La revue du détaillant N° 571 - Edition 2016

L A R E V U E D U D É T A I L L A N T

Premier mensuel des petites et moyennes entreprises commerciales de l’alimentation de proximité

DOSSIER SPÉCIAL Les tendances du snacking

Fourgonnette aménagée Véhicule frigorifique Véhicule magasin Food-truck Remorque magasin

L’assurance auto professionnelle qui pense à tous et à tout * .

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Chers amis,

A quoi s’amuse le gouvernement ? Que cherche t-il à faire ? N’a-t’il d’oreille que pour le MEDEF ? C’est réellement la question que nous nous posons tous, en tant que représentants de PME et TPE qui regroupons majoritairement des entreprises ayant peu de salariés. Alors que nous pensions que les règles de calcul de la représentativité patronale étaient enfin définies (je rappelle que nous parlons de la représentativité par rapport aux adhérents 2015) le projet de loi El KHOMRI (du nom de la ministre du Travail) remet totalement en question tout le travail mené depuis des années. Voici ci-dessous le courrier qui vient d’être adressé au président de la République et signé de l’ensemble des organisations professionnelles membres de la CGAD. La FNDECB et l'AFFLEC ont adressé également un courrier au président de la République et à la ministre El Khomri. Nous vivons une situation tout bonnement extraordinaire. Jamais de vie syndicale patronale, nous n’avions vécu telle situation et pourtant… depuis quelques mois, nous pensions avoir atteint les limites de l’acceptable !

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(Reproduction autorisée avec mention de la source sous condition d’adresser un exemplaire de son utilisation).

Ne pas jeter sur la voie publique.

Bernard Regnault Président de la FNDECB

SOMMAIRE

EDITO VITE-DIT ACTUALITÉS STOP LINÉAIRE DOSSIER SPÉCIAL : LES TENDANCES DU SNACKING DU CÔTÉ DES FROMAGES DU CÔTÉ BIO DU CÔTÉ VIN DU CÔTÉ FRUITS ET LÉGUMES LES GÉRANTS INFO PRO LES PETITES ANNONCES LE BULLETIN DABONNEMENT LA FNDECB À VOTRE SERVICE

p.3-4 p.5 p.6-7 p.9-13 p.14-19

Monsieur François HOLLANDE Monsieur le Président de la République

Paris, le 19 février 2016

p.21 p.22 p.23 p.24 p.25 p.26 p.27 p.28 p.30

Monsieur le Président de la République,

Par lettre du 16 février 2016, le Président de l’UPA vous a alerté au sujet du projet du gouvernement de modifier les dispositions relatives à la représentativité patronale de la loi du 5 mars 2014. Cette orientation vient de nous être confirmée à la lecture du projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs.

Ainsi, la représentativité des organisations patronales ne serait plus mesurée sur la base du nombre d’entreprises adhérentes mais à hauteur de 80% en fonction du nombre de salariés des entreprises adhérentes et seulement à hauteur de 20% en fonction du nombre d’entreprises adhérentes. Une telle orientation, si elle était confirmée, aurait pour effet de réduire voire d’empêcher une représentation, au niveau des branches professionnelles, des petites et moyennes entreprises françaises qui composent pourtant l’essentiel de notre tissu économique. Cette orientation est totalement incompréhensible puisque le gouvernement a lui-même défendu les dispositions de la loi du 5 mars 2014 fondant la représentativité patronale sur le nombre d’entreprises adhérentes, en particulier lors de l’audience du 26 janvier dernier devant le Conseil Constitutionnel. De plus, cette décision du Conseil Constitutionnel du 3 février 2016 a déclaré les dispositions de la loi du 5 mars 2014 relatives à la représentativité patronale conformes à la Constitution. Il serait donc surprenant que le gouvernement d’une part se renie à un mois d’intervalle et d’autre part qu’il contourne une décision du Conseil Constitutionnel sous prétexte qu’elle ne convient pas au Medef et à une minorité d’organisations professionnelles de branche représentant les grands groupes. C’est pourquoi, nous en appelons à votre arbitrage pour que le gouvernement abandonne ce projet. Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.

Les signataires :

Fédération Nationale De l'Epicerie, Caviste et Spécialiste Bio Bernard REGNAULT

Confédération Nationale des Glaciers de France Jean-Claude DAVID

Confédération Nationale des Artisans Pâtissiers, Chocolatiers, Confiseurs, Glaciers, Traiteurs de France Pierre MIRGALET

Fédération des Fromagers de France Stéphane VERGNE

Union Nationale des Syndicats de Détaillants en Fruits, Légumes et Primeurs Christel TEYSSEDRE Confédération Nationale de la Boulangerie et de la Boulangerie-Pâtisserie Française Jean-Pierre CROUZET Confédération Française de la Boucherie, Boucherie- Charcuterie, Traiteurs Christian LE LANN Confédération Nationale des Charcutiers - Traiteurs et Traiteurs Joël MAUVIGNEY Confédération des Chocolatiers et Confiseurs de France Tanguy ROELANDTS

Confédération Nationale de la Triperie Française Dominique GROUSSARD

Fédération de la Boucherie Hippophagique de France Eric VIGOUREUX

Fédération Nationale des Artisans Pizza en Camion Magasin Luc-Gaston GARCIA

Union Nationale de la Poissonnerie Française Ludovic GUISGAND

Confédération Nationale des Poissonniers Ecaillers de France Pierre JESSEL

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VITE DIT

RABELAIS DES JEUNES TALENTS 2016 : LES TROIS EXCELLENTS LAURÉATS DE LA FNDECB

Nous sommes ravis de vous présenter les trois lauréats de la FNDECB pour les Trophées des Rabelais des Jeunes Talents, qui leur seront remis le lundi 14 mars 2016 au Grand Rex.

Le choix a été dif²cile pour la Commission de décision, qui a reçu des pro²ls de candidats toujours plus intéressants, professionnels et empreints d’excellenceŸ!

Malgré un vote très serré, ils ont choisi les jeunes représentants de nos métiers d’épicier, de caviste et de détaillant en produits Bio. Un petit descriptifŸ?

