PASSIONNÉE PAR L’ART A R T S GREGG CHAMBERLAIN Initiative de journalisme local (IJL) Tribune-Express nouvelles@eap.on.ca
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La passion de Louise Beaupré pour l’art a commencé lorsqu’elle était à l’école. « J’étais toujours la première à lever la main, se souvient-elle en repensant à ses vendredis après-midi passés à suivre les cours à l’École élémentaire catholique Du Rosaire à Saint-Pascal-Baylon. Je faisais toujours quelque chose, que ce soit avec des crayons de couleur, des crayons à papier ou autre chose. » Aujourd’hui installée à Alfred, Mme Beaupré a grandi dans la communauté agricole de Saint-Pascal-Baylon, où elle était l’enfant du milieu dans une grande famille typique de 15 enfants. Son père travaillait dans la ferme d’un cousin, mais la famille Beaupré possédait également son propre petit terrain, suffisamment grand pour leur permettre de vivre et d’élever des poulets, des cochons et des dindes. « J’aidais ma mère dans le jardin, raconte Mme Beaupré, mais ma tâche principale consistait à m’occuper de mes frères et sœurs (plus jeunes). » À Du Rosaire, cependant, elle a révélé un talent artistique héréditaire. « Mes parents étaient très artistiques, donc c’était facile », dit-elle, ajoutant que l’école « m’a vraiment ouvert des portes » avec ce qui lui semblait être un véritable trésor de matériel artistique à sa disposition pour expérimenter et créer. « Il y avait aussi une religieuse qui était une très bonne artiste », raconte Mme Beaupré. Sœur Françoise, l’une des enseignantes religieuses de Du Rosaire, a encouragé et inspiré Beaupré à s’exprimer à travers l’art. Plus tard, après avoir obtenu son diplôme et fait carrière au Conseil national de recherches du Canada, Mme Beaupré n’a jamais laissé sa passion pour l’art s’éteindre. À cette époque, elle vivait dans le village de Hammond, mais elle continuait à dessiner et à peindre lorsqu’elle n’était pas à son bureau du CNRC à Ottawa. Après avoir poursuivi sa passion pour l’art en privé pendant de nombreuses années, dessinant et peignant pour son propre plaisir et celui de sa famille et de ses amis, Mme Beaupré fait maintenant le grand saut et se présente au public avec sa première exposition à la bibliothèque publique d’Alfred dans le cadre du projet Art dans les bibliothèques du comité des bibliothèques d’Alfred-Plantagenet. « Chaque fois que je réalisais une pein- ture auparavant, c’était pour quelqu’un », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle avait été « vraiment surprise » lorsque le comité de la bibliothèque l’avait invitée à présenter son travail. Ses quatre œuvres exposées à la biblio- thèque d’Alfred montrent certains de ses meilleurs travaux à l’huile et à l’aquarelle. Elle se concentre principalement sur les per- sonnes, les animaux et les oiseaux comme sujets de ses peintures. Elle réalise parfois des paysages ou des vues urbaines, mais elle préfère les êtres vivants comme sujets. « Je ne suis pas une artiste abstraite », dit-elle, tout en ajoutant qu’elle apprécie les œuvres de Picasso. « J’aime qu’il y ait du mouvement dans mes peintures. Quelque
chose qui soit vivant. J’aime créer quelque chose qui soit vivant dans une peinture. » La plupart de ses premières œuvres sont à l’huile. Elle s’est depuis tournée vers l’aquarelle, s’intéressant à ce médium pendant la pandémie de COVID. « Pendant la COVID, j’ai suivi un cours d’aquarelle sur Internet, explique-t-elle. J’avais besoin de quelque chose de nouveau pour rester concentrée. » Jusqu’à son confinement forcé, comme tant d’autres personnes pendant le confine- ment lié à la COVID, Mme Beaupré ne s’était jamais beaucoup intéressée à l’aquarelle. Aujourd’hui, c’est son médium de prédilec- tion pour la peinture. « C’est plus facile, car il n’est pas néces- saire d’attendre longtemps que la peinture sèche, explique-t-elle. Il suffit de 24 heures, puis on peut apporter des modifications si on le souhaite. » Mme Beaupré a fait remarquer que presque tous les médiums artistiques per- mettent à l’artiste d’apporter des modifica- tions pendant la création d’une œuvre. Elle a une expérience plus que suffisante dans la retouche d’œuvres réalisées au crayon, au fusain ou à l’huile. Mais l’aquarelle est devenue son médium préféré. Sa passion pour l’art fera toujours partie de sa vie. Elle lui permet de s’exprimer d’une manière que tous ceux qui regardent ses œuvres peuvent comprendre et apprécier. L’art a également un effet thérapeutique sur elle. « J’ai traversé une crise dans ma vie, dit-elle. L’art m’a permis de prendre soin de moi. » Se perdre dans le processus de création d’un tableau lui permet de s’isoler du monde et de réfléchir à elle-même, à ses besoins, à ses envies et à ses désirs. Elle a appris à toujours être ouverte à la nouveauté, comme suivre des cours sur l’utilisation des poudres de peinture comme autre moyen de créer quelque chose sur toile. « C’est une technique totalement diffé- rente », dit-elle, qui lui offre un autre moyen de passer le temps pendant l’hiver, période où elle réalise la plupart de ses œuvres. « En été, je suis dehors, je voyage, je passe du temps avec ma famille et je fais des activités. » En repensant à ses années consacrées à l’art, elle réfléchit à l’influence que sa mère a également eue sur sa passion. « Je suis une femme créative, j’aime tricoter, crocheter et coudre. Ma mère était la meilleure dans ce domaine. Elle était cou- turière et une véritable artiste. J’ai vraiment beaucoup appris d’elle. C’était une bonne enseignante, très patiente. » Louise Beaupré fait ses débuts publics en tant qu’artiste à la bibliothèque publique d’Alfred dans le cadre du projet Art dans les bibliothèques du Comité des bibliothèques d’Alfred-Plantagenet. (Gregg Chamberlain, EAP)
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