entre pratiquement toutes les grandes villes et les villes secon- daires par le train. Si cela a fait per- dre des parts de marché au trans- port aérien intérieur, la demande globale en Chine connaît une crois- sance telle que les deux secteurs continuent de se développer. Les prix des billets de train sont gé- néralement légèrement inférieurs à ceux des billets d’avion, mais dans certains cas, ils les dépassent désor- mais, ce qui reflète la valeur que les passagers accordent à ce ser- vice. Le processus est également ex- trêmement efficace : les billets sont numériques, l’embarquement est fluide et les téléphones portables gèrent pratiquement tout. À bien des égards, la Chine est en avance sur l’Occident, et je pense que les systèmes occidentaux finiront par adopter des pratiques similaires. Jean-Emmanuel Hay : En ce qui con- cerne le thème du World Connect by APG : « Au-delà des mots, le pouvoir de la communication dans l’aviation », ce pouvoir semble évi- dent, étant donné que nous avons besoin d’avions. Dans le même temps, l’aviation est critiquée dans
les médias pour causer trop de pol- lution, en particulier en Europe. Et de ce point de vue, la réponse dans le monde de l’aviation est limité. Est-ce parce que le transport aé- rien est considéré comme acquis que les professionnels accordent si peu d’importance à une bonne communication dans les médias ? Richard Burgess : Le thème a été choisi pour mettre en évidence de nombreux aspects de la communica- tion dans l’aviation : le marketing, le lobbying, mais aussi la manière dont les compagnies aériennes commu- niquent aujourd’hui avec leurs pas- sagers. Grâce aux nouvelles technol- ogies, il existe de multiples canaux (réseaux sociaux, applications de messagerie comme WhatsApp ou WeChat en Chine, etc.) qui per- mettent aux compagnies aériennes de communiquer de manière plus directe et plus personnelle avec leurs clients. Mais je suis d’accord, le lobbying est un domaine dans lequel nous pourri- ons faire mieux. En tant qu’industrie, nous avons besoin d’une approche plus unifiée pour mettre en avant les contributions positives de l’aviation: relier les cultures, favoriser
la compréhension et permettre les voyages d’affaires et d’agrément à l’échelle mondiale. Sur le plan environnemental, un travail considérable est en cours : avions plus efficaces, carburants alternatifs, amélioration des tra- jectoires de vol. Certaines de ces initiatives dépendent des compag- nies aériennes, tandis que d’autres nécessitent la coopération des gou- vernements. Les infrastructures pour les nouveaux types de carburants, par exemple, nécessiteront des in- vestissements importants et le sout- ien des États. Le secteur souhaite vivement faire progresser la durabilité, non seulement pour des raisons envi- ronnementales, mais aussi parce que l’efficacité réduit les coûts. Cependant, je pense que nous avons besoin d’une voix plus forte et plus unifiée pour communiquer plus efficacement sur ces efforts et présenter une perspective équili- brée sur l’impact environnemental de l’aviation par rapport à d’autres secteurs. Jean-Emmanuel Hay : Il y a deux ans, Jean-Louis Baroux était ra- vi d’annoncer qu’aucun accident
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BORN TO BE A BIRD BY CLASS & RELAX
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