LA LAURÉATE ÉPICERIE SE PRÉNOMME NANCY DRUESNES. Après des études en Arts Appliqués, elle a choisi, à seulement 21 ans, de se reconvertir en faisant une formation CQP vendeur conseil épicerie à Campus Pro Lille. Ce fut une véritable découverte et la naissance d’une passion pour le conseil client, les bons produits et le contact avec la clientèle. De par ses efforts et pour sa personnalité, le dossier de Nancy a su convaincre la commission qui lui souhaite le meilleur avenir, en commençant par la réception du Trophée des Rabelais des Jeunes Talents 2016Ÿ!

LE LAURÉAT CAVISTE SIMON AMADORI est arrivé dans notre secteur d’activité un peu par hasard. Diplômé d’un BAC économique et social (ES) et à la recherche d’un emploi à Montpellier, il décide, avec sa compagne, de partir à Paris. C’est à ce moment qu’il choisit de suivre une formation dans un secteur qui lui plait personnellementŸ: le vin. En faisant des recherches, il découvre l’IFOPCA et la formation de vendeur conseil caviste. Il trouve très rapidement une entreprise d’accueil et commence sa nouvelle carrière. Son niveau de connaissance personnelle et son implication dans sa formation lui donnent l’opportunité de développer ses responsabilités au sein de son entreprise d’accueil. Il se retrouve ainsi à gérer le magasin en quasi autonomie.

Son pro²l a énormément intéressé la commission de sélection. Les différents entretiens avec son centre de formation et son ancien tuteur ont ²ni de la convaincre. La commission a donc choisi à l’unanimité Simon Amadori comme lauréat caviste pour les Rabelais des Jeunes Talents de 2016Ÿ ! Nous lui transmettons toutes nos félicitations pour son engagement et son professionnalismeŸ!

MARIE PASTEUR EST LA LAURÉATE CHOISIE POUR LES DÉTAILLANTS EN PRODUITS BIO. Marie est entrée dans la profession lors du remplacement d’une vendeuse en produits Bio chez Biocoop de Vaison-La-Romaine. Extrêmement surprise par sa découverte de l’univers Bio, elle a décidé de ne plus quitter ce secteur d’activitéŸ! Atteinte de dyslexie, Marie a connu beaucoup de dif²cultés scolaires. Le Bio lui a redonné le goût d’apprendre et l’envie d’exercer un métier qui s’est transformé en passion.

Sa formation de CQP vendeur en produits Bio, suivie dans l’organisme de formation Tremplin 84, lui a permis de montrer qu’elle pouvait réussir, et «Ÿ de prouver sa valeur autrement que par l'écoleŸ ». «Ÿ Si l’on travaille consciencieusement, on peut avoir la reconnaissance due à notre emploiŸ», explique la jeune ²lle. Après avoir obtenu son CQP, elle a choisi le rayon fruits et légumes. Elle est actuellement responsable fruits et légumes et, selon elle, «Ÿc'est la vitrine du magasin, le rayon d’appel, c'est celui qui doit être le plus chouchouté. J'adore les mises en avant, sublimer les produitsŸ».

Merci et félicitations à Marie, qui a prouvé que, grâce à de l’implication et à du professionnalisme, tout est possibleŸ!

Nous vous donnons à tous rendez-vous le lundi 14 mars au Grand Rex a²n d’applaudir les 3 lauréats de la FNDECB pour les métiers d’épicier, caviste et spécialiste BioŸ!

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N°571-Mars2016

ACTUALITÉS

L’IFOPCA OUVRE UN CENTRE DE FORMATION À TOULOUSE

UN CENTRE DE FORMATION POUR DEVENIR FROMAGER, CAVISTE, PRIMEUR, ÉPICIER OU SPÉCIALISTE BIO A OUVERT AU CŒUR DU MARCHÉ GARE DE TOULOUSE.

Le jeudi 4 février 2016, c’est en présence de Martine PINVILLE, Secrétaire d'État chargée du Commerce, de l'Artisanat, de la Consommation et de l'Economie Sociale et Solidaire, de Carole DELGA, Présidente de la Région Languedoc Roussillon – Midi Pyrénées, et de Jean-Jacques BOLZAN,Ÿ Maire-adjoint de Toulouse, Président du Marché d’intérêt national (MIN) de Toulouse, et Président de la Fédération des Marchés de Gros, qu’a eu lieu la pose deŸla «Ÿpremière pierreŸ» de l'Institut de Formation et de Promotion des Commerces de l'Alimentation (IFOPCA) dans la Ville rose. Cette installation a été possible grâce à la volonté conjointe des Présidents des fédérations professionnelles de la branche, Bernard REGNAULT, Président de la Fédération Nationale de l’Epicerie, Caviste et spécialiste Bio (FNDECB), Stéphane VERGNE, Président de la Fédération des Fromagers de France (FFF), Christel TEYSSEDRE, Présidente de l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD)Ÿ ainsi que du Président de l’IFOPCA, Claude Maret, évidemment présents lors de cette inauguration.

