RAPHAËL SCHMITT
naturalistes très Art nouveau également signés par Raphaël Schmitt. Une luxuriance végétale qui est devenue un peu sa signature depuis un chantier d’envergure à Saint-Barthélemy. « J’ai réalisé pour le décorateur Oscar Lucien Ono une grande fresque dans l’hôtel Tropical et cela a déclenché d’autres commandes importantes. » Comme celle d’Anne Jousse, la propriétaire du Manapany voisin, qui lui demande de décliner cette ambiance dans les assiettes de son restaurant, puis dans celles de tous ses hôtels B Signature. « Mais à Paris, je suis revenu à un dessin plus classique avec des éléments d’architecture. » Entre-temps, il y eut surtout l’adaptation en papier peint et tissu d’un dessin de jardin fantasmé, avec feuille de philodendron, glycine, lotus et branche de citronnier, pour la maison Pierre Frey. La collaboration se poursuit aujourd’hui avec un nouveau papier peint représentant un faux bois en trompe- l’œil. Un retour aux classiques et à la formation de Raphaël Schmitt. Car cette main légère qui peint avec aisance, sans repentir, n’est pas le fruit du hasard. La technique est là, assimilée et magnifiée. Elle lui a été enseignée dans le célèbre Institut Van der Kelen à Bruxelles, sanctuaire de la peinture décorative. Faux marbre, faux bois, faux ciels, glacis à la bière, il en a acquis toutes les subtilités et elles sont venues s’ajouter à son CAP d’ébénisterie et de sculpteur ornemaniste. « Pendant quatre ans, dans le Jura, j’ai sculpté des bas-reliefs, je suis le spécialiste de la feuille d’acanthe ! » Déjà, le monde végétal. Avec une telle expérience, Raphaël Schmitt avait une voie toute tracée dans la restauration de décors anciens, mais il préféra faire un pas de côté. « J’ai fait ensuite une école de design, puis j’ai travaillé dans la mode, à New York, où j’ai rencontré Loulou de la Falaise, qui m’a proposé de la rejoindre quand elle a lancé sa marque. » L’aventure durera quelques années, mais le dessin le démangeait. Raphaël reprit un jour le pinceau pour Vincent Darré. On connaît la suite.
2 l Raphaël Schmitt en train de peindre dans une villa privée.
The Decor Magician
With a certain “je ne sais quoi” reminiscent of Christian Bérard, this talented designer undoubtedly possesses the same subtle and poetic touch as his predecessor. Fabric manufacturers, luxury brands, hotels and galleries are all enthralled. By Eric Jansen For a number of years now, his designs have graced the walls of discerning aesthetes and galleries. Discovered by Vincent Darré, with whom he created his first designs, Raphaël Schmitt’s reputation steadily blossomed and, last January during Paris Déco Off, professionals in the universe of decoration discovered his talent as a muralist as they ascended the stairs leading to the Pierre Frey design studio. Created freehand, with a green stroke enhanced by a touch of titanium white, a pool framed by topiary, flowering trellises and a few whimsical animals
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