LE REFLET ACTUALITÉS DAVANTAGE DE FEMMES SE LANCENT EN POLITIQUE MUNICIPALE DANS PRESCOTT ET RUSSELL GABRIELLE VINETTE INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL (IJL) gabrielle.vinette@eap.on.ca
beaucoup plus nombreux que les femmes. « Tu rentres dans une salle de 200, puis il y a juste 20 femmes. Tu te dis : “Boy!” Pourtant, la population, c’est du 50-50 », illustre-t-elle. Pour elle, il faut néanmoins apprendre à prendre sa place. Charron souligne également le rôle joué par LFPR, notamment grâce aux formations, aux conférencières invitées et aux activités permettant aux femmes d’échanger sur leurs expériences. « Ils prennent le temps », dit-elle, ajoutant que l’organisme a notamment offert une formation aux candidates sur le fonction- nement d’une campagne électorale et les ressources disponibles. Inspirer la prochaine génération Les trois candidates souhaitent que leur participation puisse encourager d’autres femmes à envisager un engagement politique. Morin affirme qu’elle serait particuliè- rement fière d’inspirer une jeune femme qui pourrait éventuellement décider de se lancer elle aussi. « Si je peux peut-être inspirer une seule jeune femme qui a peut-être 20 ans, 18 ans aujourd’hui, qui regarde ça […] et qui pourrait se dire un jour, peut-être que moi aussi, je vais l’essayer, j’aurais réussi quelque chose », dit-elle. Leblanc partage cette volonté de voir une relève féminine prendre sa place. « Si vous percevez que vous avez des capacités envers la politique municipale, vous pouvez oser vous engager », lance-t-elle aux femmes qui y songent. Charron conseille pour sa part de ne pas nécessairement commencer par une candidature électorale. S’impliquer dans un comité ou un projet communautaire peut, selon elle, être une première étape vers un engagement plus important. « Si ça t’intéresse, pourquoi pas essayer de faire un petit geste, une petite implica- tion, un petit comité », dit-elle. Elle rappelle également que les élus ne travaillent pas seuls. « On est une équipe. On travaille en équipe », affirme Charron. « On peut avoir des points de vue différents, puis ne pas être en accord, mais notre but ultime, c’est de servir notre communauté. » Pour LFPR, l’augmentation du nombre de candidates constitue en soi une avancée pour la démocratie municipale. L’organisme souligne que, peu importe les résultats du scrutin, les femmes qui ont choisi de se présenter contribuent à une représentation plus diversifiée dans les communautés de Prescott et Russell.
Le nombre de femmes qui se pré- sentent aux élections municipales de 2026 dans Prescott et Russell a connu une hausse importante, une progression que Leadership Féminin Prescott et Russell (LFPR) attribue notamment aux efforts déployés pour encourager et accompagner les femmes intéressées par la politique. Selon LFPR, 31 femmes ont officielle- ment déposé leur candidature cette année aux postes de conseillère municipale et de mairesse dans Prescott et Russell, comparativement à 21 en 2022, soit une augmentation de près de 50 pour cent. À ces candidates s’ajoutent huit femmes qui briguent des postes de conseillères scolaires ou d’administratrices du Police Village de Russell. Au total, 39 femmes sont candidates pour l’un des 65 sièges dispo- nibles dans les municipalités, les conseils scolaires et le Police Village de Russell. Pour Marie-Noëlle Lanthier, directrice gé- nérale de LFPR, cette progression témoigne d’un intérêt grandissant des femmes pour la politique municipale. « Voir près du double de femmes franchir le pas et présenter leur candidature est une excellente nouvelle pour nos communautés », a-t-elle déclaré dans un communiqué. Elle attribue cette progression à une combinai- son d’encouragements, de formations, de réseautage et d’accompagnement. Au cours des derniers mois, LFPR a notamment organisé deux activités de réseautage, une formation destinée aux femmes intéressées à se lancer en poli- tique municipale ainsi qu’un dîner-rencontre réunissant candidates et élues. « Il faut se faire confiance » Pour la candidate à la mairie de Casselman, Katy Morin, son entrée en politique représente l’aboutissement de plusieurs expériences professionnelles et communautaires. Ancienne journaliste, animatrice radio, agente de développement communautaire et attachée politique d’un député fédéral, Morin affirme avoir toujours aimé travailler avec les gens et chercher des solutions aux problèmes qui les touchent. Lorsqu’elle et sa famille se sont ins- tallées à Casselman et que leur vie est devenue plus stable, l’idée de se présenter aux élections a commencé à prendre forme. « Je me suis dit : “Je peux apporter quelque chose à Casselman, si Casselman
De gauche à droite: Diane Choinière, Chantal Sarkisian, Marie-Noëlle Lanthier, Christine Dawood et Stephanie Rieux se présentent toutes aux élections municipales de 2026 (Leadership féminin Prescott et Russell)