L'antenne toulousaine propose, depuis cette année, un certi²cat de quali²cation professionnelle de vendeur conseil en crémerie fromagerie. Installé dans des locaux provisoires, le centre occupera 400 m 2 au rez-de-chaussée d'un bâtiment du MIN. Il proposera ensuite les certi²cats de caviste, vendeur en produits bio, épicier et primeur. Martine Pinville a salué «Ÿun projet exemplaire qui facilite l'accès à l'emploiŸ». Travailler avec le sourire, et même le retrouver après une première expérience professionnelle, est possible… Fromagers, primeurs, épiciers, bio, cavistes, les fédérations représentant ces professions ont pris en main leur formation en créant, il y a dix ans, à Paris, un centre d'apprentissage. Depuis septembre à Toulouse, huit stagiaires, sept femmes et un homme, âgés de 23 à 48 ans, suivent, en alternance, dans le cadre d'un contrat de professionnalisation, la première formation qui fera d'eux des vendeurs conseils en fromagerie et crémerie, des experts aptes à vanter, chez les détaillants, les qualités des centaines de fromages de notre terroir. Toutes les autres formations de la branche se déploieront dès la mise en œuvre des nouveaux locaux en avril. Pour la plupart de ces élèves, il s'agit d'une reconversion après un premier métier bien éloigné de ce secteur, comme à Paris où viennent frapper à la porte avocats, banquiers, assureurs... Leur contrat devrait, en toute logique, se traduire par une embauche. Face à la grande distribution, les fromagers, épiciers, bio, cavistes, primeurs, qui ont joué la carte de la qualité, connaissent, depuis les années 80, un développement. Le nombre de places en formation correspond, environ, aux demandes de la profession. D'où un taux de placement de quasiment 100Ÿ%. En dix ans, l'IFOPCA a formé près de 800 personnes (141 en ce moment). Et la demande de la profession croît encore. EXTRAITS DU DISCOURS DE STÉPHANE VERGNE «ŸC’est avec beaucoup d’émotion et de plaisir, que je prends la parole pour la pose de la première pierre du site toulousain de l’IFOPCA, école de la Confédération du Commerce Alimentaire qui rassemble 5 métiers : Ces cinq métiers sont regroupés au sein de 3 fédérations : • l’Union Nationale des Fruits et légumes de Détail (UNFD), ici représentée par sa Présidente Christel TEYSSEDRE • la Fédération Nationale de l’Epicerie, Caviste et spécialiste Bio (FNDECB), représentée par le Président Bernard REGNAULT • et la Fédération des Fromagers de France que je préside. (…) Madame la Ministre, sachez que nous sommes très sensibles au fait que vous soyez présente à cette cérémonie. Nous sommes conscients de votre agenda chargé, mais vous êtes là. Au nom de mes collègues présidents et de nos collaborateursŸ: MERCIŸ! Je salue également la Présence de Mme DELGA, avec qui pendant de nombreux mois j’ai eu le grand plaisir de travailler sur le dossier de la reconnaissance à l’artisanat des Crémiers-Fromagers. Madame la Présidente merci de votre présence. J’espère que nous pourrons continuer à travailler ensemble sur des projets régionaux. (…) Ce que je peux vous assurer Mesdames et Messieurs, c’est que vous avez tous choisi un pari gagnant avec l’IFOPCA. Avec un taux de succès supérieur à 90% et un taux d’insertion en entreprise de 96%nous démontrons, Madame la Ministre, Mme la Présidente, l’adéquation de nos formations avec la demande du marché du travail. Depuis 2005, près de 800 personnes ont été formées au travers des 6 Certi²cats de Quali²cation Professionnelle de notre branche, dont 126 l’an passée à l’IFOPCA Paris. • Les primeurs • Les cavistes • Les épiciers • Les détaillants spécialisés en produits biologiques • Et les crémiers-fromagers

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ACTUALITÉS

Nos formations rencontrent un succès grandissant et il n’y a qu’à regarder briller les yeux des élèves pour comprendre tout l’intérêt et la passion que suscitent nos métiers. Madame la ministre, si nous n’avons qu’à nous louer des excellents rapports que nous entretenons avec votre ministère depuis quelques années, je voudrais attirer votre attention sur un faitŸ: Le commerce de proximité alimentaire c’est nous. Quand je dis «Ÿ c’est nousŸ », ce sont également nos confrères boulangers, pâtissiers, bouchers, poissonniers, charcutiers, etc., mais en aucun cas cette distribution que l’on appelle grande, qui a construit son développement en périphérie, qui vient maintenant en centre- ville, et qui postule pour la représentativité patronale dans notre branche parce que les temps changent. Vous comprendrez que nous sommes très déterminés à faire valoir nos spéci²cités et la reconnaissance qui nous est due. Il est inconcevable pour nous, que ceux-là même qui ont contribué à la destruction d’un grand nombre de commerces de cœur de Ville, revendiquent aujourd’hui le patrimoine identitaire de la proximité. Nous comptons donc sur vous pour défendre le vrai commerce de proximité. (…)Ÿ»

EXTRAITS DU DISCOURS DE MARTINE PINVILLE «ŸMesdames et Messieurs, Je veux d’abord vous remercier de m’avoir invitée à l’inauguration de cette antenne toulousaine de l’Institut de Formation et de Promotion des Commerces de l’Alimentation (IFOPCA). C’est un véritable plaisir d’assister à la naissance d’un projet d’avenir. Un projet qui permettra à plusieurs générations de candidats artisans et commerçants de trouver leur voie, d’apprendre un métier et de Je veux aussi féliciter les professionnels formateurs et les salariés ou demandeurs d’emplois en formation. Vous accomplissez un travail qui demande de faire preuve d’implication, de rigueur et de ténacité. Un travail essentiel pour l’avenir de vos professions et je veux donc vous faire part de tout mon soutien. C’est le sens de ma venue aujourd’hui. Au-delà, je pense que ces taux de réussite très importants révèlent l’ef²cacité des contrats en alternance pour découvrir un métier et le faire sien. Et cela vaut en particulier pour les métiers dont nous parlons aujourd’hui : ceux de fromagers-crémiers, cavistes, primeurs ou épiciers. Tous ces métiers impliquent de savoir s’adresser à un client, travailler en équipe ou s’assurer de la qualité des produits que l’on vend. Ces compétences, c’est bien l’alternance et l’apprentissage qui permettent de les acquérir rapidement et solidement. Cette réussite de l’IFOPCA, ce projet exemplaire qui facilite l’accès à l’emploi pour des centaines d’élèves, c’est précisément ce que le Gouvernement veut reproduire à l’échelle nationale, dans tous les territoires et toutes les branches. Ce dont la France a besoin aujourd’hui, c’est d’un changement d’échelle des formations professionnalisantes. C’est une priorité pour l’emploi. (…) Je suis moi-même en tant que secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Economie Sociale et Solidaire, particulièrement attachée au maintien d’un dialogue de qualité et de proximité avec les professionnels. C’est aussi le sens de mon déplacement aujourd’hui, à la rencontre des producteurs, des grossistes et des commerçants, ici, au marché des Carmes ou au marché Victor Hugo : je veux connaître vos préoccupations, vos interrogations, et échanger avec vous. (…) Plus largement, le Gouvernement a pleinement conscience des évolutions à l’œuvre sur les marchés de gros et dans le secteur du commerce de détail. Nous savons que les professionnels engagent d’eux-mêmes des réformes d’envergure pour être en phase avec les consommateurs et les exigences du développement durable. J’ai pu le constater à Rungis le 12 octobre dernier, lors de débats consacrés au numérique, aux circuits courts et à la logistique urbaine. Face à ces transformations, l’État est mobilisé. Nous encouragerons votre modernisation – par exemple avec le programme « TIC & PME » qui a permis de soutenir des projets d’amélioration de la traçabilité des produits frais. prendre leur place au sein d’une ²lière dynamique. (…) Chers candidats, vous avez donc fait le bon choix ! (…)

Ces projets sont menés en concertation avec les acteurs du terrain, et je souhaite vous assurer que nous menons avec la même détermination les missions régaliennes de maintien de l’ordre public économique et les actions de soutien aux branches et professions pour leur modernisation, dans un dialogue constant.

