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ACTUALITÉS LE CANADA POURRAIT PERDRE SON STATUT DE PAYS EXEMPT DE ROUGEOLE

NICOLE IRELAND La Presse Canadienne

systématiques pendant la pandémie de COVID-19. L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé pour les pays d’Amé- rique du Nord et du Sud, examinera le statut d’élimination de la rougeole au Canada lors d’une réunion en novembre. D’autres pays, dont les États-Unis, constatent également une résurgence des cas de rougeole. L’OPS a indiqué que l’épidémie aux États-Unis n’avait commencé qu’en janvier de cette année, ce qui laisse encore un certain temps avant de risquer de perdre le statut d’élimination atteint en 2000. Le virus prend le dessus La docteure Natasha Crowcroft, vice-pré- sidente des maladies infectieuses et des programmes de vaccination à l’Agence de la santé publique du Canada, estime que ce malheureux jalon signale que «nous n’avons pas réussi à devancer le virus», mais sou- ligne également l’importance de travailler pour retrouver le statut d’élimination. «Il faut démontrer que le pays n’a connu aucune transmission continue pendant au moins 12 mois et que tous les systèmes

Le Canada est sur le point de perdre son statut international de pays exempt de rougeole, maintenant qu’une éclo- sion, apparue au Nouveau-Brunswick et s’étant propagée à d’autres pro- vinces, a franchi le cap du premier anniversaire. Le pays a éliminé la rougeole en 1998 et a conservé ce statut pendant plus de 25 ans, ce qui signifie qu’il n’y avait plus de transmission communautaire continue et que les nouveaux cas étaient liés à des voyages. Mais depuis le 27 octobre 2024, le virus s’est propagé à plus de 5000 personnes au Canada, dont deux nourrissons en Ontario et en Alberta qui ont été infectés par la rougeole in utero et sont décédés après leur naissance. Les experts en santé publique et en maladies infectieuses attribuent le retour de la rougeole à la baisse des taux de vac- cination, découlant de l’hésitation à se faire vacciner et de la méfiance envers la science, ainsi qu’à la perturbation des vaccinations

Un panneau d’avertissement pour les cas suspects de rougeole est photographié à l’extérieur de l’entrée principale de l’Hôpital général de Woodstock, à Woodstock, en Ontario, le jeudi 22 mai 2025. LA PRESSE CANADIENNE/Nicole Osborne

fonctionnent suffisamment bien pour maintenir cette situation par la suite», a expliqué Dre Crowcroft lors d’une entrevue l’été dernier, alors qu’il semblait probable que l’échéance du 27 octobre ne puisse pas être respectée. Ces systèmes comprennent une sur- veillance de haute qualité pour détecter rapidement les cas suspects de rougeole et contenir la propagation, ainsi que le maintien d’une couverture vaccinale de 95 %, un niveau nécessaire pour atteindre l’immunité collective contre l’une des maladies les plus contagieuses au monde. Deux autres pays membres de l’OPS, le Venezuela et le Brésil, ont perdu leur statut d’élimination de la rougeole en 2018 et 2019 respectivement. Grâce à des efforts soutenus de santé publique, ils l’ont tous deux retrouvé après environ cinq ans, a indiqué un porte-parole de l’OPS dans un courriel. «Un signal d’alarme pour tous» Dre Crowcroft, qui a été plusieurs années conseillère technique principale de l’OMS sur la rougeole et la rubéole, a affirmé que, jusqu’à récemment, le succès de la vaccination dans l’élimination de la maladie signifiait que seules les générations plus âgées en avaient constaté les effets au Canada. «Ils connaissaient l’enfant sourd qui avait contracté la rougeole, ou l’enfant en retard scolaire qui avait contracté une rougeole grave, ou (…) à quel point cela pouvait être horrible. C’est quelque chose que nous avons oublié», a-t-elle expliqué. Nicole Basta, professeure agrégée d’épi- démiologie à l’Université McGill, a acquiescé, affirmant que la situation actuelle devrait être «un signal d’alarme pour nous tous». «Puisque nous avons profité de cette période d’élimination de la rougeole pendant tant de décennies, je pense que la véritable menace actuelle de la rougeole n’a pas été reconnue très récemment», a-t-elle déclaré. «Cela nous rappelle une fois de plus l’am- pleur du travail que nous devons accomplir au quotidien pour accroître la vaccination, garantir que les gens aient confiance dans les vaccins, que leurs questions trouvent