veut de moi, évidemment”, mais c’est tou- jours une question, je pense, de se faire confiance », explique-t-elle. Selon Morin, cette confiance représente l’un des principaux défis auxquels les femmes peuvent être confrontées lorsqu’elles envi- sagent une carrière politique. « Notre premier frein en tant que femme, c’est nous-mêmes », dit-elle, soulignant que les femmes peuvent avoir tendance à vouloir être parfaitement préparées avant de se lancer. Elle estime toutefois qu’il faut accepter de faire des erreurs et d’apprendre en cours de route. Morin considère également que les réseaux comme LFPR peuvent contribuer à réduire cette hésitation en offrant des ressources, des formations et un accom- pagnement aux candidates. « On n’est jamais vraiment seule main- tenant en tant que femme », affirme-t-elle. Une représentation plus diversifiée La conseillère municipale et candidate à sa réélection à Casselman, Francyn Leblanc, se réjouit également de voir davantage de femmes se présenter. Ayant connu des conseils municipaux où une seule femme siégeait à la table, Leblanc affirme que la présence de plusieurs femmes peut changer la dynamique d’un conseil. « Pour moi, je trouve que la femme a sa place à la table du conseil. Ça, c’est primordial », dit-elle. Elle estime que les femmes peuvent apporter différentes façons de commu- niquer et de collaborer, tout en insistant sur l’importance du respect entre les élus, même lorsque leurs opinions divergent. Pour Leblanc, l’un des principaux obs- tacles demeure toutefois la disponibilité nécessaire pour exercer le rôle d’élu. Les responsabilités professionnelles
et familiales peuvent rendre l’engagement politique particulièrement exigeant, dit-elle. Être conseillère ne consiste pas uniquement à assister aux réunions du conseil: il faut également étudier les dossiers, participer à des activités et représenter la municipalité dans différents contextes. « Il faut être travaillant, il faut être dispo- nible et il faut être en action », souligne-t-elle. Après plusieurs années en politique municipale, Leblanc considère que la déci- sion de se présenter doit donc être prise sérieusement. « Ce n’est pas une question juste de dire “j’ai le goût de m’essayer en politique”. Non, c’est le goût de m’engager en politique », affirme-t-elle. Commencer par de petits pas La conseillère et candidate à Casselman, Anik Charron, recommande quant à elle aux femmes qui s’intéressent à la politique de commencer progressivement. Avant de déposer sa candidature, Charron dit avoir elle-même participé à des événe- ments politiques, assisté à des réunions de conseil et fait différentes expériences qui lui ont permis de mieux comprendre le fonctionnement politique. « Si tu penses que toi aussi, tu pourrais faire ça, ça t’intéresse, je recommande de faire des petits pas, de faire un peu de recherche », explique-t-elle. Selon Charron, la présence accrue de femmes en politique permet aussi aux conseils municipaux de mieux refléter les communautés qu’ils représentent. « Je pense que c’est bon parce que là, ça démontre un portrait plus réaliste de la population qu’on représente », dit-elle. Elle reconnaît toutefois que la politique peut encore être intimidante pour certaines femmes. Elle souligne notamment qu’elle se retrouve parfois dans des conférences ou des événements où les hommes sont
Nous invitons les lecteurs à nous faire parvenir leurs lettres qui ne doivent pas dépasser 300 mots. Nous nous réservons le droit de les modifier ou de refuser de les publier. L’expéditeur doit inclure son nom, prénom, adresse et numéro de téléphone. Readers are invited to send us their letters that must not exceed 300 words. We reserve the right to modify them or to refuse to publish them. The writer must include their names, address and telephone number.
Publicité • Advertising: mariemaude@eap.on.ca Nouvelles • News: nouvelles@eap.on.ca Classées • Classified : Nécrologies • Obituaries: nicole.pilon@eap.on.ca
Bertrand Castonguay Président • President bertrand.castonguay @ eap.on.ca Yvan Joly Directeur des ventes Sales Manager yvan.joly @ eap.on.ca
Anil Jhalli Rédacteur en chef Editor-in-Chief anil.jhalli@eap.on.ca Marco Blais Infographie et prépresse Layout & Prepress infographie @ eap.on.ca
1100, rue Aberdeen Street, C.P. / P.O. Box 1000, Hawkesbury, ON K6A 3H1 613-632-4155 • 1-800-267-0850 +F]ђ 613-632-6383 www.editionap.ca Publié le mercredi par • Published on Wednesday by: La Compagnie d’édition André Paquette Inc. Imprimé par • Printed by: Imprimerie Prescott et Russell, Hawkesbury, ON # convention : 0040012398
Annonces classées et nécrologies Classified ads and obituaries 613-632-4155
Financé par le gouvernement du Canada Funded by the Government of Canada
Avis : En cas d’erreur ou d’omission, la responsabilité du journal ne dépasse, en aucun temps, le montant de l’espace de l’erreur en cause. Toute reproduction du contenu est interdite à moins d’autorisation écrite au préalable. Notice: In case of an error or omission, the responsibility of the newspaper shall not exceed, at any time, the amount of space of the error in question. Reproduction of the content is prohibited unless prior written authorization is granted.
Made with FlippingBook - Share PDF online