Je ne prendrai pas la parole plus longtemps aujourd’hui. Mais de nouveau, je veux saluer l’ouverture prochaine de ce centre de formation. C’est une chance pour les candidats, que je souhaite bien sûr nombreux, c’est une chance pour l’agglomération de Toulouse, et c’est au-delà, un symbole du dynamisme et du volontarisme de votre secteur. Vos métiers, tout en continuant d’incarner des savoir-faire, des traditions et des valeurs ancestrales, indispensables à la cohésion économique et sociale sur nos territoires, vos métiers donc savent se remettre en question, se moderniser et se tourner collectivement vers l’avenir. C’est une attitude exemplaire, et je suis ici pour vous dire que l’État est à vos côtés pour vous accompagner dans vos projets. Je vous remercie.Ÿ»

Sources : www.ladepeche.fr www.ifopca.fr

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STOP LINÉAIRE

WEIGHT WATCHERS® revisite le hachis Parmentier avec son Parmen- tier de poulet, carottes fondantes . Un plat complet et généreux avec des protéines bonnes pour l’énergie et des ingrédients goûteux et légers. Un hachis de viande de poulet cuisi- né avec des carottes et des oignons

THE COCONUT COLLABORATIVE , une marque an- glaise créée par le fondateur de Gü dessert, lance la pre- mière gamme de desserts 100% noix de coco sur le mar- ché français ! Ces desserts « made in France » sans lait, sans soja, sans gluten et sans sucres ajoutés sont une solution 100% plaisir et bien-être dans le cas de certaines intolérances. La nouvelle recette divise par deux le taux de matière grasse et la Date Limite de Consommation (DLC) totale est prolongée (30 jours). Le tout est fabriqué en France ! La recette originale 100% noix de coco : Dessert vé- gétal nature au lait de coco . La recette originale avec un petit truc en plus : une purée de fruits • Dessert végétal myrtilles au lait de coco • Dessert végétal mangue et fruit de la passion au lait de coco Les fondateurs de la marque, soucieux des conditions de vie des fermiers ainsi que de la préservation de l’environ- nement, soutiennent le collectif « Pur Projet ». Le principe est simple : « The Coconut Collaborative » achète des se- mis de cocotiers qui sont ensuite distribués à des planta- tions aux Philippines, où les fermiers plantent et entre- tiennent les plants de cocotiers, puis récoltent les noix de coco. Depuis la mise en place de ce projet en 2014, 1000 cocotiers ont déjà pu être plantés !

dans un bouillon de volaille parfumé d’un bouquet aroma- tique, le tout recouvert d’une purée de pommes de terre. Une recette à teneur maîtrisée en sel qui ne s’interdit pas une petite cuillère de crème fraîche justement dosée pour plus de fondant. Cette barquette de 300g pour 1 personne contient seulement 230 kcal. Sans colorant et riche en protéines, le hachis est faible en matière grasse (2,1%). ZAPETTI propose une nouvelle création culinaire qui vient agrandir sa gamme en pots PET, légers et incassables : Sauce poulet rôti en marmite, aux herbes de Provence . Cette sauce tomate par- fumée est composée de morceaux de poulet rôti en marmite avec des oignons, des carottes et des herbes de Provence. La marque privilégie, pour l’ensemble de ses sauces, un approvisionnement en viande 100% française.

LE PETIT BASQUE présente son nouveau Yaourt de brebis saveur citron . Fabriqué à partir de lait de- mi-écrémé, 100 % issu de produc- tions françaises, ce dessert fondant aromatisé marie avec subtilité la douceur naturelle du lait de brebis

au pep’s du citron. Disponible en 4 x 115 g, ce yaourt se dé- cline également en pot de verre 2 x 125 g. Il vient complé- ter la gamme déjà composée des saveurs vanille, nature, sur lits de fruits rouges et sur lit de châtaignes.

LA POTAGÈRE invite à retrouver à table les saveurs ma- rines de la Bretagne avec ses recettes Soupe de poisson à la bretonne et Bisque de homard. Seules du marché à bénéficier du label « Produit en Bretagne », elles sont fabriquées dans le Finistère à partir de produits nobles, rigoureusement sélectionnés : du poisson, des crustacés, du crabe…

LUSTUCRU met à l’honneur le snacking avec sa Box , en- core plus généreuse et savoureuse, ainsi que son nouveau coffret repas « Menu Gourmand » : une formule composée d’un plat et d’un dessert. Encore plus généreuse, l’iconique Box change de for- mat pour + 20% de Fusilli ou Torti, Bolo ou Carbo… Avec 17 recettes, il y en aura pour tous les goûts. La nouvelle gamme de Lustucru Sélection propose une formule repas complet composée d’un plat et d’un dessert : les coffrets repas « Menu gourmand » . À dé- guster, 3 recettes élaborées : Tagliatelles à la Carbo- nara, Fusilli au Poulet et à la Crème ou Ravioles à la Ricotta et aux Fines Herbes. Toutes accompagnées d’un moelleux au chocolat.

