Born to Be a Bird by Class & Relax Lifestyle Magazine #03

Jean-Emmanuel Hay : Comment gérez-vous les crises ou les bouleversements géopolitiques qui surviennent très rapidement, comme récemment entre le Cambodge et la Thaïlande ? Tunku Iskandar : La région du Moyen-Orient est particu- lièrement touchée, tout comme la Russie et l’Ukraine, où la situation reste tragique. Concernant le Cambodge et la Thaïlande, il s’agit d’un différend ancien : lorsque les Français ont quitté l’Indochine, les frontières tracées entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam n’étaient pas toujours naturelles, elles étaient parfois même totalement artifi- cielles. Certains États ont contesté ces délimitations, mais les traités ont été signés. Les désaccords persistent parfois, et il arrive qu’un incident dégénère en affrontement ponc- tuel. Heureusement, ces tensions concernent des zones reculées et n’affectent pas les zones commerciales.L’ASEAN, qui regroupe dix pays, joue un rôle de médiation. Cette année, la présidence revient à la Malaisie, et notre Premier ministre est intervenu rapidement pour apaiser la situation et réunir les deux parties. Les tensions se sont calmées, et la volonté de maintenir des relations pacifiques a prévalu. C’est une situation bien différente de celles que connais- sent l’Ukraine et la Russie, ou encore Gaza et Israël. Même

l’incident récent entre l’Inde et le Pakistan, plus sérieux, s’est finalement apaisé. D’autres foyers de tension subsistent, comme entre les deux Corées ou lorsque des vaisseaux de guerre chinois s’aventurent dans les eaux territoriales des Philippines ou de la Malaisie. Néanmoins, la région reste globalement stable, et les affaires ne sont pas affectées. Le marché du voyage international sort renforcé de la pandémie : la demande est soutenue, notamment grâce aux deux grands marchés que sont la Chine et l’Inde. Les règles de visa ont été largement assouplies dans la région, ce qui favorise aussi les déplacements intra-asiatiques. Ce n’est pas encore aussi fluide qu’en Europe, mais l’absence de visa représente déjà un grand progrès, depuis la péri- ode du Covid. Jean-Emmanuel Hay : Avez-vous une anecdote marquante à propos d’APG ? Tunku Iskandar : Il y en a beaucoup ! Dans la zone Asie- Pacifique, je gère deux groupes WhatsApp : l’un officiel, réservé aux informations APG, et l’autre plus général. Ce dernier est constamment animé : on y souhaite les anni- versaires, les fêtes nationales, et bien d’autres événements. Cela illustre la proximité et l’amitié qui nous unissent.

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