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mesure de fournir une solution claire et universelle sur la manière de publier des données cliniques. Nous souhaitons plutôt mettre en évidence les risques et les préoccupations et proposer des directives générales qui contribueront à maintenir l’attention portée à la protection de la confidentialité des patients. Nous souhaitons promouvoir une approche de la préoccupation partagée en matière de 1 confidentialité, dans laquelle la protection de la vie privée et de la dignité des patients devient une préoccupation primordiale à chaque étape du développement, du partage et de la présentation du matériel clinique. Recommandations 1. Les revues peuvent choisir de privilégier une approche particulière, telle que le déguisement ou l’anonymisation, ou encore le consentement assorti d’un déguisement. Dans ces cas, le processus de soumission d’un article pour publication doit inclure une déclaration claire sur la manière dont cette revue traite les articles cliniques et sur la manière dont les auteurs peuvent répondre aux attentes de la revue. Les lecteurs peuvent consulter les éditoriaux de Frances Grier, de l’ International Journal of Psychoanalysis ( https://pep- web.org/search?preview=IJP.104.0981A&q=editorial%20%20grier) et Lucy Lafarge de The Psychoanalytic Quarterly ( https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00332828.2024.2316219). Ces éditoriaux présentent deux points de vue opposés sur la meilleure façon d’aborder la publication du matériel clinique. Nous espérons qu’ils serviront de modèles aux revues qui souhaitent adopter une position sur la manière de traiter le matériel clinique confidentiel. 2. La responsabilité de vérifier le matériel clinique doit être clairement déléguée à un membre particulier de l’équipe éditoriale, qui comprend qu’il est de son devoir d’examiner les risques pouvant être présents dans les vignettes cliniques et de suivre chaque article tout au long du processus de soumission, en s’assurant que toutes les précautions nécessaires ont été prises. 3. Une fois l’article accepté, une conversation directe entre l’équipe éditoriale et l’auteur doit permettre de s’assurer que le matériel clinique a été présenté de manière réfléchie. Une règle empirique consiste à suggérer que tout ce qu’un auteur dit à propos de son patient ait idéalement déjà été dit à ce dernier. Une autre consiste à faire l’expérience mentale de lire l’article à travers les yeux de son patient, en essayant d’imaginer ce que celui-ci pourrait ressentir s’il se reconnaissait dans le récit de l’auteur. 4. Un système de contrôle devrait être mis en place afin de garantir que les données cliniques ont été traitées de manière appropriée. Il est utile de demander à l’auteur de remplir un formulaire dans lequel il indique comment il a traité les questions relatives à la confidentialité des patients et qui l’oblige à envisager toute une série de choix possibles. L’annexe A présente le processus de vérification utilisé par l’ International Journal of Psychoanalysis. Là encore, nous espérons que ce questionnaire pourra servir de modèle à d’autres revues. 5. À la fin de chaque article clinique, il est recommandé que la revue joigne une déclaration concernant le matériel clinique présenté. L’annexe B présente un exemple soigneusement rédigé utilisé à la fois par l’ International Journal of Psychoanalysis et The Psychoanalytic Quarterly. 6. Les revues peuvent choisir de publier dans chaque volume une déclaration relative à la confidentialité. L’annexe C présente la déclaration publiée par The Psychoanalytic Quarterly.
1 Glaser J.W. (2002). La communauté concernée : un processus de discernement éthique doit inclure et responsabiliser toutes les personnes concernées par la décision. Health Prog. Mars - avril 1983 (2) 17-20, cité dans le rapport de l’API sur la confidentialité, 2018, p. 12.
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