M ême si nous cherchions un chien de compagnie, je voulais aussi stimuler son intelligence et mʼamuser avec lui, alors jʼai décidé de lʼemmener à des cours dʼobéissance, ainsi quʼà des cours de hoopers. Dès le début, on a pu voir à quel point il était heureux dʼavoir un «travail» à faire. Nous avons commencé lʼentraînement dʼagility avec notre merveilleuse coach Jodie quand il avait environ 18 mois. Elle mʼa demandé ce que jʼattendais de Pascal et jʼai répondu : «mʼamuser». Elle a ri, car elle savait que je deviendrais accro. Et cʼest le cas ! Au début, nous faisions une séance dʼune heure par semaine, mais voyant son potentiel, cela sʼest transformé en deux heures et demie par semaine, en plus dʼune heure de hoopers. Grâce au hoopers, il a appris à travailler à distance, ce qui est très utile quand on a plus de 60 ans ! Aujourd'hui, nous essayons de participer à quelques compétitions chaque mois. Elles se soldent parfois par des rosettes, mais sont toujours gratifiantes, car je sais quʼil donne toujours le meilleur de lui-même, et surtout, nous nous amusons. Nous faisons la queue avec les spaniels, et jʼentends souvent leurs maîtres espérer que leurs chiens ne partiront pas sur une piste de flair. Je nʼai jamais eu ce problème avec Monsieur P (comme on lʼappelle affectueusement), car il est totalement concentré sur son travail jusquʼà la fin du parcours. En fait, il est tellement concentré que si je ne lui indique pas assez vite où aller, il peut se frustrer, sauter sur moi, voire me pincer un peu ! Quel est lʼinconvénient de sʼentraîner avec Pascal ? Il nʼa pas dʼattente au départ. Cʼest probablement ma faute de ne pas avoir été assez stricte au début de lʼentraînement, mais nous ne voulions pas quʼil sʼennuie et perde de lʼintérêt, alors on le laissait faire. Parfois, il va un peu trop vite et fait tomber les obstacles, ce qui me rappelle une remarque de Magali : «Cʼest rare les poils lisses qui travaillent bien en agility, ils sont souvent trop rapides et brouillons» ! Quʼest-ce que jʼaime dans lʼentraînement ? Sa volonté dʼapprendre – et il apprend vite –, sa concentration sur la tâche quʼon lui donne, sa joie de vivre, et même son côté espiègle. Combien de fois, après avoir terminé son parcours de hoopers, il repart tout seul faire un autre tour de cerceaux ! Cʼest vraiment dommage quʼon ne voie pas ces chiens plus souvent. À presque chaque compétition, quelquʼun me demande quelle est sa race et fait un commentaire sur sa beauté. Oui, même ses oreilles dressées ! Est-ce que je voudrais mʼentraîner avec un autre type de chien ? Certainement pas. Pascal est une joie pour toute sa famille et adoré par tous ses coéquipiers.
Corinne Cervi
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