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processus de pensée inconscients du patient. En troisième lieu, grâce à ses libres associations, l’analyste ébauche certaines pensées intimes, première étape vers la prise de conscience de l’insight qu’il est sur le point de comprendre. En dernier lieu, ce que l’analyste a perçu, grâce à son introspection, est le résultat final de tout un processus d’intuition. L’intuition permet d’organiser dans le silence, sans effort et sans prise de conscience, une myriade d’observations, d’impressions, de faits et d’expériences qui vont au-delà du large éventail des modes d’expérience verbaux et non-verbaux : conduite, mimiques, posture du corps, gestes, timbre de la voix, débit du discours, expressions métaphoriques et forme du matériel. Tous ces comportements sont parfois perçus de manière subliminale, élaborés et conceptualisés inconsciemment, c’est-à-dire intuitivement. Un tel mode de fonctionnement de l’analyste est perçu par Arlow comme étant grandement artistique et créatif. Stanley Leavy (1973) a résumé l’interaction entre la parole métaphorique du patient et l’écoute métaphorique de l’analyste dans les termes suivants : « La libre association…est indispensable à l’analyste, puisqu’elle est le processus interne par lequel il passe de l’attention « en égal suspens » à la dissolution des énoncés verbaux de l’analysant et fait la synthèse de ces fragments imaginaires, lesquels dévoilent une signification inconsciente…La capacité à y parvenir révèle la compétence de l’analyste…Celui-ci peut interpréter lorsque analyste et analysant parviennent à une interaction symbolique, c’est-à-dire au moment où dans l’imaginaire de l’analyste surgissent des structures persistantes, produites par les intentions inconscientes de l’analysant. » (pp. 312, 325), (NdT, traduit par nous-même). La contribution de Christopher Bollas (1992), analyste nord-américain d’origine britannique, détaillée dans la section européenne qui suit, trouve vraiment sa place dans cette section. Bollas a souligné l’intérêt clinique d’un partage approprié avec le patient de l’activité de libre association de l’analyste, qui, selon lui, est probablement plus fréquente qu'on ne veut l’admettre. Conformément à ses recommandations, une telle auto-divulgation doit demeurer sélective, être étroitement liée au matériel apporté par le patient et constituer un « lien préconscient avec les pensées latentes inconscientes » (p. 116) de l'analysant. (NdT, traduit par nous-même). Ce qui a été proposé au patient doit, en outre, toujours faire l’objet d'une élaboration par ce dernier. Dans la suite de la pensée des auteurs cités ci-dessus, Zvi Lothane (2010) affirme qu’il faut poursuivre dans la continuité et la pertinence de la méthodologie fondamentale et la technique des libres associations de Freud. De façon très spécifique, il met en lumière la similitude entre l’état psychique du patient associant librement et l’attention flottante/en égal suspens de l’analyste, qui apporte une dimension interactive réciproque dans l’extension méthodologique et terminologique du concept d’ Association libre réciproque (1984, 2007, 2010). Il écrit : « …que les libres associations de l’analyste font partie intégrale des libres associations de l’analysant, que le patient ne parle jamais à un mur, sinon à une autre personne qui suit ses pensées, y fait écho, les suit, à nouveau, à chaque virage de la route. Que les libres associations de l’analyste soient communiquées ou non, néanmoins elles coïncident continuellement avec
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