des réponses et qu’ils aient pleinement confiance dans la vaccination pour se pro- téger et protéger leurs proches.» La professeure Basta, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en préven- tion des maladies infectieuses, a souligné l’importance d’établir des liens de confiance avec les dirigeants des communautés sous-vaccinées. «Ce sont vraiment ces défenseurs de la vaccination issus des communautés qui contribuent à améliorer la vaccination, à sensibiliser à la nécessité de la vaccination et à créer le changement positif nécessaire pour que ces éclosions ne persistent pas et ne se reproduisent plus.» Un retour d’autres maladies? La docteure Cora Constantinescu, spécia- liste des maladies infectieuses pédiatriques et responsable d’une clinique de prévention de la réticence à la vaccination à Calgary, a déclaré qu’il était temps de remettre la vacci- nation au premier plan de l’actualité, auprès du public et des gouvernements, alors que les gens se sont lassés de parler de vaccins pendant la pandémie de COVID-19. Certains professionnels de la santé ont également éprouvé une certaine lassitude à l’égard des vaccins, a-t-elle ajouté, mais la persistance de l’épidémie de rougeole en Alberta a ravivé leur ardeur à plaider en faveur de la vaccination de leurs patients et à assurer leur sécurité. La montée de la rougeole au Canada suscite également chez elle des inquiétudes quant à une possible baisse des taux de vac- cination contre d’autres maladies, comme la polio et la coqueluche. «Je n’aurais jamais imaginé une épidémie de rougeole aussi massive de mon vivant, si on m’avait posé la même question il y a dix ans», a indiqué Dre Constantinescu. «Aujourd’hui, face à toutes ces maladies évitables par la vaccination, je me dis: «Oh là là, elles vont probablement arriver et nous devons nous préparer.»» La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partena- riat avec l’Association médicale cana- dienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique

La Seigneurie, Centre de généalogie et d'histoire de Hawkesbury FIÈRE Né d’une race

ROY

Par cette lignée généalogique, Éliane Gélineau, alors membre de La Seigneurie, Centre de généalogie et d’histoire de Hawkesbury, a voulu rendre hommage aux ancêtres paternels de la célèbre écrivaine Gabrielle Roy, connue principalement pour ses romans Bonheur d’occasion (1945) et r ue Deschambault et son ouvrage autobiographique posthume La détresse et l’Enchantement (1984).

GÉNÉRATIONS

9e Marie Rose Emma Gabrielle Roy (1909-1983) – Marcel Carbotte (1914-1989), médecin, fils de Joseph et Aline Scholtes, Sans enfant, m. le 1947-08-30 à Saint-Vital, Manitoba 8e Léon Roy, )1850-1929) maître de poste, épicier, agent de colonisation – Mélina Landry (1867-1943), fille d’Élie et Émilie Janson, m. le 1886-11-23 à Saint-Léon, Manitoba 7e Charles Roy (1803-1900), vf d’Archange Chatigny (1810-1839) – Marcelline Morin (1814-1888), fille de Thomas et Suzanne Coulombe, m. le 1840-05-04 à Saint-Isidore-de-Lauzon, cté de Dorchester, Qc 6e Jean Roy (1767-1833) – Françoise Dallaire (1769-1852), fille de Louis-Marie et Françoise Hébert dit Beaumont et Couillard1, m. le 1795-11-23 à Saint-Étienne-de-Beaumont, Qc 5e Guillaume Roy (1740-…) – Madeleine Gravel (1738-1777), fille d’Ignace et Marie Madeleine Branconnier, m. en 1res noces le 1764-07-30 à Saint-Étienne, Beaumont, Qc 4e Pierre Bernard Roy (1706-1783) – Marguerite Couture dit Lafrenaye (1704-1756), fille de Charles et Marie Huasr, m. le 1730-11-20 à Saint-Étienne, Beaumont, Nouvelle-France 3e Guillaume Roy (~1666-1743) – Angélique Bazin (1674-1738), fille de Pierre Marie et Marguerite Leblanc, m. v. 1689 à La Durantaye, Nouvelle-France 2e Nicolas Roy ou Leroy) (1639-1690), poigneur (cordonnier) – Jeanne Lelièvre (1643-1728), fille de Guillaume et Judith Riquier, m. le 1658-02-01 à Dieppe, Normandie, France 1re Louis Roy (~1607- avant le 1663-10-25) – Anne Lemaître (aussi Lemaistre) (~1617-1718), (fille du roi (landry 339, dumas 280), de parents non connus, m. le 1638-04-27 à Saint-Rémy, Dieppe, Normandie, France Que se passe-t-il en Nouvelle-France alors que Louis et Anne s’apprêtent à fonder leur famille ? Quatre ans après le mariage de Louis et Anne, « Paul de Chomedey, sieur de Mai-sonneuve, débarque à Québec en août 1641 et Fonda Montréal ’année suivante. Après s’être dépensé sans compter pour assurer le développement spirituel et matériel de l’avant-poste canadien, il reçoit l’ordre de rentrer en France où il meurt en septembre 1676.2 » 1Généalogie des Français d'Amérique du Nord, Denis Beauregard, © 2005-2013 2Histoire du Canada par les textes, par Guy Frégault, Michel Brunet et Marcel Trudel. Montréal, Fides, c1952.

Pour faire votre généalogie, adressez-vous à La Seigneurie, Centre de généalogie et d’histoire, Bibliothèque publique de Hawkesbury, 550, rue Higginson, Hawkesbury, Ont. K6A 1H1

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