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ENCORE QUELQUES SEMAINES DE TRAVAUX AU CENTRE-VILLE LACHUTOIS
FRANCIS LEGAULT Initiative de journalisme local (IJL) Argenteuil francis.legault@eap.on.ca
installés il y a 15 ans sont déjà pourris à la base. Ils ont mal été installés, affirme-t-il. On va aussi refaire les fosses d’arbres et en replanter. Malheureusement, on a été obligé de couper beaucoup d’arbres en raison de la maladie de l’agrile du frêne. On va s’assurer qu’il n’y pas qu’une seule essence. » Monsieur Bigras-Denis ajoute que les traverses de piétons du centre-ville seront aussi modifées pour les rendre plus sécuritaires. Pas de tuyaux En refaisant les trottoirs et les bordures, est-ce qu’il n’aurait pas été plus écono- miques d’en profiter pour refaire les infras- tructures souterraines, soit les canalisations d’aqueduc et d’égout, en même temps? Le maire indique que la tuyauterie souterraine de ce secteur est encore en bon état pour au moins la prochaine décennie et qu’il n’était pas nécessaire de se lancer dans cette dépense. « On ne voulait cependant pas attendre au niveau de l’esthétique et des trottoirs car il y avait un enjeu de mobilité, précise-t-il. Il y a trois ans, on avait fait un point de presse au centre-ville et une dame âgée avec son déambulateur avait trébuché pendant qu’on était là parce que le trottoir n’était pas de niveau. On a gardé ça en tête et on voulait vraiment corriger ça. » C’est un peu aussi parce qu’il faudra refaire les infrastructures souterraines dans dix ans qu’il ne faut pas non plus s’attendre à ce que de l’asphaltage soit fait sur toute la longueur du centre-ville. « On doit s’attendre à du ‘patchage’ car refaire l’entièreté de l’asphalte à ce moment-ci serait une dépense inutile », clame le maire. Petit à petit Bernard Bigras-Denis explique que la Ville de Lachute a décidé que ce projet de réfection allait se faire par petits tronçons
Après une première phase au début de l’été, les travaux de réfection de la rue Principale au centre-ville lachutois se poursuivront pour encore quelques semaines alors que la seconde phase bat son plein. Les travaux, estimés à 3,2 millions de dollars pour les deux phases, devraient notamment permettre aux piétons d’être un peu plus en sécurité. On se rappellera qu’en juin dernier, la première phase de travaux s’était déroulée entre l’avenue Argenteuil et la rue Barron alors que la maçonnerie et les trottoirs ont été réparés et remplacés. La traverse de piéton située face à l’hôtel de ville avait aussi été allongée au détriment d’une des deux voies en direction est. La phase 2, entre la rue Barron et l’avenue Béthany, devrait se terminer en novembre prochain. Le même genre de travaux que la phase 1 auront lieu, soit la réfection de la maçonnerie, des trottoirs et des bordures. La fameuse brique rouge devrait être remplacée par du béton gris et blanc estampé (dans lequel une texture sera faite grâce à un moule). « Ce qui est aux abords des commerces, ce n’est pas nécessairement dans l’emprise de la Ville mais on a des ententes avec les commerces pour venir niveler et restaurer cette brique, explique le maire de Lachute, Bernard Bigras-Denis. Dans certains sec- teurs, les commerces ont même décidé d’investir avec la Ville pour refaire leurs accès. » Le maire mentionne également que l’ensemble des lampadaires du centre- ville seront remplacés. « Ceux qui ont été
Les automobilistes devront s’armer de patience pour encore quelques semaines alors que les travaux de réfection du centre-ville lachutois se poursuivent. ( Francis Legault, EAP)
afin de minimiser les impacts sur les com- merçants. D’abord, une pause couvrant la période estivale a eu lieu entre les phases 1 et 2. « On s’était entendu avec les restau- rateurs pour permettre les terrasses pour l’été, indique-t-il. [Si on avait fait la phase 2 durant l’été], il aurait fallu les retirer alors qu’elles représentent une bonne part des revenus des restaurateurs. » « La décision a été prise de ne pas fermer tout le centre-ville en meme temps, comme cela avait été fait il y a 15 ans, poursuit le maire. Les commerces ont beaucoup apprécié. Notre équipe d’ingénierie suit les travaux à tous les jours. » Par ailleurs, ces travaux ne feront aucune modification quant au nombre de places de stationnements sur la rue Principale. Rappelons qu’en 2022, la Ville avait testé de nouveaux aménagements temporaires