La soupe de poisson à la bretonne ré- vèle en bouche l’harmonieux mariage du poisson, des crustacés et des épices. Un filet de crème sublime l’onctuosité de la recette. Elle se décline en 3 formats : - brique UHT d’un litre qui permet une longue conservation tout en préservant les saveurs, - briquettes 2 x 25 cl, pratiques pour une dégustation en solo ou une pause gour- mande,

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STOP LINÉAIRE

Le Grana Padano , le fruttato, est affiné plus de 12 mois. Fruité et acidulé, il est à la fois apprécié pour son goût raffiné, son intensité et son piquant mesuré. Le Parmigiano Reggiano , l’intenso, est affiné plus de 18 mois. Il puise son intensité et sa puissance dans la richesse de son terroir italien. JEAN MARTIN présente 3 savoureuses recettes de ra- tatouille qui font rimer qualité, variété et nouveauté. Sans colorant, sans conservateur, sans additif et sans OGM, les produits de la marque sont cuisinés en Provence. La ratatouille aux 5 baies, pour accompagner les viandes rouges et les grillades. La ratatouille au miel et aux raisins, pour les viandes blanches et les volailles. La ratatouille au fenouil et au vin blanc, pour les poissons et les crustacés. Pour répondre aux différentes envies des consomma- teurs, ENTREMONT propose deux variétés d’Emmental, pour les envies de douceur ou d’intensité. « L’Emmental Caractère » (220 g), dédié aux amateurs d’Emmental avisés. Avec son goût subtil et intense, il répond à leurs envies de fro- mages plutôt affinés, de caractère, persistant en bouche, avec un goût affirmé et franc. Il bénéficie en effet d’un affinage traditionnel. « L’Emmental Français » (250 g), au lait issu de fermes coopératives du groupe, répond, quant à lui, davantage aux attentes des consomma- teurs en quête d’un goût doux et équilibré, ni trop intense, ni trop fruité.

- sachet déshydraté pratique pour trois bols gourmands. La bisque de homard est fabriquée à par- tir de produits nobles tels que le homard, les langoustines et le crabe, le tout rehaussé de vin blanc et de cognac. BONNE MAMAN propose sa Mousse aux marrons . La Confiture de Châtaignes se mélange aux œufs frais dans cette recette sans additif ni conservateur. La marque partage sa recette au dos de l’emballage pour pouvoir la refaire à la maison. Délicatement concassées, les cacahuètes et les noix de pécan BRUT DE COQUES apporteront saveur et croquant à de nom- breuses recettes, qu’elles soient salées ou sucrées. Avec son sachet refermable, la conservation de ces éclats croquants reste optimale plusieurs semaines après l’ou- verture. Cette entreprise familiale du Sud- Ouest de la France propose une gamme de produits naturels pour un grignotage sain, pour cuisiner des plats savoureux ou pour partager un apéritif convivial. La méthode de grillage brevetée Brut de Coques permet d’optimiser la Délicatement parfumé, le Riz vénéré est un riz noir originaire de Chine. Il est cultivé par RISO GALLO dans la plaine du Pô. Naturelle- ment noir, il doit sa couleur à la pigmentation particulière de son enveloppe. Ainsi, l’inté- rieur du grain est blanc comme un riz clas- sique. Son arôme rappelle le bois de santal et le pain chaud juste sorti du four. GALBANI propose un nouveau concept fon- dé sur une graduation du goût : l’échelle d’in- tensité. Sa nouvelle gamme de râpés permet de choisir entre différentes variétés de goût et d’intensité pour que chacun puisse ré- aliser une cuisine italienne à son image et selon ses envies. Retrouvez 3 saveurs, de la plus douce à la plus intense : Le Gran Gusto , le dolce, affiné plus de 6 mois, est une association de savoureux fro- mages sélectionnés par les maîtres froma- gers Galbani. Un mariage de saveurs, à la fois douces et équilibrées. préservation des qualités nutritives des graines ainsi que toute leur saveur. Elle assure également une meilleure conservation.

La MERE POULARD invite à dé- couvrir ses Palets au Citron . D'une couleur dorée et croustillant en bouche, la saveur acidulée offre une

touche de modernité à ce biscuit traditionnel. Fabriqués sans colorant, sans aucun conservateur, sans arôme ar- tificiel ni huile de palme, ils bénéficient de plus du logo « Origine France Garantie » afin de rappeler que les bis- cuits de la marque sont 100% français, des matières pre- mières au produit fini !

Avec l’Ultra Gourmand , riche en fruits et en protéines, MAMIE NOVA associe la gourmandise de bons mor- ceaux de fruits à l’onctuosité du yaourt consistant. La gamme se décline autour de 5 recettes, en format unique de 2 x 125g : l’Ultra Gourmand® Cerises Griottes, l’Ultra Gourmand® Myrtilles Cassis, l’Ultra Gourmand® Ananas Passion, l’Ultra Gourmand® Pêches du Roussillon, l’Ultra Gourmand® Fraises-Fraises des Bois.

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STOP LINÉAIRE

La nouvelle collection prin- temps de la MAISON MAILLE , Les Jardins Secrets des Chefs , est inspirée de la fraîcheur des légumes du potager. Cette col- lection réunit le savoir-faire de

la Maison et les astuces des chefs dans 3 nouvelles re- cettes gourmandes : Carotte et Pointe d'Echalote, Olives et Herbes de Provence et Betterave Pointe de Miel.

KER CADELAC innove avec une nouvelle gamme de pâ- tisseries baptisée « Les P’tites bouchées ». Avec ce nou- veau concept de mini gâteaux premium, la marque entend séduire un public adulte à la fois gourmand et gourmet, élargissant ainsi sa cible familiale habituelle. La gamme se décline en 4 recettes qualitatives, pour séduire tous les palets et varier les plaisirs :

• Les P’tites Bouchées Agrumes • Les P’tites Bouchées Noisettes • Les P’tites Bouchées Framboises • Les P’tites Bouchées Chocolat

GRANDEUR NATURE présente le premier Caillé au lait de brebis bio . Authentique, il révèle en bouche la fraîcheur et la douceur naturelle du lait de brebis d’Origine France. Le conditionnement en pot carton recy-

clable renforce la naturalité du produit. Source de proté- ines, le lait de brebis en contient en moyenne 5,3 g/100 g. Il est également riche en calcium : 200 mg/100 g, soit le double par rapport à du lait de vache, couvrant ainsi 22,5% des Apports Journaliers Recommandés (AJR). Alternative au lait de vache ou au végétal, ce produit est particuliè- rement apprécié pour sa douceur en bouche et sa diges- tibilité. Retrouvez la richesse de la cuisine tradition- nelle japonaise dans le nouveau tofu mariné de SOY ! Déjà mariné dans une sauce au tamari doux, traditionnellement utilisée dans la cuisine asiatique, ce tofu à la texture lisse et fondante se déguste tel quel, en cubes ou en brochettes, ou se prête à une multitude de recettes. Riche en protéines et source de fibres, cette spécialité 100 % végétale est élaborée à partir de soja sans OGM cultivé dans le Sud-Ouest de la France et PATES GRAND’MERE enrichit son offre sur le segment des pâtes bio. Après les Pâtes Bio aux trois œufs frais, ce sont les pâtes Intégrales Bio qui viennent élar- gir la gamme de la marque alsacienne. Fabriquées avec 3 œufs frais par kilo de semoule de blé dur, tous deux issus de l’agriculture biologique, elles allient l’onctuosité des pâtes aux œufs frais et les bienfaits d’une semoule de blé dur in- tégrale. Déclinées en torsades, spaghettis et nids 4mm, la marque propose de va- rier les plaisirs autour d’un aliment sain, source de protéines et à faible teneur en matières grasses saturées. issu d’une filière Bio Solidaire.

