Argenteuil 2026 02 06

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TGV DANS ARGENTEUIL : LES AGRICULTEURS INQUIETS

FRANCIS LEGAULT Initiative de journalisme local (IJL) Argenteuil francis.legault@eap.on.ca

En regardant le corridor actuellement étudié par Alto, on se rend compte que les citoyens qui seront le plus sû- rement touchés par le passage de ce TGV sont les producteurs agricoles. Selon l’Union des producteurs agricoles (UPA) Outaouais-Laurentides, ces derniers sont inquiets. Lors des consultations publiques d’Alto tenues à Brownsburg-Chatham le 29 janvier dernier (voir autre texte en page 6), le maire de St-André-d’Argenteuil, Stephen Matthews, était sur place pour discuter avec les citoyens. Il est presqu’assuré que le TGV passera dans cette municipalité si l’on se fie au corridor actuellement étudié par l’entreprise. « On est une municipalité très agricole, confirme le maire. Ça peut couper des terres en deux : pour un agriculteur, ça ne sera pas évident de se rendre sur une terre de l’autre côté de la voie ferrée. » Même son de cloche du côté de l’UPA Outaouais-Laurentides qui avait un repré- sentant aux consultations tenues à Browns- burg-Chatham. Son président, Stéphane Alary, confirme que l’inquiétude est grande. « Ce qui nous inquiète est qu’Alto n’a pas à faire face à la réglementation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), ni niveau du Bureau d’audiences publiques sur l’envi- ronnement (BAPE), affirme-t-il. On s’inquiète aussi parce que ce train peut changer drô- lement la vie sur une ferme, surtout s’il la coupe en deux. Ça peut avoir un impact économique sur la ferme. » Minimiser les impacts Monsieur Alary souligne combien les agriculteurs risquent d’écoper avec ce projet sans vraiment obtenir de bénéfices en retour. « Les gouvernements font la promotion de l’autonomie alimentaire et quand ils nous arrivent avec des projets comme

Le président de l’UPA Outaouais-Laurentides indique que les agriculteurs de la région sont inquiets du passage possible du train Alto sur leurs terres, bien qu’il admette être heureux que l’entreprise semble les écouter. (Photo d’archives)

ça, ce n’est pas l’agriculture qui va en sortir gagnante, illustre-t-il. Il n’y a pas vraiment de gain pour nous là-dedans, surtout si c’est un train qui transporte juste des passagers. Ça apporte plus de problématiques sans qu’il y ait du positif pour nous. » Selon lui, il est difficile d’évaluer à combien un agriculteur pourrait être dédom- magé dans le cas où le tracé final d’Alto passerait sur ses terres. « C’est difficile d’évaluer à quelle hau- teur on peut être compensé correctement. Ce sont des choses qui restent à être négociées mais il ne faut pas encore là tout de suite, dit-il. Pour l’instant, il y a de l’inquiétude et si le projet se réalise, on sera là pour minimiser les impacts. » Du positif? Autant le président de l’UPA

Outaouais-Laurentides que le maire de St-André-d’Argenteuil indiquent qu’il y a au moins un peu de positif qui ressortent de ces consultations publiques. Pour Stéphane Alary, il sent qu’au moins, Alto écoute les préoccupations des cultivateurs. « Nous, ce que l’on veut, c’est minimiser l’impact que ça peut avoir. Pour l’instant, ce n’est qu’un projet. Ce qui est positif, c’est qu’on est au moins consultés », mentionne-t-il. Pour sa part, Stephen Matthews sou- ligne que la construction de ce TGV pourrait avoir des retombées économiques directes sur la région au moment de sa construction et qu’Alto semble ouvert à travailler avec les milieux pour offrir du transport vers les grands centres où se situeront les gares. « La construction du train sur une période de dix ans va permettre la création publics importants et suscité une mobilisa- tion citoyenne sans précédent. Le Tribunal juge que la CPTAQ n’a commis aucune erreur dans son analyse des impacts agricoles, territoriaux et régionaux du projet. La Muni- cipalité salue cette décision, qui permet enfin de tourner la page. Le maire, Tom Arnold, a déclaré : « Nous sommes heureux de ce dénouement, c’est la fin d’une longue bataille pour la munici- palité et pour les citoyens. Cette victoire démontre que même devant une grosse corporation, on ne doit pas baisser les bras

d’emplois ici mais ce qui est préoccupant, ce sont les enjeux qu’il y aura après, pré- vient-il cependant. J’ai parlé avec les gens d’Alto et ce qu’ils nous disent, c’est qu’il pourrait y avoir du transport vers Laval ou Montréal pour prendre le TGV mais aussi pour amener nos jeunes en ville pour leurs études post-secondaires. Ça pourrait aider. » Le maire ajoute qu’il était important pour lui d’être présent à ces consultations pour prendre le pouls de ses citoyens. « Je voulais être présent pour que si un de mes citoyens avaient des inquiétudes, je pourrais l’aider, confirme-t-il. C’est aussi réconfortant pour les citoyens de voir qu’on est là pour eux. Je veux également savoir quelles sont leurs préoccupations. C’est important que je puisse les partager avec qui de droit. » pour défendre nos convictions. C’est toute la communauté de Grenville-sur-la-Rouge qui en bénéficiera. » Un message clair pour l’avenir La Municipalité voit dans cette conclusion une reconnaissance de la pertinence de ses interventions et de la nécessité de proté- ger le territoire agricole contre des projets incompatibles. Elle souligne également que cette décision permet désormais aux élus et aux citoyens de tourner la page et de se consacrer à des projets structurants pour l’avenir de la communauté.

VICTOIRE DÉCISIVE DE GSLR CONTRE LA MINE MILLER Les citoyens pourront enfin retrouver leur quiétude selon la municipalité.

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Rappelons que Canada Carbon tentait depuis 2017 d’obtenir une permission pour exploiter une mine de graphite à Grenville-sur-la-Rouge. Depuis les débuts, la population de Grenville-sur-la-Rouge, de même que la MRC d’Argenteuil, l’UPA Outaouais-Laurentides et de nombreuses municipalités voisines, ont exprimé leur opposition au projet. Cette conclusion met fin à un long proces- sus ayant nécessité des investissements

Après plusieurs années de démarches juridiques et de débats publics, la Municipalité de Grenville-sur-la-Rouge accueille avec satisfaction la décision rendue par le Tribunal administratif du Québec (TAQ), qui confirme la validité de la décision de la CPTAQ et rejette la contestation déposée par Canada Carbon inc. concernant son projet minier sur le territoire municipal.

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