Born to Be a Bird by Class & Relax Lifestyle Magazine #03

Jean-Emmanuel Hay: Richard Burgess, as President of the APG network, what trends can you fore- see this year in terms of devel- opment, both for passenger and cargo transport, given the complex geopolitical context, which seems to be deteriorating day by day? How does this affect business? Richard Burgess: Since Covid, our business has grown considerably, with many airlines seeking to re- duce costs and outsource services. Overall, the trend has been very positive. A key focus has been the development of our NDC platform, which now has 44 carriers on board. We signed the Lufthansa Group just last week, adding all of their airlines to the platform. We see this as a very strong product for the future.That said, adoption of NDC has been slower than expected. It requires significant resources from airlines, but we remain confident it will become a mainstream distribu- tion channel in the coming years. Our Interline platform is also ex- panding, helping airlines capture traffic and revenue from new and distant markets that were previ- ously difficult to access. Looking ahead, the outlook for APG is very positive. However, as you mentioned, we’re not immune to geopolitical challenges. Conflicts and unstable regions are not only tragic locally but also highly dis- ruptive for aviation. Political un- certainties also affect traffic flows, particularly in the US, where we’re seeing reduced demand in and out of the country. This is putting pres- sure on route viability. That said, aviation has always been a rollercoaster. The industry is resil- ient and adapts quickly. We remain confident that passenger demand will continue to grow, with more people traveling to more destina- tions worldwide.

est tragique et profondément re- grettable. Cependant, l’aviation reste l’un des modes de transport les plus sûrs au monde. Le secteur est soumis à une surveillance rigoureuse et à des investissements constants en matière de sécurité. Lorsque des in- cidents, rares, se produisent, ils font l’objet d’enquêtes approfondies et des leçons sont rapidement tirées afin d’éviter qu’ils ne se reproduisent. Il est vrai que cette année, nous avons connu plus d’accidents que d’habitude, mais compte tenu du nombre considérable, des dizaines de milliers de vols effectués chaque jour en toute sécurité, il est remar- quable de constater à quel point le niveau de sécurité de l’aviation reste élevé. Le mérite en revient aux compagnies aériennes, aux autorités de régulation et aux professionnels de la sécurité qui maintiennent ces normes exceptionnelles. Jean-Emmanuel Hay : Il semble que lorsqu’un incident se produit, il est le plus souvent dû à une erreur hu- maine. Pensez-vous qu’à l’avenir, les avions voleront de manière plus automatisée ? Richard Burgess : Techniquement, les avions pourraient déjà fonctionner sans pilote. La question plus impor- tante est de savoir si les passagers seraient biens, à bord d’un avion sans pilote ni copilote dans le cockpit. Même avec les voitures autonomes, beaucoup de gens restent mal à l’aise. Il est vrai que l’erreur humaine joue un rôle dans certains incidents, mais le jugement humain est également essentiel dans les situations où l’automatisation seule ne permet pas de prendre la bonne décision. À mon avis, le monde n’est pas encore prêt pour les avions sans pilote. La première véritable étape dans cette direction sera probablement franchie avec les drones.

majeur n’avait été enregistré dans le secteur de l’aviation. 2025 est une année difficile, marquée par des erreurs spectaculaires auxquelles nous n’étions plus habituées et de nombreux incidents. Qu’en pensez- vous ? Il était très choquant de voir autant de crashs en si peu de temps, au début de l’année.

Richard Burgess : Chaque accident

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