Pour 2016, FLORETTE propose 3 nouvelles recettes dis- ponibles toute l’année et 1 recette de saison (printemps/ été, automne/hiver) :

Mousse de Betterave à l’échalote : un mé- lange frais subtilement relevé par une pointe d’échalote et un soupçon de crème pour une texture encore plus gourmande Mousse de Carotte au cumin : une saveur légèrement sucrée de carotte subtilement re- haussée par du cumin et du persil. Houmous de Petits pois à la menthe : un Houmous traditionnel qui associe le petit pois à la menthe.

En complément, la marque lance une recette de saison «Crème d’artichaut et basilic » , une référence disponible durant la période Printemps/Eté. À cette dernière succè- dera une référence « Automne/Hiver ».

TOUCH' DE CHEF est une nouvelle marque de sauces dans le monde du snacking et de la restauration hors domicile. Sauces Burger Gourmet, sauces sandwich, sauces « à fa- çon », sauces marinades, sauces salades et caramel premium com- posent la gamme. « Artisanales et Naturelles » ces deux mots ont été le fil conducteur dans l'élaboration de chaque sauce. En s’appuyant sur son savoir-faire de chef étoilé, Fabrice Biasolo a donné

le juste équilibre à chacun des produits. On retrouve des saveurs classiques telles que le ketchup ou la béarnaise, mais aussi des saveurs ethniques et créatives comme la sauce au Poivre de Sichuan, le Ketchup Toscan, le Ketchup de carotte ou encore la sauce New York (cacahuètes-ci- tron vert).

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STOP LINÉAIRE

LA POTAGERE propose une nouvelle re- cette inédite de gaspacho sans gluten : le Gaspacho à l’Andalouse Bio . Pionnière sur le secteur des soupes chaudes certifiées Bio, la marque propose le premier gaspacho Bio en rayon ambiant ! Cette recette aux tons cha- leureux marie tomates, poivrons rouges et concombres. Rehaussée d’oignons, d’huile d’olive, de vinaigre de vin et de citron, elle se distingue par ses riches saveurs.

Le DOMAINE DE CHANSON est implan- té en Bourgogne depuis plus de 250 ans. Le Domaine de 45 hectares classés en Premiers Crus et Grand Cru en Côte de Beaune reste la figure de proue du navire Chanson. Le Cha- blis Grand Cru Bougros 2013 présente une robe or pâle avec des reflets dorés. Au nez , des arômes très frais de fleur de ronce sur des notes de zestes de citron et d’iodes se révèlent. En bouche , la fraicheur perdure, le grain est élégant et racé. Une grande finesse, et une extrême précision qui donnent au vin une belle énergie rehaussée par une belle salinité.

Le CHATEAU LA DOMINIQUE , grand cru clas- sé de Saint-Emilion de 29 hectares, s’étend sur un terroir exceptionnel aux côtés des prestigieux châteaux Cheval Blanc, Figeac, La Conseillante, et l’Evangile. Le millésime 2012 est issu d’un as- semblage de 95% merlot et 5% cabernet franc. Il présente une robe violine foncée. Au nez , ce vin dévoile des notes marquées de fruits rouges et de fruits noirs. En bouche , cette cuvée révèle une grande fraicheur, un fruit élégant, l’élevage est bien fondu et les tanins sont d’une grande finesse.

Le DOMAINE DE L’OSTAL CAZES est situé sur un grand terroir du Languedoc. Issu d’un assemblage de 50% syrah et 50% grenache, l’Ostal Cazes Rosé 2015 présente une robe très pâle, brillante et légèrement violine. Le nez est élégant et délicat, mêlant des parfums de gre- nadine à de fines notes de pétales de rose. En bouche , l’attaque est onctueuse et fraiche. Une agréable sucrosité mêlée à des touches acidu- lées et persistantes de grenadine donnent un bel équilibre au vin.

Le CHÂTEAU LILIAN LADOUYS 2012 , Cru Bourgeois de Saint-Estèphe, est issu d’un assemblage de 55% cabernet sauvi- gnon et 45% merlot. Il présente une cou- leur d’une teinte profonde et d’un pourpre intense. Le nez d’une très belle fraîcheur exhale des notes complexes de groseille, de mirabelle, d’encens et de noisette gril- lée. A l’aération apparaissent des arômes gourmands de guimauves. La bouche vo- luptueuse dévoile une matière épaisse et crayeuse, bien accompagnée d’un joli gras. D’une grande longueur aromatique, elle ex- prime des touches de violettes et de poivre, toujours accompagnées de guimauve qui font de ce vin une très belle gourmandise.

La Cuvée Rosé Brut de CHARLES CLE- MENT présente les caractéristiques sui- vantes : Assemblage : 100% pinot noir, dont 30% de vins de réserve assemblés avec 12% de vin rouge champenois. Dégustation : robe rose saumonée. Le nez dévoile des arômes d'amande, de bon- bon aux coquelicots et des notes de fruits rouges. La bouche souple et généreuse, est ronde et sans trop de vinosité. Jolie fraîcheur en finale. Garde : 2 ans maximum.

La nouvelle cuvée de MARRENON , Capella 2014 , AOC Ventoux rouge, est composée d’un assemblage à 90% syrah et 10% grenache noir. La dominante de syrah est atypique pour un Ven- toux. Capella 2014 présente une robe d’un rouge rubis, violine et profonde. Le nez exhale des notes de liqueur de fruits rouges, d’épices, re- levées par une belle expression de graphite. La bouche révèle une belle sucrosité, très fraîche, dotée d’une sensation de plénitude, d’une struc- ture bien présente portée par des tanins bien fondus.

