Grazia Daily Cannes Jour 8

Dans l’œil du Daily

Parce qu’à Cannes, il n’y a pas que le Festival. Par Julien MIGNOT

Compétition Capharnaüm de Nadine Labaki (19h: Grand Théâtre Lumière. 19h30: Debussy. 19h30 + 22h: salle Bazin). Un couteau dans le cœur de Yann Gonzalez (22h: Grand Théâtre Lumière). DEMANDEZ LE PROGRAMME Jeudi 17 On était frais comme jamais pour retrouver notre club pré- féré. La veille, on avait eu peur, ça ressemblait aux heures noires du Baron, avec des moitiés de duo Justice tentant de forcer la porte ou une fête So Foot. D’ail- leurs, il y avait le big boss de So Film et Society, la Thierry Lounas dans le caniveau, et j’étais à deux doigts de lui pro- poser de faire « So Fid’After », le mensuel des nuits blanches. Mais ce soir, le palais de la regret­ tée Miss Koka était redevenu un endroit doux. Signe annoncia- teur, à l’entrée, on tombe sur la géniale Naelle, une de ces filles qui continuent à me faire aimer Paris, et qu’on peut voir dans 120 Battements par minute, le Yann Gonzalez (« t’enflamme pas chérie, j’ai le 47 e rôle ») ou chez moi. Elle revenait de la fête du Brizé. «Y avait que des ouvriers. Franchement, suis pas à Cannes pour ça. » La nuit, je mens Par Sophie D’AFTER Je me doutais que la choucroute aux fruits de mer était un choix risqué après trois jours à ne me nourrir que de soupe Royco et de vodka tonic. Mais comme j’aime l’aventure (en l’occurrence, l’aventure intérieure), j’imposais tout de même à mon estomac cette escale en Alsace, la région Paca du Nord-Est. Forcément, un détour à la maison s’imposa pour un petit repos digestif. Philippe pourrait en profiter pour faire sa nuit, c’est-à-dire une sieste répa- ratrice de 18 minutes. Finalement, ça a carrément été la grâce mati- née: on a dormi une heure.

Un certain regard In My Room d’Ulrich Köhler (11h + 16h30 : Debussy). La Tendre indifférence du monde d’Adilkhan Yerzhanov (14h + 22h15 : Debussy). Quinzaine des réalisateurs Troppa Grazia de Gianni Zanasi (8h45 + 19h : Croisette). Séances spéciales Libre de Michel Toesca (19h15 : salle du Soixantième). ACID L’Amour debout de Michaël Dacheux (20h : Arcades 1 & 2). A peine rentrée que Théo nous saute dessus pour faire la che- nille. Minute, papillon. Laisse- moi le temps d’inspecter les lieux et la marchandise. Justement, un charmant Catalan vient me faire la cour. Carlos coiffe les stars avant la montée des marches. Je me dis qu’il pourrait être utile au moment du bouclage quand on frisotte l’hystérie. Evidemment, je lui demande qui sont les plus chieuses, mais comme c’est un vrai pro, il préfère me dire qui sont les plus chouettes : Chloë Sevigny et Golshifteh Farahani. L’ambiance est love comme jamais, tout le monde se fait des déclarations d’amour. Judith Revault d’Allonnes, programma- trice au Centre Pompidou, tom- bait dans les bras de la meneuse de revue Estelle Roedrer (qui s’apprête à jouer Andromaque en Avignon) et la félicite pour l’ensemble de son œuvre, avant de lui proposer littéralement une grande expo au Centre pour 2020. Théo revient à l’assaut avec un twerk bien trop collé-serré pour être honnête (balance ton port de barbe). Je préfère atten­ dre la cellule de dégrisement pour prendre au sérieux sa demande en mariage. Romain, notre plus fervent admirateur, qui utilise tous ses chèques-vacances pour nous payer des verres (contrairement à la légende qui circule du Martinez au Miramar, nous n’avons pas open bar), se dit prêt à tout pour être dans le Grazia. «Vraiment tout. » Cannes rend fou. Pire, Cannes rend folle.

Duel sur red carpet ARIANE LABED VS ÉLIZABETH DEBICKI Par Perrine SABBAT

Robe, Valentino Haute Couture. Bijoux, Chopard.

Robe, Chloé.

JEUDI 17.05.2018 - 3

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