As-tu déjà repéré ou travaillé sur une première opération ? Si oui, raconte-nous. Oui, j’ai déjà travaillé sur plusieurs opérations, toutes au stade d’étude. Notamment une près d’Angers, à Corné pour être plus précis. Une maison de 200 m² avec un terrain de 3 800 m². L’objectif était clair : aller voir le terrain pour étudier ce qu’il est possible de faire en vue d’une division parcellaire. La visite s’est donc déroulée, je me suis penché ensuite sur la faisabilité du projet avec une étude complète : règles d’urbanisme, estimation du bien, revente des lots. C’est ensuite que je suis allé voir mon ancienne tutrice, qui est agent immobilier, pour préciser cette revente. Elle a contacté un marchand de biens qu’elle connaissait, et là, grosse surprise : le terrain ne serait pas constructible.
Tu la vois, la petite goutte sur le front qui commence à arriver ? Évidemment, je n’ai pas compris. J’étais sûr d’avoir bien lu le PLU, c’est la première chose à regarder ! J’ai donc contacté le vendeur pour lui faire part de cette nouvelle, et un rendez- vous a été pris avec le maire délégué de la commune, qui lui a confirmé la constructibilité du terrain. En début de semaine, j’ai demandé un rendez-vous avec cette personne pour avoir une trace écrite de ce qu’il a dit au vendeur, afin de sécuriser au maximum, puis faire une offre. Cette première étude m’a fait comprendre une chose : toujours aller au bout de ses recherches, ne pas s’arrêter à ce qu’on me dit, mais m’en assurer par moi-même.
Quelle vision du métier de marchand de biens avais-tu en arrivant ? Et comment a-t-elle évolué ? C’est vrai qu’à chaque visite, à chaque étude, chaque rencontre, la vision du métier de marchand de biens évolue. Au départ, je ne pensais pas que le marchand de biens devait être autant polyvalent, et qu’il devait aller chercher les réponses lui- même. Par exemple, ne pas se fier à un agent immobilier pour l’étude de prix d’un bien, mais plutôt aller en rencontrer plusieurs, regarder soi-même les biens vendus récemment, les biens en vente, etc. Même chose pour les règles d’urbanisme : ne pas se fier qu’au PLU, mais aller chercher les infos en appelant les services d’urbanisme, discuter avec eux, créer un lien.
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ISSUE 02
MDB MAG
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