pour connaître l’opinion du public et des commerçants au centre-ville. Si les restau- rateurs ont semblé les apprécier, la réponse a été un peu plus tiède du côté des citoyens qui dénonçaient une perte d’espaces de stationnement en bordure de la rue. « Ce que l’on a retenu des sondages menés suite aux aménagements transitoires de 2022, c’est qu’il faut créer des espaces de stationnement derrière le centre-ville avant d’en retirer sur la rue, explique mon- sieur Bigras-Denis. Même si on n’avait retiré que 28 cases, cela a créé certaines problématiques pour les usagers. On n’a pas abandonné le projet mais il faut d’abord installer des stationnements municipaux pour permettre aux gens de se stationner avant d’aller dans le centre-ville. Le seul changement que l’on va faire cette année, c’est de rendre les espaces de stationne- ment à mobilité réduite plus visibles. »
L’UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL OUVRIRA UN CAMPUS DANS LES LAURENTIDES POUR LES ÉTUDES EN MÉDECINE ET EN PHARMACIE
RÉDACTION EAP nouvelles@eap.on.ca
les communautés étudiantes avec le travail interdisciplinaire en compagnie du personnel de la santé de la région et de favoriser leur collaboration dès les premières années d’études. Une solution novatrice qui aura des effets positifs sur toute la population des Laurentides», déclare Daniel Jutras, recteur de l’UdeM. La Faculté de médecine de l’UdeM a été une pionnière en inaugurant un premier campus délocalisé de médecine au Québec et au Canada il y a maintenant 21 ans en Mauricie et c’est un succès sur toute la ligne. Forte de cette expérience, l’Université entreprend une nouvelle phase en créant le campus délocalisé des Laurentides. Les besoins de la région en médecine Selon les informations disponibles, la population des Laurentides connaîtra une hausse de 6,1 % jusqu’en 2026, une croissance bien au-dessus de la moyenne québécoise (+4,2 %). Il s’agit de l’essor démographique le plus important parmi les régions du Québec. Aussi, selon les pers- pectives à plus long terme, la population du territoire devrait croître à un rythme encore
la région, nous sommes convaincus que la formation sur place favorisera à la fois l’attractivité et la rétention de la relève. Présentes depuis des décennies dans les milieux de formation de la région, nos équipes abordent avec enthousiasme cette nouvelle ère de collaboration afin d’améliorer l’accès à un médecin de famille et à des soins spécialisés», ajoute le doyen de la Faculté de médecine de l’UdeM, le Dr Patrick Cossette. Les besoins de la région en pharmacie Le secteur de la pharmacie est également touché par la pénurie de main-d’œuvre en santé qui sévit actuellement au Québec. Cette situation est critique et elle l’est particulièrement en région. Le manque de pharmaciens se fait notamment sentir dans les établissements de santé. Dans la région des Laurentides, une enquête sur les effectifs en pharmacie menée en avril 2024 a révélé que 74 % des besoins relatifs à ces professionnels dans les services des urgences ne sont pas comblés, tandis qu’aux unités des soins intensifs et coronariens, 29 % des besoins sont non couverts.
plus rapide que celui des autres régions de la province. Quand on sait que les personnes qui étudient en région sont plus enclines à y rester une fois leur formation terminée, le campus des Laurentides pourra avoir des retombées positives majeures. L’Université de Montréal collabore active- ment avec le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides dans la mise sur pied de ce projet. «Dans un contexte où les besoins en santé de la population continuent d’évoluer et où le recrutement de médecins et de pharmaciens représente un enjeu de taille, l’implantation de ce campus dans notre région constitue une avancée considérable. Former les futurs professionnels de la santé ici, dans les Laurentides, c’est investir dans une relève compétente et enracinée dans notre réalité locale», indique Julie Delaney, présidente-di- rectrice générale du CISSS des Laurentides. «La responsabilité sociale est au cœur de la mission de la Faculté de médecine et ce projet phare de campus délocalisé dans les Laurentides l’illustre parfaitement. Face au besoin pressant de médecins dans
La région des Laurentides est l’une des régions du Québec où la pénurie de professionnels de la santé est criante, notamment du côté des médecins de famille et des pharmaciens. C’est pourquoi l’Université de Montréal travaille à un projet de campus délocalisé à Saint-Jérôme qui, à terme, accueillera des étudiantes et des étudiants des facultés de médecine et de pharmacie, une première au Canada. «Ce nouveau campus contribuera posi- tivement au recrutement et à la rétention des professionnels et professionnelles de la santé dans les Laurentides, à renforcer l’attractivité de la médecine de famille et sa pratique dans les régions du Québec, à contrer la pénurie de pharmaciennes et de pharmaciens en formant une relève supplémentaire directement sur le territoire et à bonifier l’offre de stages pour les pro- grammes en santé de l’Université de Mon- tréal. Cela permettra aussi de familiariser
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