Finances News Hebdo numéro 1000

VENDREDI 23 OCTOBRE 2020 / FINANCES NEWS HEBDO 36

Spécial

1000

www.fnh.ma

ÈME

Ahmed Rahhou

V oir naître un nouveau journal fait toujours plaisir. Quand on le voit toujours actif et dyna- mique après quelques années, on applaudit la performance. Mais quand se pointe le millième numéro, surtout pour un hebdomadaire, on crie à l’exploit. J’ai suivi l’aventure de Finances News Hebdo depuis sa naissance et été témoin de ses progrès et de ses muta- tions. J’ai vu la naissance de ses ramifi- cations et son incursion dans le monde du digital. A chaque fois, l’équipe, dont le professionnalisme, l’enthousiasme et la mobilisation sont à saluer, était au rendez-vous de la réussite. J’ai souvent Ambassadeur du Maroc auprès de l’UE

été en contact avec cette équipe pour échanger sur l’actualité financière et éco- nomique, ou pour commenter les perfor- mances d’une entreprise. J’avoue que c’était toujours des moments de plaisir. Voir une presse spécialisée réussir peut nous paraître banal aujourd’hui. Ce n’était pas le cas au moment de la naissance de Finances News Hebdo, surtout dans le monde de l’économie et de la finance. Cette belle réussite a un nom, celui de Fatima Zahra Ouriaghli. Une grande jour- naliste, une grande Dame de la presse et une grande Dame tout court. Bravo Madame pour cette belle aventure ! Et longue vie à Finances News Hebdo.

Samira Sitail

Ex-directrice de l’information de 2M

Le respect de la parole donnée aux clients et aux partenaires est une valeur cardinale pour celle dont la ponctualité force le respect. Son autre qualité indéniable a trait à l’esprit de créativité. Fatima Zahra est une femme d’idées qu’elle n’a pas certes pu toutes concrétiser faute de moyens. Elle en a ainsi sélectionné quelques-unes et fait le choix d’aller jusqu’au bout. Et ce, en dépit de l’adversité, et parfois des coups bas. Le sérieux dont la patronne de Finances News Hebdo a fait preuve tout au long de ces années a fini par payer. Enfin, je dirai que la patronne d’entre- prise de presse est une féministe qui s’ignore, parce qu’elle n’a pas le temps de s’investir pleinement dans cette cause essentielle. Elle défend le féminisme à sa manière, comme en témoigne son enga- gement dans les Panafricaines, un réseau de journalistes africaines, initié par 2M. Fatima Zahra représente de la plus belle des manières le Maroc au sein de ce réseau panafricain. Je terminerai en disant que je suis bluffée par la capacité de résistance de celle qui fait également preuve de résilience. Bravo pour les 20 ans et le millième numéro de Finances News Hebdo.

n’est l’accomplissement de petits actes de résistance au quotidien qui concernent n’importe quel chef d’entreprise. Un diri- geant de PME évoluant dans la presse écrite a affaire au quotidien à la banque et aux sponsors, tout en veillant au recou- vrement des créances. A cela, s’ajoutent les préoccupations inhérentes au paie- ment des salaires à la fin du mois et le règlement de l’imprimeur. La condition de femme a aussi été à l’ori- gine des actes de résistance de Fatima Zahra, qui évolue dans un milieu dominé par des directeurs de publication mascu- lins. Nous avons ainsi en commun des batailles qui peuvent être anodines aux yeux de nos confrères masculins. Fatima Zahra et moi avons eu à faire face aux jugements déplacés, relatifs à l’appa- rence (look), et dont les hommes sont épargnés. Les femmes sont très souvent jugées sur leur capacité à diriger des équipes et à prendre des décisions. Le jugement facile de l’apparence des femmes diri- geantes est certes universel, mais un peu plus appuyé au Maroc en raison de leur nombre réduit. Fatima Zahra, toujours impeccable jusqu’aux bouts des ongles, est la femme des rendez-vous qui ne sont jamais manqués.

C’ est une multitude de petits actes de résistance au quotidien qui ont permis de construire Finances News Hebdo en 20 ans. Vous avez réussi à développer une vision, et surtout fidéliser une équipe. C’est une trentaine de personnes et de familles pour lesquelles vous vous êtes battue récemment, à l’instar d’autres organes de presse écrite ou électronique, afin de préserver les emplois. Certaines entreprises se sont séparées de leurs collaborateurs par nécessité, et d’autres par opportunisme en profitant de la crise liée à la Covid-19 pour licencier. Par contre, Fatima Zahra Ouriaghli s’est évertuée à garder l’ensemble de son équipe afin de préserver la cohésion de la famille construite autour d’elle sur les vingt dernières années. Que dire de la patronne de Finances News Hebdo, si ce

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