Il y a plus de trois ans, Special Cuvée inaugurait le nouveau flaconnage 1846, une forme propre à CHAMPAGNE BOLLINGER . La gamme 1846 s’agrandit et accueille Special Cuvée en format jéroboam , lové dans un écrin de bois rouge. Le « petit magnum » se décline enfin en « double magnum ».

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Le marché du snacking poursuit sa croissance, dynamisé par la conquête de nouveaux univers. Les occasions de consommation se multiplient sous la poussée de la déstructuration des repas et de l’hypermobilité. A l’occasion du salon Sandwich & Snack Show, qui se déroulera à Paris les 14 et 15 mars 2016, et qui compte la FNDECB parmi ses partenaires, votre magazine La Revue du Détaillant a choisi de faire le point sur les tendances porteuses de ce marché.

UN MARCHÉ ADAPTÉ À LA SOCIÉTÉ

bars à..., boulangeries-sandwicheries, food trucks...), l'offre de snacking affiche de plus en plus une véritable promesse nutri- tionnelle : produits frais, souvent faits maison et parfois bio, as- sociations équilibrées, légumes... Le positionnement est clair : il s'agit de proposer une alimentation qui soit à la fois saine, équilibrée, variée, épicurienne, voire tracée. Alors qu'auparavant on distinguait aisément les restaurants traditionnels des autres, désormais, les concepts se croisent, se mélangent, s'agglomèrent pour former une multitude de niches : sushis bars, bars à soupe, saladeries, restaurants eth- niques, burgers, food trucks, pizzerias, épiceries italiennes, kebabs, boulangers, distribution automatique, brasseries haut de gamme, GMS... La restauration se sous-segmente, se com- plexifie face à la multitude des acteurs.

Ce que l'on appelle « snacking » est constitué aujourd'hui de concepts très différents. Pour répondre aux attentes « fast good » des consommateurs, certains se démarquent largement par la qualité. Restauration rapide, street food, snacking : quel que soit le nom qu'on lui donne, toute une part de cette restauration cherche aujourd'hui à s'éloigner de la « malbouffe » qui a marqué ses origines. Du côté des produits, inspirés de toute la planète (sandwichs, pains, burgers gourmets, wraps, bagels, falafels, dürüms, sushis, pâtes...), comme du côté des usages, décli- nés à l'infini (restaurants, épiceries-restaurants, à emporter,

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LE CONSOMMATEUR DE SNACKING

Les modes alimentaires ont beaucoup évolué ces dernières années, selon les études et tendances de consommation. Snacking, restauration rapide, vente à emporter ou restauration nomade ont de plus en plus la préférence du consommateur. Ce phénomène marque une profonde mutation sociologique dans le comportement alimentaire de l’individu et structurelle dans l’organisation du marché... De multiples facteurs expliquent la progression importante de ces formes d’alimentation. Face à la gestion de plus en plus problématique de son temps, le consommateur est en quête de formules alimentaires rapides, répondant à ses besoins nutri- tionnels, sans pour autant perturber son activité. Par ailleurs, il privilégie une consommation nomade moins onéreuse qu’une consommation à table. Il résulte de cette mutation, une modi- fication des formats horaires des repas. Près d’un quart des consommations hors domicile se font le matin (en dehors du petit-déjeuner) ou dans l’après-midi. En France, un repas sur sept est pris à l’extérieur contre un sur trois en Grande-Bre- tagne et un sur deux aux USA. Il existe un développement de formes hybrides de consommation qui sont le grignotage ou des substituts de repas. De même, on assiste à une multipli- cation des lieux de consommation et à une délocalisation des établissements de restauration classique. De même, le ticket moyen restauration a connu une baisse de 20% en vingt ans. Si dans nos sociétés, le snacking s’est développé en suivant l’évolution économique, la baisse des coûts et la diversité de l’offre alimentaire, il n’est pas pour autant une spécificité de notre monde occidental. Dans de nombreuses cultures, il est pratiqué depuis fort longtemps : « an choi » vietnamien, « mez- zés » nord-africains... en sont quelques exemples. Certains pratiquent même le grignotage comme seul mode d’alimenta- tion, en dehors de tout repas structuré (Iles Tonga).

Le rapport qualité-prix et la rapidité ne sont plus les seules motivations du consommateur de snacking. Ce dernier de- mande aussi une offre plus qualitative et se dirige vers les so- lutions qui lui apportent un service particulier. Résultat : toutes les formes du hors domicile convergent pour répondre à ces nouvelles attentes.

La consommation snacking est entrée dans les mœurs et la restauration rapide a considérablement élargi sa clientèle. Même des seniors la fréquentent et le phénomène, né à Pa- ris, s'est développé dans toutes les villes, et pas seulement les plus grandes. De consommation alternative, le snacking tend à devenir le mode principal de consommation hors domicile. En bref, le snackeur n'est plus une exception urbaine, il constitue aujourd'hui une référence majeure en matière de consomma- tion alimentaire. Selon la récente étude « Paroles de Snackeurs » réalisée par Food Service Vision, neuf français sur dix, âgés de 18 ans ou plus, ont pris un repas snacking au cours des trois derniers mois, consommant en moyenne 3,3 repas snacking par mois.

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Mal au dos, articulations douloureuses ?

Faisons le point ensemble Pour être sûr d’être appelé et de bénéficier d’un bilan gratuit envoyez par SMS au 06 09 30 90 85 : OUI [espace] Nom [espace] Prénom ou, si vous ne désirez pas être appelé : NON [espace] Nom [espace] Prénom

LES TENDANCES DU SNACKING DOSSIER SPÉCIAL

LA QUALITÉ, PREMIER CRITÈRE DE CHOIX Parmi les trois principaux critères qui fondent les choix de ces snackeurs, la qualité des produits, citée par 95% d'entre eux, cohabite avec le rapport qualité-prix (93%) et la facilité d’accès (91%). D'où l'émergence de nouvelles attentes en ma- tière d'offre. Ainsi, le « fait maison » est attendu par 82% des snackeurs et la demande de produits locaux a supplanté celle de produits bio : 65% pour les premiers contre 48% pour les seconds. Le snacking est aussi de plus en plus associé à une consom- mation de loisir. Si 86% des snackeurs ont acheté un repas snacking le midi en semaine au cours des six derniers mois, ils sont également 39% à en avoir acheté le soir en semaine.

