FNH N° 1236

SOMMAIRE

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FINANCES NEWS HEBDO MARDI 26 MAI 2026

4 Voyons voir : Budget : Le Maroc ouvre les vannes ACTUALITÉ Point Bourse Hebdo : Repli du MASI et magnétisme des mines Private Equity : Le grand changement de fond(s) en 2025 Bourse : Les bénéfices de la cote attendus en hausse jusqu’en 2027 Banques : L’épargne des ménages atteint un niveau historique Entreprise cotée : 4 ans après son IPO, DISTY détaille les ressorts de sa croissance 6 8 12 14 16 BOURSE & FINANCES

Entretien avec Zakaria Azemzi : Aza Petrosolutions, «Nous investissons constamment dans le développement de nouvelles solutions» 44 DEVELOPPEMENT DURABLE 42 L'UNIVERS DES TPME Transition énergétique : Le Maroc, futur champion africain de l’hydrogène vert ?

Editorial

Fatima Ouriaghli Directeur général, Responsable de la publication

Rabat-Paris

l fut un temps pas si lointain où Rabat et Paris ne se parlaient plus vraiment. Les visas avaient empoisonné l’atmosphère, le dossier du Sahara crispait les échanges, les susceptibilités diplomatiques s’étaient accumulées et la relation maroco-française semblait condamnée à avancer sous perfusion pro- tocolaire. Puis, en politique internationale, il y a ces moments où le réalisme finit toujours par reprendre ses droits. L’année 2026 marque précisément ce retour du pragmatisme et consacre une véritable refondation du partenariat maroco-français. Non plus une relation nostalgique fondée sur l’histoire, la langue ou les habitudes diplomatiques, mais une relation désormais bâtie autour des intérêts stratégiques des deux puis- sances. I Le retour de la grande alliance Désormais, Rabat et Paris parlent sécurité régionale, industries de défense, cybersé- curité, aéronautique, stabilité africaine et souveraineté énergétique. Le vocabulaire a changé. Et ce changement de ton n’est pas le fruit du hasard. La visite d’État d’Emmanuel Macron au Maroc en octobre 2024 a incontestablement servi de point de bascule. Depuis, plus de quarante rencontres ministérielles ont eu lieu en moins de deux ans, selon Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, qui s’exprimait mercredi dernier lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, en marge de la 2 ème Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone, coprésidée par le Maroc et la France. Ce chiffre montre, tant s’en faut, que les deux pays ont compris qu’ils avaient besoin l’un de l’autre dans un monde secoué par les conflits et les rapports de force. Paris a besoin d’un partenaire stable au Maghreb et en Afrique, au moment où son influence recule au Sahel et où ses positions historiques sur le continent sont contestées. Rabat, lui, consolide son statut de puissance régionale montante, capable de parler à l’Europe, à l’Afrique, aux pays du Golfe et aux Etats-Unis, sans se laisser enfermer dans un seul bloc d’alliances. Le Sahara marocain demeure évidemment le cœur géopolitique de ce rapproche- ment. Depuis que la France a clairement soutenu le plan d’autonomie sous souve- raineté marocaine, la relation bilatérale a changé de nature. Paris est sortie de ses ambiguïtés et a choisi son camp. Nasser Bourita l’a d’ailleurs rappelé cette semaine : la position française ne s’est pas limitée à une déclaration politique, mais s’est traduite par des « actions et initiatives structurées ». Une précision loin d’être anodine. Car Rabat sait parfaitement distin- guer les soutiens de circonstance des engagements durables. En réalité, la question du Sahara dépasse largement le simple cadre territorial pour toucher à la recomposition des équilibres régionaux en Afrique du Nord et au Sahel. La France considère désormais le Maroc comme un partenaire de stabilité dans une région traversée par les tensions sécuritaires, les rivalités d’influence et les poussées anti-occidentales. Et pendant que certains continuent de regarder la relation franco-marocaine à tra- vers le prisme nostalgique du passé colonial, Rabat et Paris, eux, raisonnent désor- mais en termes d’intérêts stratégiques, de corridors économiques, de souveraineté industrielle et d’influence continentale. Naturellement, cette proximité franco-marocaine ne plaît pas à tout le monde. Elle irrite particulièrement Alger, déjà engagée dans une relation tumultueuse avec Paris. Chaque avancée diplomatique entre Rabat et la France accentue mécaniquement les crispations algéro-françaises. Mais au fond, cela traduit surtout une réalité géopolitique devenue difficile à ignorer : le Maroc s’est imposé comme un acteur central des équilibres régionaux. Et c’est précisément ce qui rend aujourd’hui le partenariat avec la France beaucoup plus solide qu’auparavant. D’autant qu’il s’agit d’une alliance construite non pas sur la nostalgie du passé, mais sur les nécessités très concrètes du futur. u

46 JUSTICE

ECONOMIE

Entretien avec Omar Bendjelloun : Réforme de la profession d’avocat, «Ce projet de loi contient des dispositions positives, mais garde des zones d'ombre»

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Industrie céramique : Un pacte stratégique pour accélérer la montée en gamme Délais de paiement : La loi 69-21 commence enfin à changer la donne Économie sociale et solidaire : Un cadre juridique dans le pipe pour réorganiser le secteur Entretien avec Hicham Airoud : Programme Daam Sakane, 8,32 Mds de DH d’aides publiques pour soutenir l’accès au logement Portail du commerce extérieur : Ce qui change pour les opérateurs économiques Commerce extérieur : La digitalisation des procédures administratives comme vecteur de compétitivité Décompensation des carburants : Les aides directes ont-elles tenu leurs promesses ? 3 ème édition de l’African Maritime Symposium 2026 : Rabat place la mer au cœur des souverainetés africaines Economie bleue africaine : A l’épreuve des dépendances structurelles Espaces maritimes africains : Entre potentiel stratégique et fragilités structurelles Gouvernance maritime : Le Maroc en quête d’un Atlantique intégré Habitat et urbanisme = Quelle place pour les petits promoteurs dans la nouvelle dynamique du secteur ? Financement vert : OCP décroche 450 millions d’euros de garantie de la BAD BAD : 200 millions d’euros pour renforcer l’em- ployabilité au Maroc

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48 SANTÉ

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Entretien avec Dr Moundir Souhami : Hantavirus, «La réalité est très loin d’un scénario de risque majeur»

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50 HIGH-TECH

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Applications de transport : Le Maroc cherche sa voie

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