SHIRAI : En effet, j'ai structuré le ré- cit de sorte qu'on saisisse bien qu'il s'agit de la même fille, même si son aspect changeait à chaque case. Et puis Demizu-sensei a l'habitude de dessiner des tas de visages diffé- rents. Il n'y a qu'à voir les enfants de Grace Field : il n'y en pas deux qui se ressemblent !
SHIRAI : Exact, tout le monde a un physique avantageux, dans cette his- toire ! Aussi bien les garçons que les filles ! DEMIZU : Cette contrainte rendait les choses assez difficiles. Heureuse- ment, notre responsable éditorial m'a fourni une importante documentation qui m'a été très utile.
Pour les vêtements, vous n'avez pas rencontré trop de difficultés ?
DEMIZU : Non, ça a été, je me suis plutôt amusé. Je consultais en per- manence le compte Instagram de la maison Chanel où je puisais l'inspira- tion. C'était très sympa d'intégrer ici et là des petits éléments Chanel dans les tenues des personnages, même si ce n'est absolument fidèle. Pour la combinaison de moto aussi, il existe plein de modèles féminins très jolis, et peut-être que dans ce domaine-là également, il faut remercier Chanel ! Quelle a été votre impression en lisant pour la première fois le sto- ryboard de cette seconde histoire ? DEMIZU : J'ai été surpris. C'est très différent du style habituel de Shirai- sensei. SHIRAI : J'ai souffert ! (Rires) Je ne m'étais encore jamais frotté à ce type de récit, et c'était d'autant plus difficile qu'il fallait tenir secrets les véritables sentiments de l'héroïne et
La palette de visages des personnages de "The Pro- mised Neverland".
DEMIZU : La différence, c'est que les enfants de Grace Field ne sont pas tous forcément beaux. Ça donnait plus de liberté pour les concevoir. Alors qu'ici, l'héroïne devait être belle, et en plus, il fallait lui appliquer dif- férentes variations. Ça compliquait un peu la tâche. Même chose pour les différents garçons qui apparaissent au début de l'histoire. Aussi bien pour les personnages féminins que pour les personnages masculins, j'avais d'abord tendance à appliquer mes propres critères esthétiques, et ils finissaient par tous se ressembler.
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