« comme à la maison », en écho au succès des multiples émis- sions de cuisine télévisées. Cette tendance Gourmet s’attache à valoriser la qualité des ingrédients, met à l’honneur les pro- duits de saison, les saveurs authentiques, les portions géné- reuses et les dressages appétissants dans les offres snacking. • VEG&THIC : LE SNACKING VÉGÉTARIEN EN PROGRESSION

LE CARNET DE TENDANCES

• LE SANDWICH, UNE VALEUR SÛRE, À CONDITION DE MON- TER EN GAMME

En période de morosité économique, ponctuée de scandales alimentaires, les exigences des clients en termes de prix et de qualité augmentent. La tendance est au « bien manger », sans jamais oublier la lame de fond du « manger bon » et dans le respect de valeurs (planète protégée, consommation engagée, vers plus d’équité et d’humanité…). Dans un tel contexte, man- ger végétarien est associé à des objectifs de préservation de l’environnement, de son capital santé mais également à son capital plaisir ! • EXOSTREET : LE SNACKING EXOTIQUE OU « GLOBE-TROT- TER » L’ExoStreet, inspirée de la cuisine des rues du monde entier, est une invitation au voyage. Elle fait partie des tendances phares. De nombreux concepts se développent, en particulier les cui- sines indiennes, africaines et sud-américaines, disponibles dans les trucks et autres points de vente mobiles. • SNACKS CHAUDS À L’HONNEUR

Le sandwich, avec 2,144 milliards d'unités vendues en 2013, reste le produit le plus consommé dans la restauration hors domicile en France. Selon NPD Group, au déjeuner, plus de 7 visites sur 10 en boulangeries / sandwicheries se soldent par l'achat d'un sandwich. L’indémodable de la restauration rapide reste un met privilégié, mais son succès est lié à une montée en gamme et à une diversification. Plus sophistiqués et de meil- leure qualité, les sandwichs doivent désormais suivre les exi- gences des palais de plus en plus affinés. • TENDANCE GOURMET : LE SNACKING « FAIT-MAISON »

Il faut noter un engouement croissant pour les snacks servis chauds, dans une logique de dynamisation du marché et de conquête de nouveaux territoires produits. Ils permettent de garantir une autre manière de diversifier l’offre, à travers un retour à des plats chaleureux. Le snacking chaud est ainsi au cœur de toutes les attentions, notamment autour des différents modes de chauffage et de cuisson : eau, huile, métal, air et ondes…

Les goûts des Français reviennent à des concepts plus tradi- tionnels et conviviaux, avec un retour des préparations soignées

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LES TENDANCES DU SNACKING DOSSIER SPÉCIAL

FOCUS : LE SANDWICH TIENT LA VEDETTE... Dans l’ensemble du marché, le sandwich a beaucoup évolué ces dernières années. La preuve tangible de ces changements est l’instauration dans les chaînes de restauration rapide des sand- wicheries, qui représentent désormais un tiers des points de vente, les fast-foods hamburger comptant pour un petit tiers, le reste se répartissant entre les autres concepts. On trouve en Europe, une sandwicherie de chaîne pour 41 000 habitants en moyenne, ce concept y étant le plus populaire à l’exception des pays nordiques et du Benelux. On remarque que des socié- tés d’investissements y sont plus présentes que sur les autres concepts, laissant à penser que le potentiel de ce créneau est supérieur aux autres segments de la restauration.

AUTRES PRODUITS ET AUTRES FORMULES...

Les soupes reviennent en force dans les solutions de vente à emporter. Le point fort de cette offre est d’associer une consommation nomade qui présente l’avantage d’être trans- portable au même titre qu’une boisson chaude (café ou thé). De plus, c’est un bon moyen de consommer plusieurs légumes et de faire une provision de vitamines. La soupe vient en complé- ment d’une salade par son pouvoir de satiété. Il existe aussi des soupes fraîches disposant d’une DLC variable (15, 18, 21 jours) proposées selon plusieurs recettes (légumes, poissons...) et plusieurs présentations. De plus en plus, la salade offre une image diététique et se place comme une valeur sûre auprès des consommateurs. En accompagnement d’autres ingrédients (œuf, jambon, fromage, poulet, thon...), elle garantit l’apport nécessaire des principaux éléments nutritifs. La salade joue de plus en plus la saisonnalité grâce à ses nouvelles compositions (légumes et fruits frais, herbes fraîches et légères, quinoa et blé noir...).

Manifestement, la sandwicherie cherche à se démarquer du fast-food par un meilleur accueil et un cadre plus agréable. Tous ces éléments montrent le dynamisme de ce segment qui devrait encore s’accroître dans les prochaines années. En outre, le sandwich et plus largement la filière snacking, intègrent de nouvelles tendances alimentaires, les produits et menus alliant plaisir et équilibre nutritionnel. Les recettes sont élaborées avec des diététiciens qui prennent en compte largement ce be- soin recherché par le consommateur, lui-même prêt à payer davantage un produit de qualité, voire bio ou haut de gamme. On remarque aussi l’apparition de nouveaux concepts comme la formule sandwich+dessert+bouteille d’eau, les sandwichs certifiés « halal », les sandwichs allégés en matière grasse, les sandwichs aux saveurs exotiques...

Les pâtes connaissent aussi un vif intérêt de la part du consom- mateur et constituent un des nouveaux leviers de consomma- tion par des concepts originaux. En matière de snacking, les boissons se font également plus innovantes. Les smoothies (boissons aux fruits) allient le plaisir gustatif à l’apport santé par la diversité des formules et la richesse des produits. Dé- sormais, le consommateur français n’hésite plus à consommer « nomade » à l’instar du consommateur américain (bière, café, jus de fruits, yaourt liquide...). Le snacking et la restauration rapide sont devenus un mode de restauration variée et équi- librée, les aliments présents dans cet univers satisfaisant aux recommandations nutritionnelles de santé publique.

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