sur un bulletin de vote, c’est le début de l’histoire, pas la fin », affirme-t-elle. Une question de diversité Les quatre candidates interrogées consi- dèrent que la présence de femmes autour de la table municipale peut contribuer à une représentation plus complète de la popula- tion, tout en soulignant que la diversité ne se limite pas au genre. Pour De Dona, un conseil municipal plus diversifié permet de faire ressortir davantage de perspectives lorsqu’il faut prendre des décisions. Elle donne notamment l’exemple du développement d’un nouveau quartier, qui ne doit pas être considéré uniquement sous l’angle du développement immobilier. « Il faut penser à la circulation, à la sécu- rité des enfants qui se rendent à l’école, aux parcs, aux infrastructures, mais aussi aux services dont les familles et les aînés auront besoin », explique-t-elle. Plusieurs perspectives autour de la table peuvent ainsi, selon elle, permettre aux élus de poser davantage de questions et de mieux comprendre les répercussions d'une décision. Bertrand estime elle aussi que les femmes peuvent apporter certaines expé- riences et préoccupations différentes au conseil, notamment en matière de famille et de services sociaux. « Il faut pouvoir représenter les femmes. Il faut pouvoir représenter les jeunes filles aussi, dans nos communautés », dit-elle. Lajoie insiste toutefois sur le fait que la diversité doit être beaucoup plus large que la représentation des femmes.
La disponibilité nécessaire pour faire de la politique demeure toutefois un obstacle concret. Bertrand affirme que sa propre décision de se lancer a notamment été facilitée par son départ à la retraite. Lorsqu’elle travaillait encore, elle ne croyait pas pouvoir concilier une carrière professionnelle, une famille et un engagement politique. « Je n’aurais jamais pu concilier travail, politique, famille. Pour moi, ça aurait été trop », explique-t-elle. Elle considère que cette réalité peut être particulièrement importante pour les femmes qui assument encore une part importante des responsabilités familiales. De Dona souligne elle aussi la difficulté de concilier la famille, le travail, l’engagement communautaire et une campagne électorale. Elle estime toutefois que les candidates ne devraient pas attendre que toutes les conditions soient parfaites avant de se lancer. « Lorsqu’on aime sa communauté et qu’on veut sincèrement contribuer à son avenir, il faut parfois mettre ses hésitations de côté et se lancer », affirme-t-elle. Le soutien ne s’arrête pas au dépôt de candidature Pour LFPR, les efforts visant à augmenter la participation des femmes ne se sont pas limités à encourager les candidatures. Au cours des derniers mois, l’organisme a organisé deux activités de réseautage de type 5 à 7, une formation destinée aux femmes intéressées à la politique municipale ainsi qu’un dîner-rencontre entre candidates et élues. Dans le cadre de sa campagne « Ça prend des femmes comme toi... en politique municipale », LFPR a également offert de l'information et de l'accompagnement aux femmes qui souhaitaient mieux comprendre les réalités d'une candidature municipale. Depuis le début de la période de dépôt des candidatures, le 1er mai, l'organisme affirme avoir accordé plus d'une dizaine d'entrevues dans les médias pour parler de l'importance d'une représentation féminine en politique
Elle souhaite notamment voir autour des tables municipales des hommes et des femmes de différents âges, des Alors que les élections municipales approchent, la hausse du nombre de can- didates constitue donc pour LFPR un premier indicateur de changement. Mais pour les femmes interrogées, la prochaine étape sera de voir comment cette présence accrue se traduira autour des tables municipales et dans la culture politique des prochaines années. LE SERVICE DES INCENDIES DE LA NATION REÇOIT UNE TROUSSE ÉDUCATIVE SUR LA PRÉVENTION DES INCENDIES
La Municipalité de La Nation remercie le Groupe d’assurance Medallion et le Conseil de la sécurité-incendie publique
pour leur soutien et leur engagement envers la promotion de la sécurité-incendie dans la communauté.
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De gauche à droite : le capitaine à la prévention des incendies Carl Surprenant, le pompier Stéphane Beaudoin, Shawnna Fournier de Medallion Group Insurance et le chef des incendies Martin Rousseau. (Le Service des incendies de La Nation)
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info.casselman@technometalpost.com
GABRIELLE VINETTE gabrielle.vinette@eap.on.ca
La trousse comprend du matériel éducatif interactif sur la sécurité-incendie, notam- ment des cahiers d’activités, des jeux et des ressources pour aider les familles à préparer un plan d’évacuation à domicile. Le service utilisera ces outils pour sou- tenir les activités de sensibilisation à la prévention des incendies et transmettre d’importants messages de sécurité aux enfants, aux familles et aux résidents de la communauté.
Le Service des incendies de La Nation a été choisi pour recevoir une trousse éducative à l’occasion de la Semaine de la prévention des incendies, dans le cadre d’un tirage organisé par le Groupe d’assurance Medallion en partenariat avec le Conseil de la sécurité-incendie publique.
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